C’est reparti pour un tour…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la neige en hiver et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 Janvier 2020 qui correspond au quinzième jour de Nivôse dédié au lapin. Votre blogue préféré à bien failli rater le 800px-René_Madec-235x300passage vers l’an nouveau. Blocage, piquet de crêve, batterie à plat, rien à faire pour redémarrer. Mais comme disait ce vieux Jean: patience et longueur de temps… Et tout rentra dans l’ordre ! J’en connais qui vont fêter les Madeg. Madeg était un compagnon de Gwenneg. On suppose qu’il était l’un des nombreux frères du roi Judikael (roi des bretons qui fut soumis à l’allégeance par le bon roi Dagobert), et qu’il fit partie de ceux qui suivirent leur aîné Josse dans son voyage dans le Nord, qui se termina par la fondation d’une abbaye à Wormhoudt (59), non loin de Dunkerque.

C‘est justement un 04 Janvier en 629 qui vit l’avènement de Dagobert 1er à la mort de son père Clothaire II. Or donc, Dagobert qui, jusque-là, régnait sur l’Austrasie, se fait reconnaître roi de Neustrie par les évêques et les leudes (les hommes qui entourent le souverain). Son frère cadet Charibert (ou Caribert) obtient en compensation le gouvernement de l’Aquitaine. Deux ans plus tard, sa mort permet à Dagobert de reconstituer temporairement l’unité du Regnum Francorum de son ancêtre Clovis. Le roi, à Paris, s’entoure d’une cour relativement fastueuse et de conseillers émérites, comme le « bon saint Éloi » de la chanson, son argentier, qui ne manque pas de lui reprocher sadagobert-1st-king-of-france-from-628-to-638-history-of-france-by-jhenry-dc60yn débauche. Il soumet les Gascons et le chef breton Judicaël, signe même un traité d’amitié avec l’empereur byzantin Héraclius. Mais en 634, cédant à la pression des nobles d’Austrasie, il a la faiblesse de leur donner un roi en la personne de son fils de 10 ans, Sigebert III… C’est le début de la fin pour les Mérovingiens, inexorablement, ses souverains perdent le pouvoir effectif au profit de leur maire du palais (conseillers du Prince). Cela leur vaudra la réputation de « rois fainéants ». Oui, bon, d’accord mais, quel rapport avec Madec ? Aucun ! Ce prénom est encore porté; mais est aussi devenu un patronyme, illustré par le nabab René Madec, de Quimper, qui créa une armée privée qu’il mit au service du grand Moghol, Shah Alam II, qui le fit Nabab de première classe. Plus tard il deviendra roi des Indes; il faudra que je vous conte ses aventures un de ces jours. En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

6 commentaires

  1. nivobode

    Vous nous avez manqué!
    J’apprécie votre retour sur la toile.
    Tous mes vœux pour cette année « deux mille vins ».
    Mais pas de folie pour garder l’esprit clair et nous servir ce régal quotidien.
    Cordialement
    B.A.

  2. Zap Pow

    Ah, ça fait plaisir ! J’étais inquiet.

    Allez hop, je vous souhaite une année pleine de grandes joies et de petits plaisirs. En ce qui me concerne, une partie des petits plaisirs est assurée puisque ce blog est à nouveau opérationnel.

  3. Robert Spire

    Et vint vingt après 2000, c’est pas la fin….
    Une Bonne Année.

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