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Maximilien Luce, un pointilliste pointilleux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 07 février 2020, date qui nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dlécho-de-la-modeédier à la pulmonaire, alors… Attention les bronches ! Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les Aodren (Audren). La légende en fait le fils du roi breton d’Armorique Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren en Côtes-d’Armor (castel Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la Mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron. C’est pas de nos jours qu’une idée pareille jaillirait dans l’esprit ramolli des classes laborieuses.

Le 7 février 1941, décès de Maximilien Jules Luce à Paris, (né le 18 Mars 1858). Peintre, graveur et militant anarchiste. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce Luce-G-signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à Guingamp (22), au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A gauche, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à droite) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de la mort de Varlintémoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la Commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Le dimanche 28 Mai (1871), le matin, Eugène est sur un des derniers lieux de résistance. L’après-midi, épuisé, assis sur un banc près de la rue Cadet, il est reconnu par un prêtre en civil décoré de la légion d’Honneur, qui court le dénoncer au lieutenant Sicre. Celui-ci rameute des Lignards pendant que la populace crache, insulte et tente de le frapper. Sicre et ses soldats le conduisent rue des Rosiers, à Montmartre, pour le présenter au général Laveaucoupet. Il confirme son identité, puis se tait. En une poignée de secondes, il est condamné à mort.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.