Allons voir si la rose…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis de l’économie Keynésienne et de la foire à Neuneu réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 21 Avril 2020, deuxième jour de Floréal dédié au chêne dans notre calendrier républicain. J’ai pourtant rencontré un fieffé Floréalpataphysicien qui m’a affirmé sans honte qu’en vérité nous étions le Lundi 2 Palotin 147 Fête des Écluses. Et quand je vous aurais dit que mes voisins fêtent benoitement la saint Hamon, dont la légende nous dit qu’il s’agit d’un chevalier qui revint de Palestine porteur de la lèpre et que les paroissiens laissèrent sans  soins; (mal leur en pris car les pis des vaches se tarirent aussi sec, si j’ose dire). Enfin si vous consultez le calendrier du facteur vous verrez que c’est la St Anselme et, vous serez en mesure de vous faire une petite idée de la diversité calendaire de notre joyeuse humanité confinée, poil au nez.

21 avril 1545: Ronsard rencontre Cassandre.

Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, a 20 ans quand il rencontre le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien Bernardronsard Salviatti, heureux propriétaire du château voisin de Talcy. Née en 1531, la jeune fille a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Au demeurant, il est aussi passablement sourd; ceci explique peut-être cela… Plus tard il lui dédiera le recueil Les Amours de Cassandre (paru en 1552) et son ode célèbre :

« Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil… »

Le poète, apprécié à la cour des Valois, se console de ses déboires amoureux en constituant deux ans plus tard, avec son ami Joachim du Bellay et quelques autres poètes, un cercle littéraire, la Pléiade dont l’objectif est de promouvoir la langue française face à l’omnipotence du latin et de l’italien.

Ainsi que vous l’avez remarqué, et sur les conseils de ma secrétaire particulière, je fais plus court. Allez, merci à vous, soyez prudent, soyez patient comme dit le poète (l’autre)  et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. pierrot13

    J’aime bien ces poèmes et autres lais et comptines de la Renaissance et du Siècle de Lumières.
    Le plus amusant trône dans le double sens de ces textes magnifiques.
    merci de ce « déconfinement » du matin.

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