Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du cinéma parlant et de la grande muette réunis, bonjour! Nous sommes donc le Mercredi 06 novembre 2019, c’est vous dire comme les choses vont bon train. C’est le 16è jour de brumaire dédié au Chervis, plante dont les racines sont comestibles, ça fait penser un peu au panais, mais tant qu’à manger des plantes par la racine, je préfère le chervis au pissenlit…

Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez, le fond de la ria du Port-Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier en fin de vie qui portait le nom de « Eugène Pottier ». A cette époque là, on laissait les bateaux mourir de leur belle mort; le bateaux-port-rhu-300x209moment venu,on les remorquait vers un coin de rivière ou de plage et on laissait le temps faire son œuvre. Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur et entre-autres, les paroles de l’Internationale. Révolutionnaire, il participe à la commune de Paris en 1871 et d’ailleurs, en fera le thème de magnifiques chansons. Marc Ogeret en a fait un disque à déguster sans modération. On célèbre aujourd’hui l’anniversaire de sa disparition (1887). Condamné à mort par contumace, il choisit l’exil et s’en va aux Etats-Unis. Humaniste et Franc-maçon il nous lègue un héritage qui mériterait d’être largement diffusé. Oyez Lucien Boyer célèbre goguettier de Montmartre.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale. Membre de la chansonniersgarde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la Commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement. Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux États-Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa coloration libertaire. Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables.

Allez, merci encore de passer par ici de temps à autre, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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