Giroflé, girofla…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 21 février 2020, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est une espèce de giroflée. Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflé, girofla, on dit qu’elle egiroflést malade. Giroflé, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflé, girofla… Je crois que c’est sur un air de polka et c’est inspirée de la ronde enfantine traditionnelle du même nom dont j’ai retrouvé trace dans un très ancien numéro de Lecture pour tous. Les paroles en sont beaucoup plus « gnan-gnan » et animaient un jeu d’extérieur pour jeunes filles en fleur. Les paroles modernes sont de Rosa Holt, poétesse allemande anti-nazie, réfugiée en France, et ont été publiées en 1935. La musique est d’un certain Henri Goublier fils, inspirée de la  ronde enfantine du même nom, et créée en 1937 au Caveau de la République. La chanson est bien connue par l’interprétation qu’en a faite Yves Montand, dans les années 50.

https://youtu.be/lWT2iXyABm0

Le Père Peinard…

C’est un 21  Février en 1894 que parait le dernier numéro de la première série du Père Peinard, journal crée par Emile Pouget. Voici un extrait d’un article paru quelques années plus tard dans une seconde série. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne.

« Le sabottage est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du sabottage ne restera pas à l’état de rêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être peinardtout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron… Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse, soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

 

Bon, c’est pas pour me vanter mais, mercredi soir, on a eu notre tremblement de terre. L’épicentre était dans la rade de Brest à dix kilomètres de profondeur, juste en dessous de la base des sous-marins nucléaires; je dis ça, je dis rien! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. Un fidèle passant

    Un tremblement de terre
    sous notre base sous-marine ?..

    A l’en croire, vers la 31ème minute :

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1917&v=rqnkFITraDk&feature=emb_logo

    Vla que ça commence… Recul immédiat de 50 kms vers Rennes.

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