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Mension spéciale…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis du situationnisme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 novembre 2019, dixième jour de Frimaire, officiellement dénommé, jour de la pioche, dans le calendrier républicain français.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes où si peu, sauf peut être celles de la renommée que G. BRASSENS trouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le printemps prochain; par ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler et je ne peux guère compter sur une belle pour aller les debord & vaneigemramasser. Tiens, il y a vingt-cinq ans nous quittait Guy Debord: Ce chantre de l’internationale situationniste nous avait passionnés en 1967 en faisant paraître « la société du spectacle ». L’histoire s’acharne à lui donner raison (ici à gauche avec Vaneigem). Il était de ces gens courageux qui s’étaient insurgés contre la guerre d’Algérie en signant, en 1960, le fameux manifeste des 121. En 68, avec Raoul Vaneigem, ils faisaient figures de véritable références pour tous ceux qui voulaient changer le monde. Il a choisi de mettre fin à ces jours en novembre 1994. Aujourd’hui, ses analyses nous seraient des plus profitables pour décortiquer la société « bling-bling ». Alors, en sa mémoire, juste une citation extraite de « Panégyrique » 1989. « J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la légère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. ». Grâce à la alexis-2charmante attention d’une amie (merci Steph.) je viens de terminer la lecture de Le temps gage de Jean-Michel Mension paru aux éditions Noésis dans la collection moisson rouge. Mension fut le premier adhérent de l’Internationale Lettriste fondée par Debord et qui plus tard deviendra l’Internationale Situationniste. C’est lui qui réalisa le fameux tag: ici on noie les algériens sur les bord de la Seine pour dénoncer l’horrible massacre du 17 Octobre 1961 (il nous a quitté en 2006). Je ne sais par quel hasard affreux la sortie de ce bouquin (il y a presque 20 ans) m’avait échappé. J’y ai retrouvé moult situations qui ont ponctuées mon propre cheminement.

Bon, ben, c’est pas tout, je m’en vais vaquer à mes domestiques occupations. Contre sens s’il en est car vaquer signifie justement ne rien faire; emprunté au latin vacare « être libre, inoccupé, vacant, oisif ». Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Allez, cor’une p’tit’ goutte…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du Peket et du pudding aux carottes réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 29 novembre 2019, 09è jour de frimaire dédié au genièvre. Cette boisson à base d’alcool genièvrede grain était très consommée au siècle dernier notamment dans le Nord de la France. Voici ce qu’en disait François-Joseph Grille en 1825 après avoir visité cette région : « Ajoutons que dans les arrondissements formés de l’ancienne Flandre, on fait abus de liqueurs fortes ; de là, disent les docteurs, viennent des maux sans nombre que la sobriété seule peut réparer. Ainsi, dans ces contrées, le genièvre et l’humidité se disputent le triste honneur de moissonner plus cruellement une population imprévoyante.» Ah, c’est pas en Bretagne qu’on verrait des choses comme cela ! Chez nous on fait dans le Lambig qui lui est une eau de vie de cidre pesant facilement 70° à la sortie de la bouillote (l’alambic). A l’instar du gin, du whisky et de la vodka, le genièvre est20150727-570541-Liste_des_pekets_fruites_maison-_Maison_du_Peket-Karl_Delandsheere-1024x768 une eau-de-vie de grains. Nos amis belges eux, disent Peket: Le mot peket signifie « piquant » en vieux wallon. Il provient sans doute du mot wallon « pèke » qui, dans certaines régions de Wallonie, désigne les baies de genévrier. Il existe d’ailleurs à Liège, une maison du Peket crée en 1993 par Djuro Šorgić, ex-footballeur. Aujourd’hui ce restaurant, bar, boite de nuit est devenu une véritable institution.

Les baies de genévrier ne sont utilisées qu’en fin de fabrication au cours de la dernière distillation pour aromatiser le genièvre et lui donner son nom. Très longtemps, la consommation du genièvre fut liée à la bistouille, ou « bistoulle » en patois du Nord. Le café du matin était agrémenté de genièvre chez les cafetiers où l’on se retrouvait avant d’aller au travail. Les indications bouilleur-ambulant-300x200thérapeutiques du genévrier sont nombreuses, ce qui n’est pas étonnant, car son emploi remonte à l’Égypte antique, voire avant, et il a persisté à travers les siècles sans jamais défaillir. Les baies sont particulièrement utiles pour soigner l’arthrite, la goutte et toutes les maladies rhumatismales. D’ailleurs, à cet égard, on dit que la cure de genièvre est à l’automne ce que la cure de pissenlit est au printemps. Il s’agit d’un traitement fort connu en Europe. Il semblerait qu’à la longue, cette double cure ait pour effet d’augmenter la mobilité des membres et d’atténuer leur raideur; alors que le Viagra lui, c’est le contraire…

Allez, cor’ une p’tit’ goutte, merci de cette visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A en perdre la tête…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, TRADITION

Amis de la vérité historique et du chouchen chaud réunis, bonjour! Eodez.jpegNous voici le Jeudi 28 novembre 2019 qui correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel. Aujourd’hui en Bretagne armoricaine nous célébrons Eodez. Celle-là même qui perdit la tête sous l’épée de son propre frère, Tangi, qui n’en finit pas moins saint lui même. Tous deux étaient enfants du seigneur de Trémazan. Comme disait mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif comme d’autres la pêche à pied: « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues.» Des légendes comme celle là, il y en a plein par chez nous. Elles sont toutes plus gore que n’importe quel film de Brian de Palma et font passer La nuit des morts vivants pour une aimable bluette. Je vous la fait courte.

Or vint à trépasser la mère de nos deux héros. Passé le temps du veuvage, leur père prit en seconde noce une femme qui haïssait plus que tout Eodez (mauvais choix). Voici la façon dont Albert le Grand nous présente la chose:  « Cette nouvelle dame ne fut gueres en son ménage, qu’elle commença à regarder de travers nos jeunes Saints & Haude-Tanguy-248x300se montrer vraye marastre en leur endroit ; elle les rudoyoit & maltraitoit de parole & de fait & leur tint ces rigueurs huit ans durant ; lesquels expirez, Gurguy, déja grand, & à qui le sang commençoit à boilillonner dans les veines, ennuyé d’estre si mal-traité par cette femme, dans la maison de son pere, se résolut de quitter le pays pour quelque temps, & en obtint congé de son Pere, lequel luy donna une bonne somme d’argent & train honorable. » Et notre Tangi fut envoyé à la cour du roi des francs Childebert. Revenant de France et face aux faux-propos qui lui avaient été rapportés, Tangi décapita sa sœur afin de laver l’affront fait à l’honneur de la famille (un coup à faire passer les Talibans pour d’aimables polissons…). Celle-ci prit ses jambes à son cou et sa tête sous le bras et s’en retourna à la maison familiale affronter la méchante belle-mère… Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende.     
A Castel Tremazan, e parrez Landunvez
Galon, eun digentil euz ar c’haëra lignez,
zeuas da eureugi, evit quenta pried,
Merc’h ar Prins euz a Vrest Florence voa hanvet,
Bugale o dévoé, mez oll n’hon hanvon quet :
Unan eo sant Tanguy, eun ail santez Eodet.
On me demande souvent ce qu’est une gwerz, en voici une:

https://youtu.be/w5-g4Bt7z_s

Vous voyez que la violence n’a pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !). Tout au long de la vie des saints, on s’étripe et on se décapite joyeusement, on se démembre en famille, on s’assassine pieusement et tout cela était raconté aux petits n’enfants le soir à la veillée…Les évangélisateurs avaient compris, bien avant Paris-Match, l’importance du poids des mots et du choc des photos… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Savez vous planter les choux ?

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis du positivisme et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 27 novembre 2019 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (Finistère nord). Choux Cabu, Chou-fleur, Chou de Milan , Chou à grosses côtes, petit Chou cœur de bœuf, etc. Cette crucifère comporte pas moins de deux cent variétés, certaines locales, toutes cependant étaient travaillées en cuisine, car ce légume a permis depuis la plus FILLE-D-OUVIER-AGRICOLE-JAMES-GUTRIE-1859-1930-ÉCOSSAIS-253x300haute antiquité aux citoyens de ce monde de manger et quelques fois survivre aux famines, facile à cultiver dans pratiquement tous les types de terres, et dans les climats les plus rudes , se conservant longtemps après la cueillette, il fut presque déifié par les Égyptiens et par les peuples de toutes les religions et origines du bassin méditerranéen. Chanté par Caton, couronné de toutes les vertus, il n’y a qu’ Apicius pour lui trouver des défauts. Oui, osons le dire, le chou-fleur est au Léon ce que la bêtise est à Cambrai, Tristan à Iseult, Castor à Pollux et la Dedion-Bouton à la bande à Bonnot. Mon aïeule, qui ne manquait jamais une occasion d’étaler sa culture, s’empressait de traiter de Pav kaol skornet ! (traduire par: pied de chou gelé) le gougnafier qui s’autorisait à manquer de savoir vivre devant elle. (joli tableau de James Guthrie – peintre écossais)

C’est aussi, le jour ou jamais de célébrer les Goustan, tous les Goustan, et pas seulement les gros des Goustan (humour). Le saint homme est né en Cornouailles britannique en 974. Sant Sten, en breton, tient son nom de l’étain et il a laissé son nom à Saint-Goustan, le très joli petit port d’Auray (56).  A 18 ans, Goustan ou Gulstan est enlevé par des pirates et au cours d’un de leurs voyages, se blesse au pied. Abandonné sur l’île d’Ossa ( peut-être Ouessant, enez saint-goustanEussa, mais plus probablement l’île d’Hoëdic), il doit son salut, d’abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au christianisme et le v’la radicalisé. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main; c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté seulement d’une portion d’un gros poisson, en gardant pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement. Mon aïeule, qui connaissait autant les cantiques que les chansons à boire, me récitait cette ronde chantée par les femmes des marins du Croisic : « Saint Goustan, notre ami, ramenez nos maris. Saint Goustan, notre amant, ramenez nos parents » étonnant, non ! Bien évidemment il est visible dans la vallée des saints (Carnoët) grâce aux burins de Kito.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être…

Paresseux mais pas fainéant…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et du thé au jasmin réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 26 novembre 2019, 6è jour de frimaire dédié à la mal de dosMâche, pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Encore appelée la doucette, clairette, oreillette, rampon et même Valérianelle… Elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage; on dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne!

Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur, saluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse Laura. Je lui doit d’avoir découvert (il y a fort longtemps) un livre qui a inspiré paul-lafargue & Lauranombre de mes réflexions: Le droit à la paresse. Soucieux de ne pas connaître l’indignité de la vieillesse et de la dépendance, il se donne la mort en compagnie de son épouse Laura. Paul Lafargue voit le jour le 15 janvier 1842 à Santiago de Cuba. Les Lafargue regagnent la France en 1851, Paul est alors âgé de neuf ans. Il suit des études secondaires à Bordeaux puis des études de médecine à la Faculté de Médecine de Paris où il fait la connaissance de Proudhon.

Suite à une déclaration au premier congrès international des étudiants Karl M.qui eut lieu à Liège en octobre 1865 et dans laquelle il émet le souhait de voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge, il se fait exclure à vie de l’Université de Paris. Il émigre à Londres où il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx dont il épouse la fille. Il rentre alors en France où il devient membre de la Première Internationale, dès 1866 il est élu au Conseil général de l’Internationale où il représente l’Espagne jusqu’au Congrès de Bruxelles en 1868. Il participe à la Commune de Paris en 1871 puis gagne l’Espagne où il fonde, à Madrid, une section marxiste (1871) de la 1re Internationale. Un sacré grand bonhomme! Georges Moustaki lui rend hommage dans une de ses chansons.    

Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Danse, danse Katel Gollet…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des confessions de St Augustin et des praires farcies réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 25 novembre 2019, 5è jour de brumaire, et dans le calendrier républicain, c’est le jour du cochon… Dans celui des postes, c’est la Sainte Catherine là où tout bois prend racine. Et comme le disait mon aïeule qui n’en ratait pas une: pour la Ste Catherine, le porc couine! J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à ma filleule Katel. Oui, à l’Ouest du Couesnon, on dit Katell (aujourd’hui on met deux L, ça fait plus riche) plutôt que Catherine. Il sont comme cela les bretons, il faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine… Ma doue benniget!

 
Oyez la légende de Katel Gollet, elle m’a été contée par un soir d’hiver et par un vieux colporteur dans une auberge des monts d’Arrée aujourd’hui disparue. Il affirmait la détenir de son grand-père qui lui même l’avait recueilli de la bouche d’un mourant alors qu’il croupissait dans la boue du camp de Conlie; là où l’armée bretonne du général de katel_goll_guim-272x300Keratry était censée se préparer à bouter le prussien hors des frontières:  Katel était une belle jeune fille de 16 ans qui vivait dans le château de son oncle, à la Roche- Maurice, près de Landerneau. Sa beauté dit-on, n’avait d’égale que son goût pour le plaisir et la danse. Le tonton, voulant se décharger de cette lourde tutelle, voudrait bien lui trouver un mari qui prendrait soin de la raisonner. Mais la belle entêtée préférait se livrer aux plaisirs de la danse et de la fête plutôt que de songer au mariage. Pour faire patienter son oncle, elle déclara qu’elle épouserait tout homme capable de la faire danser douze heures d’affilée. Nombreux furent les jeunes gens du canton à tenter leur chance. Mais elle les épuisait tant que certains, morts de fatigue, ne voyaient pas le jour suivant.

L‘hécatombe était telle que son oncle l’enferma dans une des tours du château. Mais Katel s’en échappa et se rendit au pardon de la Martyre plougastel_d_katell-168x300accompagné d’un nouveau cavalier. Gavottes, plinns, jabadaos s’enchaînèrent, les deux danseurs s’en donnant à cœur joie. Mais le jeune homme non plus ne résista pas à l’infatigable Katel qui, prise dans le feu de la danse et de l’alcool, invoqua les puissances de l’enfer demandant de nouveaux musiciens. C’est ainsi que le diable l’entraîna dans une gigue infernale et lui fit franchir les portes du royaume des damnés (le Yeun ellez). La scène est représentée sur le calvaire de Guimiliau (29) ainsi que sur celui de Plougastel-Daoulas (29). Vous pouvez par ailleurs voir le film « Non ma fille tu n’iras pas danser » de Christophe Honoré (2009) et qui reprend le thème de la légende de Katel Gollet, Catherine, fille damnée.

Allez, à raconter aux petits nenfants le soir à la veillée. En attendant portez vous bien et à bientôt peut-être.

Parlons peu, parlons blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du stoïcisme et de l’endive braisée réunis, bonjour ! Oui, nous sommes le Samedi 23 novembre 2019, c’est à dire le troisième jour de frimaire ((mais non, pas fruits d’mer)  dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui Moulin-à-café-Peugeot-300x234produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) et qui arbore une jolie fleur moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu…

Parlons peu, parlons blues… R.L. Burnside, né Robert Lee Burnside le 23 novembre 1926 à Harmontown, Mississippi, et mort le 1er septembre 2005 à Memphis, est un chanteur, guitariste et compositeR.L-Burnside-D-ur de blues. Il a vécu la majeure partie de sa vie à Holy Springs, dans l’État du Mississippi. R. L. Burnside a passé le plus clair de sa vie dans les collines du  nord du Mississippi. Il a travaillé comme métayer et comme pêcheur tout en jouant de la guitare le week-end. Il a commencé à s’intéresser à la guitare peu après ses vingt ans en écoutant le disque de John Lee Hooker, Boogie Chilen (qui a inspiré les débuts de nombreux bluesmen comme Buddy Guy). Il a appris son style en écoutant également Fred McDowell qui habitait près de chez lui, ainsi que son cousin par alliance, Muddy Waters.

Dans les années 1950 Burnside déménage du côté de Chicago, où plusieurs membres de sa famille sont assassinés ; après ces crimes, il retourne dans son État natal. La voix de Burnside est puissante et caractéristique, il joue aussi bien de la guitare électrique ou acoustique (avec ou sans bottleneck). son style ronronnant est caractéristique du RL_Burnside-G-country blues des collines du Nord du Mississippi, différent du blues du Delta. «Aujourd’hui à la mode, R.L. Burnside a longtemps vécu dans la misère et l’indifférence des Américains… En 1959, il retourne définitivement dans le Mississippi et ouvre un petit bar local dans lequel il joue et vend son wiskey maison.» C’est en 67 que Georges Mitchell, ethnomusicologue, découvre Burnside qui a mis guitare et ampli au clou pour survivre. «… Il faut attendre 1979 pour qu’il puisse vraiment sortir de l’ombre grâce au chercheur David Evans et à Gérard Herzhaft qui après les avoir rencontré dans le Mississippi rapporta ces enregistrements en France et les fait éditer chez Vogue.»( Extraits de La grande encyclopédie du blues de G. Herzhaft chez Fayard) Sans doute le dernier grand interprète du delta blues.

Allez, bonne fin de semaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Adios, Durruti…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la métempsychose et de la soupe aux choux réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 22 novembre 2019, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

Il y a 83 ans, Barcelone enterrait Durruti.

Le 20 novembre 1936, mort de Buenaventura Durruti Dumange, à Madrid. Militant et activiste anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol, combattant antifranquiste, figure emblématique de l’anarchisme  espagnol. A noter que c’est aussi un 20 novembre, en 1975, que s’éteignit (enfin) à 83 ans, Francisco Franco y Bahamonde après un mois d’agonie et quarante ans de dictature. Le 22 de ce Durutti-D-mois de novembre, il y a 83 ans, les funérailles de Durruti à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de 500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoubliable : sa mort « avait frappé Barcelone au cœur »; une foule d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière.

Francisco Franco, le vainqueur de la sanglante guerre civile qui a dirigé l’Espagne d’une main de fer jusqu’à sa mort en 1975, a été exhumé, ce jeudi 24 octobre, de son mausolée monumental près de Madrid. Rassemblés près du cimetière, environ 200 nostalgiques du régime ont chanté l’hymne du parti fascisant de la Phalange, pilier du 3edefb_valley-fallen-monument-is-one-europe-largest-mass-graves-spain-exhume-franco-640x427régime du dictateur en faisant le salut fasciste, bras droit tendu en avant. Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez avait fait du transfert de la dépouille du « Caudillo » une priorité dès son arrivée au pouvoir en juin 2018, pour que ce mausolée ne puisse plus être un « lieu d’apologie » du franquisme. Ordonnée par Franco en 1940 pour célébrer sa « glorieuse Croisade » catholique contre les républicains « sans Dieu », la construction du « Valle de los Caidos » (« La vallée de ceux qui sont tombés ») a duré près de 20 ans et été réalisée par des milliers de prisonniers politiques. Ce complexe monumental est surplombé d’une croix de 150 mètres de haut, visible à des dizaines des kilomètres à la ronde.

En Espagne, les plaies sont loin d’être refermées. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Et que la crique me croque…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’ésotérisme et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 21 novembre 2019, 1er jour de frimaire dédié à la Raiponce, jolie fleur qui a la chance d’appartenir à la famille des campulacées, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas l’apanage de raiponce-orbiculaire-300x277n’importe quelle jolie fleur même… Dans une peau de vache! La Raiponce est aussi un légume dont on consomme toute la plante, racines et feuilles, à partir du mois de novembre. Ses jolies racines allongées, pointues, d’un blanc nacré à chair blanche, et croquante, sont d’une saveur douce et se mangent crues en salade, ainsi que ses feuilles, qui sont très tendres et analogues comme saveur à la mâche. Raiponce (en allemand Rapunzel) c’est encore le titre d’un conte recueilli par les frères Grimm. Une histoire de sorcière, de jeune fille aux longs cheveux et de prince charmant. Raiponce est le douzième des Contes pour les enfants et le foyer (Kinder- und Hausmärchen) de Jacob et Wilhelm Grimm. Oui je frimairesais, il se trouvera encore quelques pataphysiciens pour affirmer que le 21 Novembre 2019 est en réalité le Jeudi 19 As 147 St Courtial des Péreires, aérostier et inventeur. Quand à l’allégorie qui représente frimaire elle est toute symbolique. La scène de chasse ne fait pas qu’allusion à la saison, mais aussi au signe du Sagittaire correspondant à cette période. En hiver, le ciel est aussi dominé par la constellation du Grand Chasseur (Orion ). A l’inverse, le ciel d’été est dominé par le Scorpion (à l’opposé dans le ciel ). Dans la mythologie, ce scorpion fut envoyé par la déesse Gaïa (la Terre ) pour tuer Orion. La constellation d’Orion est suivie par celles du Petit Chien et du Grand Chien.

Les bretons vont célébrer (ou pas) St Koulman. En fait il s’agit sans doute de St Colomban qui débarqua de son curragh du côté de Saint-Malo après avoir traversé le Channel. Grand voyageur, il évangélisa l’Europe et du coup, le Vatican a accepté d’en faire le Saint patron des motocyclistes !  Nous sommes au milieu du VIè siècle, Clovis réunifie la koulman-200x300Gaule et en Bretagne Armoricaine règne Judicaël, Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Léon. Je vous fais grâce de la liste de ses quinze frères et sœurs dont la plupart refusèrent de faire l’ENA pour se consacrer à la carrière de saint.(Judoc,Winoc…) à gauche, la représentation de Colomban dans la vallée des saints et que l’on doit à Didier Hardellet, sculpteur de Huelgoat. Allez, passons à autre chose avant que le grand Cric ne nous croque (jusqu’au dix neuvième siècle, on utilisait l’expression: que la Crique me croque – ainsi A. Daudet: « … et quand vous rencontrerez, çà ou là, quelque tarasconnade par trop extravagante, que la crique me croque si elle est de mon invention! » A. Daudet, Port-Tarascon,1890.

Allez, sur ces considérations, je vous abandonne non sans vous remercier d’avoir consacré un peu de votre temps à visiter ce blog. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est toujours occupé…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la poésie ibérique et de la cochonaille du même nom réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 20 novembre 2019, 30è jour de brumaire dédié au rouleau, sorte de herse rotative encore nommée « brise-motte ».

En Palestine, pendant les travaux, la colonisation continue. J’avais décidé de ne plus traiter ce sujet tant le sort injustifiable réservé aux palestiniens, comme aux kurdcoloniees d’ailleurs, me noue les tripes mais, l’actualité nous rattrape. Les États-Unis ne considèrent plus contraires au droit international les colonies israéliennes en Cisjordanie, a annoncé, lundi 18 novembre, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo. Et pourtant,ces occupations de territoires palestiniens sont jugées illégales par l’Organisation des Nations unies (ONU) et une grande partie de la communauté internationale, qui voit en elles un obstacle majeur à la paix. Au moment où les partis israéliens mènent de difficiles tractations pour former un nouveau gouvernement, cette 19722501lpw-19722508-article-cisjordanie-israel-colonies-jpg_6686464_660x281décision peut être interprétée comme un coup de pouce au premier ministre israélien sortant, Benyamin Nétanyahou. Ce dernier a proposé, pendant la dernière campagne électorale, d’annexer une partie des colonies de Cisjordanie occupée. L’Union européenne a, pour sa part, réaffirmé sa condamnation de la politique de colonisation israélienne, en rappelant sa position. « Toute activité de colonisation est illégale au regard du droit international et compromet la viabilité de la solution à deux États et les perspectives d’une paix durable, comme le réaffirme la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Pendant ce temps,  la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a statué en faveur d’une législation controversée concernant l’étiquetage « des denrées alimentaires originaires de territoires occupés par l’État produits-territoiresd’Israël ». Au nom de « l’information des consommateurs », celles-ci doivent « porter la mention de leur territoire d’origine » et indiquer si, à l’intérieur de ce territoire, elles proviennent d’une colonie israélienne. L’État hébreu a aussitôt dénoncé une décision qui pourrait nuire à son image et à ses exportations. Et pendant que les diplomates s’égosillent, la  population en Cisjordanie, à l’exclusion de Jérusalem-Est, est passée de 16 200 autour des années 80 à 427 800 en 2018, selon l’organisation israélienne Peace Now. Cette croissance  rend de plus en plus difficile, voire impossible, la création d’un État palestinien à côté d’Israël.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.