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Etienne, Etienne, Etienne !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’anarcho-syndicalisme et des roupettes à queue réunis, bonjour !

Pourquoi est-ce que j’évoque les roupettes à queues… Ah oui, ça me revient. Soyez indulgent, un lendemain de Noël. Donc, le 26 Décemroupettes à queuebre, c’est la saint Etienne; et dans certaines régions, notamment en Bretagne, on dit Saint Etiole… J’y viens, j’y viens… Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, était une encyclopédie vivante en matière de dictons, avait l’habitude de répéter: S’il pleut à saint Etiole, il n’est pas de badioles. Or, les badioles se sont ces petites cerises que l’on trouve dans l’Ouest et qui, mélangées à l’eau de vie, donnent les fameuses roupettes à queue. Voila pourquoi vous me surprenez, en ce lendemain de fête, à vous parler de badioles. D’ailleurs, pour les sceptiques, en Gallo, le mot Badiolet désigne une confiture de cerises. Etonnant, non !

A cette époque de l’année, j’ai toujours une (libre) pensée pour Jean Souvenance, de son vrai nom Serge Grégoire. Il était né à Antrain (Ille-et-Vilaine). Employé, puis chef de bureau   à la préfecture, il collabora Souvenancesous son pseudo à de nombreuses   publications anarchistes : Le Semeur, La Voix   libertaire, L’idée libre, L’unique, Ce qu’il faut dire… Militant pacifiste, il fut membre   du Comité directeur de la Ligue internationale des combattants de la paix puis fonda, après la Seconde Guerre mondiale, le Parti pacifiste internationaliste. Auteur de nombreux livres ou brochures, il a coordonné la publication d’une Anthologie des écrivains pacifistes en deux volumes. Au moment de son décès, c’était un 25 décembre, en 1962 à Saint-Brieuc, il était   président de la Fédération de la Libre Pensée des Côtes-du-Nord. Qu’il repose dans la paix qu’il souhaitait si ardemment.

Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui. N’hésitez pas à passer faire un tour, c’est ouvert même pendant les vacances. A vrai dire, j’ai deux douzaines de Belon qui attendent sagement dans leur goémon que je veuille bien m’en occuper. Portez vous bien et à bientôt peut-être.