Mourir pour des idées…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la vérité historique et du vin de paille réunis, bonjour ! Nous le cenobite face à son claviersommes le Jeudi 16 janvier 2020, 27è jour de Nivôse, dédié au Plomb et vous me faites l’amitié de jeter un œil sur le billet quotidien des « cénobites tranquilles ». C’est le 4605è de la série et, comme vous, 554 875 autres visiteurs ont bien voulu s’y attarder un moment. Je ne dirais jamais assez l’indicible bonheur que cela me procure fusse au péril de ma modestie légendaire. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes…

Un demi siècle s’est écoulé depuis ce 16 janvier 1969, lorsque, en haut de la place Venceslas, à Prague, l’étudiant en histoire de la faculté de Lettres, Jan Palach, âgé alors de 21 ans, s’est immolé par le feu en signe de protestation contre l’invasion de lJan-Palacha Tchécoslovaquie par l’armée soviétique.Trois jours plus tard il succombait à ses brûlures. Ses obsèques, le 25 janvier, se transformèrent en une manifestation pour la liberté. Les chars soviétiques avaient envahi Prague pour mettre un terme à la politique de réforme menée par Alexander Dubcëk. Il aura fallu attendre encore vingt ans pour voir s’effondrer un système qui aura trahi ses propres valeurs pour se transformer en dictature bureaucratique.

Les hasards de la vie, ont voulu que je me trouve à Prague à cette époque et que, un an plus tôt je rencontre ce jeune étudiant. Il s’était évertué à m’éclairer sur la vraie figure du stalinisme et sur la signification de l’expression: socialisme à visage humain. En janvier 1989, le 20e anniversaire de la mort de Jan Palach provoqua une semaine chute-mur-berlind’importantes manifestations contre le régime communiste, appelée « Semaine de Palach ». Le 16 février, l’auteur dramatique Václav Havel, un des dirigeants du mouvement de la Charte 77, est arrêté par la police pour avoir voulu déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de Jan Palach. Le 20 février suivant il est condamné pour ce geste à neuf mois de prison ferme. Il deviendra président de la République Tchèque en 1993.  Le 9 novembre 1989, le gouvernement de la RDA déclare que le passage vers l’ouest est autorisé. Le même jour, des milliers de personnes se rassemblent aux points de contrôle pour pouvoir passer de l’autre côté et personne ne pourra les arrêter; le mur vient de tomber !

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

4 commentaires

  1. Artiste

    Le mur avait été érigé pour empêcher les peuples de l’ouest d’accéder au paradis socialiste,il ne faut pas réécrire l’histoire.
    C’est bon je sort

  2. Furluken

    Bloavez mad Monsieur de Kermoal !

    L’anarchiste/libertaire qui est en vous a bien semé sa petite graine…depuis de nombreuses semaines je consulte quotidiennement votre « bloguinet » qui m’a amené à remettre en question beaucoup d’idées. Pour cela, je vous en remercie et espère vous lire très longtemps.
    Kenavo avech’al !

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