Les mots pour l’écrire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la chose publique et de la raie au beurre noir réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 mars 2020, 19è jour de ventôse dédié au cerfeuil. C’était hier le jour du Mouron, mais… Il y a des jours comme ça. Des jours où cela ne sourit pas, des jours tristes comme un discours de Macron, des jours où le pont de Recouvrance vous tend les bras… Il y a des jours comme ça où l’inspiration vous fait défaut, où la muse ne s’amuse plus. L’angoisse de la page blanche, de l’écran noir, le trou, le vide absolu, le néant abyssal, le rien ultime, l’apocalypse du blogueur, le stress de l’écrivaillon, le spleen du rimailleur…

Bien sûr, il reste encore à jouer avec les mots, folâtrer avec les maux, faire rimer les syllabes, s’entrechoquer les terminaisons, se rire du dérisoire, pour, en définitive, écrire pour ne rien dire. Il reste encore cette merveilleuse langue, quoique, écornée, diminuée, Internetisée, SMSisée, Iphonée, Tweetisée, en un mot, malmenée. Mais est-ce bien si important ? Voyez l’illustration ci-après; elle remplace de longs discours.

les-mots
Mais c’est tellement plus beau lorsque les mots sont ordonnés par la plume du poète. Allez, petit cadeau à propos de spleen.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

4 commentaires

  1. Un fidèle passant

    Le spleen..

    Et idée (fixe) noire .

    https://www.youtube.com/watch?v=0wDsHy7ddfM

    Bon, je saisis pas tout, mais je pense que les mots sont ordonnés par la plume d’un poète.

    La langue outragée, la langue martyrisée, mais la langue enfin libérée ; et à la suite de votre énumération, métissée (un oubli impardonnable par ces temps).

  2. Donatien Furtif

    « Pour fruit de tant d’amour, j’aurai le triste emploi
    De recueillir des larmes qui ne sont pas pour moi ».
    .
    Quand le ciel est bas et lourd , c’est là que vais….
    .
    DF

  3. Anne-Marie

    Des mots de tous les jours.

    Il y a l’usure des mots. Des mots de tous les jours. Des mots de petit jour. Des mots dont on se sert, jusqu’à la corde. Jusqu’à la patine du sens. La rondeur de l’usure. La trace sur le manche. C’est matière première, brute, de l’échange. De la guerre. De la consolation. Qui disent la blessure. Qui disent l’évidence. Qui disent l’essentiel. Simplement le poème ou le texte les remet au centre. Leur donne une place. Un peu d’espace. De largeur. Un peu d’air et de silence dans le vacarme aseptisé de la course. Ce sont des mots de soif comme on parle d’un vin de soif. Un vin de tous les jours. Des poèmes de tous les jours. Des poèmes de table. Des poèmes de soif.
    (Thomas Vinau – Bleu de travail)

    Amicalement.

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