Elle lisait le P’tit parisien…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des sciences occultes et de la marine à voile réunies, bonjour ! Viburnum_February_2008-1Nous sommes le Samedi 25 janvier 2020, sixième jour de Pluviôse dédié au Laurier-tin et non au laurier-thym.  On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin. On rencontre en effet parfois l’orthographe « laurier-thym », qui est illogique, cette plante n’ayant aucun rapport avec le thym. Vous dirai-je qu’en Bretagne armoricaine, en ce vingt cinquième jour de miz genver, on célèbre les Konhouarn. Du vieux breton kon, « guerrier; chef », et houarn, « fer », symbolisant l’épée.

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste, républicain, socialiste, indépendant et conférencier. Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871, édité en 1876, et immédiatement interdit en FranceLissagaray, événement auquel il a participé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Éléanor Marx, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais. Socialiste, républicain; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes. Il est né dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.

A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de petit-parisienParis, et combat sur les barricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968. A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ? 1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. brossat Raymond

    Bonjour,
    Mon dernier commentaire date de 2 ans. J’ai lu dans une de vos rubriques que ce n’est pas temps qui passe mais nous.
    Donc cette fois j’ai 83 ans, pas encore complètement gaga, j’adore lire vos billets avec beaucoup de plaisir. Continuez et Merci !
    Raymond .:

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