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C’est le jour du fléau…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis de la figure de style et du chou braisé réunis, bonjour ! Nous somme le Lundi 30 Décembre 2019. L’année déjà a fini sa carrière…Vous connaissez la suite. Le 3O décembre est le dixième jour O.L.-Barentonde Nivôse dans notre désormais célèbre calendrier républicain, et, Fabre d’Eglantine avait choisi de dédier ce jour au fléau. Le notre ne devrait pas tarder à nous présenter ses vœux alors, faites comme moi, boycottez, éteignez la télé, allez boire un coup en méditant cette maxime extraite du livre de Auguste Detoeuf: « le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :P ropos de O.L. Barenton, confiseur. Éd. du Tambourinaire, 1962. .

Comment peut-on s’appeler Artie Shaw ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à Saint-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn; point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le Artie-D-pseudonyme d’Artie Shaw.En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday, ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un shaw_AJS2007orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis.

Voilà pour ce début de semaine qui ressemble à une fin d’année. En attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.