Les indiens sont là…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’analyse concrète et de la bisque de homard réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 27 février 2020 qui correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de la Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo). Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord. On dit aussi qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt. En vérité, c’est la Ste Honorine et, comme disait mon aïeule: «À la sainte Honorine, bourgeonne l’aubépine.

Le 27 février 1973, l’American Indian Movement (AIM) occupe la réserve indienne de Pine Ridge près de Wounded Knee, afin de protester contre la politique du gouvernement fédéral à l’intérieur de la réserve. Le siège dure 71 jours (tiens, comme la Commune de Paris) avant que les militants ne se rendent le 8 mai. C’est ici que, le 29 décembre 1890, le 7e régiment de cavalerie massacre à environ 200 Indiens sioux, hommes, femmes et enfants, ainsi que leur chef Big Foot. On dit que Colaradasles os et le cœur du chef Sioux Crazy Horse ont été enterrés ici par sa famille après sa mort. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l’armée des États-Unis. Le terme « massacre » a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Cet épisode douloureux de l’histoire Américaine est contée dans un livre exceptionnel que l’on doit à Dee Brown, lui même indien, j’avoue avoir été assez bouleversé à l’époque à la lecture de: Enterre mon cœur à Wounded Knee. Largement fondé sur des documents inédits – archives militaires et gouvernementales, procès-verbaux des traités, récits de première main, ce document exceptionnel, publié chez Albin Michel en 1971, retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé « La Conquête de l’Ouest ». De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, leur liberté, au nom de l’expansion américaine.

Si l’Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, ce récit donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable. Publié pour la première fois en 1970 aux États-Unis, traduit dans le monde entier, où il s’est vendu à plus de six millions d’exemplaires, Enterre mon cœur à Wounded Knee est devenu un classique. Vous pouvez également, pendant la lecture de ce court billet, écouter l’histoire chantée par Buffy Sainte-Marie, elle même née dans une réserve CREE au Canada. Bon, voila pour nos « grands » amis de cette « grande » démocratie Etatsunienne qui ont parfois tendance à oublier sur quel terreau s’est construite leur nation. Malheur aux vaincus, disait l’autre et bien, c’est fait. Aujourd’hui les Nations indiennes, alcoolisées, reléguées dans des réserves, assistées par un Etat fédéral qui les autorise à gérer des casinos et des musées, se meurent lentement. Il se passe à peu près la même chose pour les Inuits, un peu plus au nord et pourtant, les espèces protégées s’appellent Panda, Baleine à bosse ou Datura. Décidément, l’homme est un drôle d’animal !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

3 commentaires

  1. D. Furtif

    Une bonne occasion de faire un peu de pub pour un immense écrivain américain.
    Tonny Hillerman
    Comme le but est de se perdre , il est conseillé d’entrer par n’importe quel livre. Vous n’en sortirez plus.

    • erwandekeramoal

      Ils (les autochtones) s’opposent à la traversée de leurs territoires par un oléoduc géant…

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