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Les sanglots longs…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des bonnets rouges et des gilets jaunes réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 08 janvier 2020, dix-neuvième jour de Nivôse dédié au marbre. Oui, la mode est au souvenir, à la célébration, à la commémoration. On décore, on rend hommage car, c’est bien connu: les morts sont tous des braves types… En Bretagne par exemple, le 08 janvier 1499, la Duchesse Anne de Bretagne, notre duchesse à nousVerlainequ’ont avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais.  Pour ma part, j’ai choisi de me souvenir de Paul Verlaine, pour son génie et aussi parce que il est décédé un 8 janvier 1896 à Paris. Précurseur du symbolisme, le poète a inventé au fond de sa déchéance les quatrains les plus musicaux de notre langue. Avec Rimbaud, compagnon de misère, il représente une figure caractéristique de son époque, le poète maudit. Ici, on le voit photographié par Dornac dans un café de Mouffetard et buvant une absinthe. Ecoutez Léo Ferré dans une version jazzy de la chanson d’automne…

Tiens, à ce propos, connaissez vous ces gens là ? On les appelle les  artémophiles (du nom de la plante en latin Artemisia absinthum). Ce ne sont pas des buveurs invétérés d’absinthe comme Verlaine, mais des buveur-dabsinthe-204x300collectionneurs à la recherche de tout objet appartenant à l’univers de l’absinthe. Qu’il s’agisse de ces fameuses cuillères perforées pour tenir le sucre, des verres qui marquent la dose, des fontaines à absinthe, des  affiches sur l’absinthe, des cartes postales d’époque, des pyrogènes de marque, de catalogues des fabricants…  En chinant dans les brocantes et les vide-greniers, il est encore possible de dénicher des cuillères, des verres, des fontaines, des topettes ainsi que de nombreux objets au nom de cette boisson bannie. Bref ils donneraient n’importe quoi ou presque pour toutes ces reliques témoins de l’époque de la Fée verte. A gauche : le buveur d’absinthe – Picasso 1903.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un gars d’la butte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chanson libertaire et du kougloff réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 07 janvier 2020, 18è jour de Nivôse dédié à la pierre à chaux. N’oubliez pas que c’est Chassinun 07 Janvier (2015) que des malades enturbannés massacrèrent l’équipe de Charlie-Hebdo. Oyez chers lecteurs la belle histoire d’un gars pas ordinaire. A la demande générale, j’m’en va vous kaoser d’un p’tit gars de la Butte. Le 7 janvier 1887, naissance d’Henri Chassin à Belleville (Paris). Poète, chansonnier anarchiste et antimilitariste. Décédé le 20 Juillet 1964, il repose au colombarium du Père-Lachaise, case 728.

Cet antimilitariste qui se présentait comme le petit-fils d’un Communard, savait de quoi il parlait. Après sept années passées sous l’uniforme militaire chez les « la-vache-enragéeZouaves », il est envoyé au front en 1914. Refusant de tuer, il déserte, mais est repris et envoyé pour cinq ans dans les bataillons disciplinaires d’Afrique à Sidi-Bel-Abbès. Il s’en évade à trois reprises, sans succès, il sera même un temps interné en hôpital psychiatrique. Il était auteur de  poésies et de chansons engagées qu’il chantait dans les cabarets Montmartrois, il interprétait aussi les textes de Gaston Couté et d’Aristide Bruant. Il rejoindra le groupe de « La Vache Enragée » et prendra part aux activités de « La Muse Rouge ». Conseiller municipal de la Commune libre de Montmartre il était le crtaste-fesseséateur avec Bernard Salmon, avec qui il avait reformé le groupe des Hydropathes, des matinées du « Tire Bouchon ». Il était également le président des Sauvagistes et des amis de Gaston Couté. On retrouve son nom dans l’annuaire de la confrérie des chevaliers du taste-fesses: Membre fondateur, doyen d’âge, triumvir du club des hydropathes et de l’aquadémie de Montmartre. Il est vrai qu’il est en bonne compagnie puisque on y trouve aussi, Boris Vian, Léo Campion, Jean Rigaux, et tant d’autres joyeux drilles. En 1927, il publiera un recueil de ses poésies « Machin de Belleville » et en 1933 il sera initié à la franc-maçonnerie à la loge Agni du Grand Orient de France à Paris.

Sacré bonhomme, on va lui faire une place dans notre galerie de portraits. Allez, merci de la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

j’t'dis qu’c'est le grand Dizzy…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 06 janvier 2020, 17è jour de nivôse dédié à la marne. Rien à voir avec les taxis…

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, qui est au Bebop ce que Beethoven est à la sdizzy-Gymphonie… John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cherawen Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz. Ecoutez ces deux géants.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès gillespie-D-du public. En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway, il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General… Etonnant, non ?

Allez, rien de tel qu’un peu de jazz pour oublier la nôtre d’élection présidentielle; celle d’hier et celle à venir. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est reparti pour un tour…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la neige en hiver et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 Janvier 2020 qui correspond au quinzième jour de Nivôse dédié au lapin. Votre blogue préféré à bien failli rater le 800px-René_Madec-235x300passage vers l’an nouveau. Blocage, piquet de crêve, batterie à plat, rien à faire pour redémarrer. Mais comme disait ce vieux Jean: patience et longueur de temps… Et tout rentra dans l’ordre ! J’en connais qui vont fêter les Madeg. Madeg était un compagnon de Gwenneg. On suppose qu’il était l’un des nombreux frères du roi Judikael (roi des bretons qui fut soumis à l’allégeance par le bon roi Dagobert), et qu’il fit partie de ceux qui suivirent leur aîné Josse dans son voyage dans le Nord, qui se termina par la fondation d’une abbaye à Wormhoudt (59), non loin de Dunkerque.

C‘est justement un 04 Janvier en 629 qui vit l’avènement de Dagobert 1er à la mort de son père Clothaire II. Or donc, Dagobert qui, jusque-là, régnait sur l’Austrasie, se fait reconnaître roi de Neustrie par les évêques et les leudes (les hommes qui entourent le souverain). Son frère cadet Charibert (ou Caribert) obtient en compensation le gouvernement de l’Aquitaine. Deux ans plus tard, sa mort permet à Dagobert de reconstituer temporairement l’unité du Regnum Francorum de son ancêtre Clovis. Le roi, à Paris, s’entoure d’une cour relativement fastueuse et de conseillers émérites, comme le « bon saint Éloi » de la chanson, son argentier, qui ne manque pas de lui reprocher sadagobert-1st-king-of-france-from-628-to-638-history-of-france-by-jhenry-dc60yn débauche. Il soumet les Gascons et le chef breton Judicaël, signe même un traité d’amitié avec l’empereur byzantin Héraclius. Mais en 634, cédant à la pression des nobles d’Austrasie, il a la faiblesse de leur donner un roi en la personne de son fils de 10 ans, Sigebert III… C’est le début de la fin pour les Mérovingiens, inexorablement, ses souverains perdent le pouvoir effectif au profit de leur maire du palais (conseillers du Prince). Cela leur vaudra la réputation de « rois fainéants ». Oui, bon, d’accord mais, quel rapport avec Madec ? Aucun ! Ce prénom est encore porté; mais est aussi devenu un patronyme, illustré par le nabab René Madec, de Quimper, qui créa une armée privée qu’il mit au service du grand Moghol, Shah Alam II, qui le fit Nabab de première classe. Plus tard il deviendra roi des Indes; il faudra que je vous conte ses aventures un de ces jours. En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.