Du Finistère au Mississippi…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de la prétérition et du filet de cabillaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 02 novembre 2019, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante aquatique autrement appelée France, Finistere (29) Cap Sizun, Baie des Trepasseschâtaigne d’eau, on dit que les chinois en sont friands… En Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz, c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde (l’île d’Avalon) et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet; au treizour, pas à mon aïeule, quoique…

Tiens, à propos d’Avalon, connaissez vous Mississippi John Hurt, né John Smith Hurt le 08 mars 1892 à Teoc, Mississippi et mort le 02 novembre 1966 à Avalon, Mississippi ? C’est un chanteur et guitariste Mississippi-John-Hurt-web-250x300de blues et de folk. Sa musique est un mélange subtil de blues, de  country, du bluegrass, de folk et de Rock-and-Roll. Son style se caractérise par son jeu de guitare raffiné et sa voix douce. À l’âge de deux ans il part, avec sa famille, pour Avalon, une petite ville du Mississippi. Comme il passe la majeure partie de sa vie dans cet État du Sud, il est surnommé « Mississippi » John Hurt. Il étudie seul la guitare à l’âge de 9 ans et quitte l’école en 1902 pour travailler dans les champs de coton. Occasionnellement il joue dans des bals et à des soirées. Son idole est Jimmie Rodgers, une star de country. Très vite il développe son propre style avec une technique de pincement de cordes avec trois doigts, une technique reprise plus tard par Bob Dylan.

Sa carrière débute en 1928 quand il est découvert par Okeh Records à Avalon. Cette année-là, il enregistre ses premiers titres de blues à Memphis (Tennessee), dont Frankie et Nobody’s Dirty Business, qui John-Hurt-300x223sortent en 78 tours chez Okeh Records. Tommy Rockwell le fait ensuite venir à New York pour graver de nouveaux morceaux (« Candy Man », « Stack O Lee Blues »). Il y rencontre Lonnie Johnson. Le nom de Mississippi John Hurt plonge alors dans l’oubli pour n’en ressortir qu’en 1963 où, redécouvert par un musicologue, il enregistre de nouveaux titres à Washington. Il se produit ensuite au Newport Folk Festival, puis au Philadelphia Folk Festival. Il meurt d’une crise cardiaque le 2 novembre 1966.

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Un fidèle passant

    Mon naturel penchant à combler semble-t-il à vouloir combler le vide,

    Ce commentaire pour emplir cet espace réservé à cet effet : :

    https://ripostelaique.com/pour-contribuer-a-lappauvrissement-culturel-pas-de-place-pour-brassens.html

    Tout ça pour vous dire que même sur un site fiché « S » par la rumeur publique, il se trouve des braves gens qui suivent la musique le jour du 14 Juillet, et celle de Brassens le même jour, celui d’avant et même du lendemain.

    Ces gens visitent le souvenir du jour où il s’envola, emporté lui dans l’au-delà.

    Magnifique Lamartine, qui ne doit pas trop lui en vouloir d’avoir en bonne compagnie posé des notes aux pieds de son poème.

    Esprit d’escalier es-tu là ? puisque déjà nous sommes le 3 et que l’actualité, n’est-ce pas…

    Bon dimanche à vous, Cénobite.

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