Gustave en goguette…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 20 février 2020, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la cornouillerculture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Galerie de portraits.

En voici un qui mérite bien qu’on lui fasse une petite place. Gustave Nadaud, né à Roubaix le 20 févrierNadaud_BNF_Gallica 1820 et mort à Paris 16e le 28 avril 1893, est un goguettier, poète et chansonnier français. Il est à Paris un membre assidu du Caveau et de la célèbre goguette de la Lice chansonnière. C’est dans cette goguette qu’à l’occasion d’un concours se déroulent en 1883 ses retrouvailles avec Eugène Pottier. Gustave Nadaud l’avait croisé en 1848 et Pottier lui avait alors fait une forte impression. Il admire beaucoup le talent poétique de l’auteur de l’Internationale tout en étant très loin de partager ses opinions politiques. Grâce à ces retrouvailles, l’œuvre de Pottier échappera à l’oubli.

Une cinquantaine de ses chansons sont publiées pour la première fois en 1884 par Nadaud qui paye les frais d’édition. Malgré le succès de ses quelque trois cents morceaux, il finit sa vie dans la pauvreté, ayant goguettetoujours refusé les cachets; le 28 avril 1893, peu de jours avant de recevoir la distinction de la rose d’or décernée par les Rosati; une sorte d’Amy Awards de l’époque. Plusieurs des chansons de Gustave Nadaud ont été mises en musique et chantées par Georges Brassens : Carcassonne, où Brassens a réutilisé la musique du Nombril des femmes d’agent. Un de ses textes Si la Garonne elle avait voulu est chanté par Julos Beaucarne.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

4 commentaires

  1. Jacques

    Goguette svp!!

  2. Anne-Marie

    Julos Beaucarne, le poète, est venu donner, il y a de ça quelques années, un magnifique récital dans notre centre culturel La Passerelle.
    Quant aux fruits du cornouiller, dont un exemplaire, illumine actuellement le jardin de sa belle couleur jaune, j’en fait au début de l’automne un, ma foi, très bon alcool, apprécié en cette période de carnaval au village.
    Comme on dit dans notre wallon : Al’boune vosse

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