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Cap sur Antycire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour Nous sommes donc le Jeudi 30 janvier 2ellebore2020, 11è jour de pluviôse dédié à l’hellébore (avec ou sans H) qui, comme chacun le sait, appartient à la famille des ranunculaceae. dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie.  Enfant, lorsque le maître d’école nous faisait réciter « Le lièvre et la tortue » de ce bon Jean de la Fontaine, j’étais bigrement intrigué par cette étrange recommandation: « Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore… »  L’ellébore porte le nom d’anticyricón , notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe « Mettre le cap sur Antycire » signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace; et cela permet de briller dans les diners en ville.

Aujourd’hui marque un autre anniversaire, quand bien même la date exacte fait toujours polémique, c’est l’enregistrement du premier disque de jazz par le groupe de Nick La Rocca, le fameux Original Dixieland Jazz Band (ODJB). L’Original Dixieland Jazz Band est un quintette de blancs américains formé par le cornettiste Nick la Rocca, les premiers a avoir enregistré un disque de Jazz en 1917. Il sont pour la plupart originaires de la Nouvelle Orléans mais ils se sont installés à Chicago puis à New York.

Autoproclamés « créateurs du jazz » (The Creators of Jazz), les musiciens de l’Original Dixieland Jazz Band n’étaient pas de grands jazzmen. L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des années 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJBODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.  Le groupe de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est composé de : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie). Bon, ça crachouille un peu mais c’est émouvant. A vos cassettes.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.