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La vie en Rosetta…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du Gospel et de la galette de blé noir réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 09 octobre 2019, 18è jour de vendémiaire dédié au sarrazin. Chez nous on l’appelle le blé noir ce qui, de toute évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une graminée et se particularise en étant dépourvu de gluten ce qui, j’en suis convaincu, champ-sarrasin-300x170vous fait une belle jambe. J’ai souvenir d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin qui portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec « la complète » du Finistère. Ici, un champ de sarrasin en fleur de chez Hellégouet à Guipavas un des producteurs qui fournit régulièrement le restaurant brestois Le Ruffé dont je vous parle de temps à autre. Ici on pratique l’agriculture de conservation des sols, en valorisant au maximum les processus naturels qui permettent de nourrir la plante. Pour cela, il faut éviter de perturber mécaniquement le sol qui bénéficie en permanence de couverts végétaux (moutarde, phacélie, navette, tournesol, niger, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, vesce…). Les rotations de cultures sont plus longues, mais le rendement augmente après plusieurs cycles.

Je souhaitais évoquer la vie de Sister rosetta Tharpe disparue un 9 octobre en 1973. Cette chanteuse de gospel était en fait une représentante du Holy Blues. C’est la fille d’une évangéliste itinérante. Rosetta -D-Elle joue très tôt de la guitare et du piano. En 1934 elle épouse le révérend Thorpe. Chanteuse et guitariste remarquable comme le montre cette vidéo, elle est très tourné vers le swing. Elle va débuter dans les orchestres de Cab Calloway et Lucky Millinder mais délaisse assez vite la musique profane pour se consacrer au gospel. Elle va enregistrer une série de titres en compagnie de Sammy Price et de son trio, si l’inspiration est religieuse, le feeling est très blues.

Son chant et son jeu de guitare en diable font de ses gospels certains des meilleurs morceaux de la musique américaine de cette époque. Rosetta s’associe ensuite à la chanteuse Marie Knight. Le duo obtient un grand succès et enregistre abondamment. Elle se remarie en 1951 et Rosetta -G-dès 57 s’envole pour une tournée en Europe qui l’installe définitivement comme une vedette. Pour l’anecdote, elle fait une apparition dans le film la vie rêvée d’Amélie Poulain. Sources:la grande encyclopédie du Blues. Le 9 Octobre 1973, âgée de 57 ans, Sister Rosetta Tharpe nous quitte pour un autre monde. « The Godmother Of Rock and Roll » pour qui le public arpentait les États-Unis afin d’assister à ses représentations ne trouva le jour de ses funérailles qu’un cortège tout juste suffisant pour remplir la moitié d’une église. Et, celle qui fût un jour la reine des scènes, radios et télévisions, se vit offrir comme dernier lieu de représentation une tombe anonyme. Désolant non !

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Commandante Che Guevara…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’école émancipée et du veau jardinière réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 08 octobre 2019, 17è jour de vendémiaire dédié à la citrouille. Pour les pataphysiciens convaincus, le Mardi 3 Haha 147
St Gibus, franc-maçon fête suprême quarte
; tandis que par chez nous, on célèbre les Morgan; joli prénom issu du Gallois et formé de mor (en breton: meur), « grand », et gann adouci de kann, « brillant, pur » ; la traduction « né de la mer » est erronée si l’on en croit Albert Deshayes. Au pays de Galles, ce petit-fils de Meurig ap Twedrig a donné son nom au comté du Morgannwg ou Glamorgan, dont la capitale est Cardiff.

Tout à fait autre chose.

C’est un 08 octobre en 1967, en Bolivie, dans le ravin de Quebrada dele-Chel Yuro, après trois heures de combat, que le Che est capturé avec Simón Cuba Sarabia. En 1951, Ernesto Guevara, que l’on ne surnomme pas encore Le Che, accompagné de son ami Alberto Granado, vont entreprendre un long voyage en Amérique latine. Ils chevauchent une vieille moto, Norton 500cm3 (mon père en possédait une dans les années 5O) qu’ils ont nommé « la vigoureuse », poderosa en espagnol. C’est au Chili, dans les mines de Chuquicamata qu’ils vont découvrir les conditions de vie des mineurs. Cette expérience va renforcer chez lui l’idée que les inégalités ne peuvent être abolies que par la révolution.

Après avoir voyagé au Guatemala pour s’inspirer des réformes mises en œuvre par Arbenz Guzman, président renversé par un coup d’État soutenu par la CIA, il rejoint le mouvement du 26 juillet, groupe révolutionnaire dirigé par un certain Fidel Castro. Il va faire partie des 82 hommes partis avec Castro en novembre 56 pour Cuba à bord d’un che-mightyvoilier, le Granma. Ils sont attaqués dès leur débarquement par l’armée de Batista, le dictateur Cubain. Une vingtaine d’hommes seulement survivront. Le Che écrira plus tard que lors de cet affrontement, il choisit de se débarrasser de son sac médical pour ramasser une caisse de munitions, passant ainsi du statut de médecin à celui de combattant. Je vois à vos mines gourmandes que vous vous posez la question: Existe t-il un Mighty du Che ? Et bien oui, le voici, ici à gauche.

https://youtu.be/JcPm5Rn36Kw

La suite vous la connaissez, le Che est devenu une icône et sa photo réalisée par Alberto Corda est l’une des plus célèbres au monde.(ici à droite, une autre, moins connue avec Jean-Paul Sartre et Simone) Petite anecdote, « che » en argentin ça veut dire l’homme, un peu comme « hombre » ou comme disent les ricains « hey man » et notre ami Sartre-et-le-CheErnesto en Bolivie ponctuait toutes ses phrases par « Che ». De là lui est venu le surnom de « Che l’argentin », puis tout simplement « le Che ». Amusant, non! Bien entendu, vous en conviendrez, tout cela n’a strictement rien à voir avec les citrouilles, encore moins avec les crêpes dentelles, mais justement, ce blog n’a pas pour réputation de faire dans la dentelle.

En attendant nos prochaines aventures, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Jolie fleur de papillon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la botanique-pour-les-nuls et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 07 octobre 2019, 16è jour de vendémiaire dédié à la belle de nuit aussi connue sous le nom de Merveille du Pérou, de la famille des Nyctaginacées (rien à voir avec les Nyctamaire qui se développent sur le vieux port…), poussant aussi bien dans les jardins que dans les milieux incultes. Originaire d’Amérique subtropicale, elle fut introduite en Europe à la labelle de nuitfin du XVIe siècle. Elle tient son nom de sa principale caractéristique, ses fleurs s’ouvrent pleinement la nuit et se referment au petit matin. La partie la plus utilisée est sa grosse racine pivotante, en forme de navet. En Guadeloupe, on en constitue des emplâtres pour soigner les entorses. Au Brésil, les indiens Kayapos sniffent la poudre des fleurs séchées pour soigner les maux de tête et utilisent des décoctions de la racine pour laver les plaies et traiter les affections dermatologiques comme la lèpre. Au Pérou, le jus extrait des fleurs est utilisé pour les lésions herpétiques et le mal aux oreilles. Au Mexique, des décoctions de la plante entière servent pour la dysenterie, les blessures infectées et les piqures d’abeilles et de scorpions. Cette fleur fluorescente déploie ses pétales afin d’exposer des corolles luminescentes qui attirent les papillons de nuit afin d’assurer sa reproduction. A propos de papillon regardez cette petite vidéo (si j’arrive à résoudre mon problème d’intégration) autour d’une chanson de Jean Constantin et amusez vous à reconnaitre Jean Carmet, Annie Cordy ou Louis de Funès.

https://youtu.be/MNoCmOnQR3g

Ah, Jean Constantin,on lui doit entre autres Mon manège à moi pour Edith Piaf et Mon truc en plumes pour Zizi Jeanmaire, c’était un personnage jovial reconnaissable a sa moustache et a sa robuste stature.  Il s’était fait une spécialité dans le registre de la chanson loufoque et amusante. En 1955, avec Jean Dréjac (auteur du « Petit vin blanc »), il se fait remarquer en signant Jolie fleur de papillon, qui fut un des premiers succès de Annie Cordy. La même année, il écrit Mets deux thunes dans l’bastringue, pour Catherine Sauvage. On lui doit également plusieurs musiques de films, dont celle des « 400 coups », de François Truffaut.

Allez, je fais court car on m’appelle au jardin; je dois ramasser mes pommes. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ecolâtre toi même…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’arlésienne et du canotier réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 05 du mois d’octobre 2019, date qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 450px-Abbaye_de_Saint-Maurice_-_Clohars-Carnoëtde vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le calendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu… Par ici, on s’apprête à fêter les Moris qui fut, chacun le sait, abbé de Langonnet et fondateur de l’abbaye de Clohars-Carnoët au 12e siècle (à gauche, quelques ruines de l’abbaye). Il était écolâtre, ce qui n’est pas un gros mot, mais nous apprend qu’il était chargé de l’éducation des oblats, les Grecs disaient scholarques. Ainsi, au Lycée, chez les Aristotéliciens, ce fut Théophraste le premier scholarque (322 avant J.C.). Étonnant, non!

Tout à fait autre chose, quoique !

Les éditions Allia ont eu la bonne idée de rééditer une perle de la littérature qui, me semble t-il, trouve aujourd’hui tout son sel. Il s’agit de: «  Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » que l’on doit au baron d’Holbach, ami de Diderot. Philosophe français d’origine allemande, érudit et fortuné, Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach est, grâce au salon qu’il anime, l’une des grandes personnalités de la vie parisienne. Sa formation aux sciences naturelles lui permet de collaborer Baron-dHolbachà l’Encyclopédie pour des articles de chimie et de minéralogie. Matérialiste et fataliste athée, Holbach s’oppose à toutes les doctrines religieuses, instruments du despotisme. Sans être vraiment novateur par les concepts qu’il développe, il emprunte ses idées aux sources les plus variées. Il les combine et les développe avec une grande hardiesse qui l’oblige à publier ses ouvrages sous un pseudonyme. Sa philosophie est exposée dans « Le christianisme dévoilé » et « Système de la nature », véritable code de l’athéisme. Il y décrit un univers entièrement déterminé par le principe de la causalité qui s’applique à toute la matière, excluant donc toute intervention divine. Ce sont la peur et l’ignorance qui conduisent les hommes à croire en Dieu et les poussent vers les religions.« L’homme n’est superstitieux que parce qu’il est craintif, il ne craint que parce qu’il est ignorant. » Un petit livre donc, à méditer en ces temps où il est à nouveau de bon ton de se  montrer à la cour.

Bonne lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.
 

René Bianco: Anar mais pas que…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la philosophie sans boudoir et du p’tit LU réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 04 octobre 2019, 13è jour de Vendémiaire dédié au Potiron mais, ne doutez pas de ceux qui affirmeront que le 04 Octobre 2015 est en réalité le Vendredi 27 Absolu 147 Stes Gigolette et Gaufrette, dogaresses, ils sont pataphysiciens. Que cela ne vous empêche pas d’avoir une pensée pour: René Bianco d’Acierno

Militant et historien anarchiste, libre-penseur et franc-maçon (et non pas libre pinson et franc masseur); Fils d’un postier libertaire d’origine italienne, naît à Marseille le 4 octobre 1941. C’est dans « Le Libertaire » et le « Canard enchaîné » journaux auxquels son père était abonné qu’il apprendra à lire. Après un Baccalauréat de philosophie, il exerce divers emplois avant de rentrer en 1961 à l’Éducation Nationale (il y terminera sa carrière en 2002 en tant que professeur d’Histoire et Géographie). BiancoDébut 1960, ayant fait la connaissance d’André Arru, il commence à fréquenter un groupe anarchiste à Marseille. Son action le pousse aussi à militer au sein du courant de « l’École émancipée », à la « Libre Pensée » et dans la franc-maçonnerie. Le 14 avril 1960, il participe à la création du groupe des « Jeunes Libertaires de Marseille » et à ce titre prendra part à l’organisation de « Campings libertaires internationaux » et un temps aux activités de la « Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires ». Durant la guerre d’Algérie il participe à un petit groupe clandestin de lutte contre l’OAS et d’aide aux insoumis. Il soutient également l’action de Louis Lecoin en grève de la faim pour l’obtention d’un statut pour les objecteurs de conscience. En 1965, il est un des membres fondateurs du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme (CIRA) de Marseille (le CIRA, basé à Lausanne, fait un travail extraordinaire de mémoire et d’archivage de l’anarchisme). Il participe alors à différentes actions culturelles et co-fonde, en 1967, l’association « Culture et liberté ».

A partir de 1971, il s’occupe des relations internationales anarchistes. Cette activité militante ne l’empêche pas de reprendre en 1969 des études supérieures à la faculté de Lettres d’Aix-en-Provence. En 1971, il obtient un diplôme de l’Institut d’Études Politiques; en 1977, un Bianco-droitedoctorat de 3e cycle d’histoire, et en 1988 une thèse d’État pour son remarquable travail : « Un siècle de presse anarchiste d’expression française dans le monde 1880-1983″. Biographe de nombreux anarchistes dans le « Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français » ainsi que dans la presse libertaire, il est en outre l’auteur de plusieurs études sur des personnes aussi diverses que Paraf-Javal, Han Ryner ou Louise Michel, ainsi que des travaux d’histoire sur la Commune de Marseille, les anarchistes en Provence ou durant la Résistance, etc. qui seront publiés pour la plupart dans les Bulletins du Cira. Terrassé par la maladie, il nous quitte dans sa 64ème année.

Allez, comme disait mon aïeule: « À la Saint-François, la bécasse est au bois. » portez vous bien et à bientôt peut-être.

Chapeau l’artiste !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la royale bravitude et du coco paimpolais réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 03 Octobre 2019. En ce douzième jour de vendémiaire, consacré à l’immortelle, coup de chapeau à un artiste qui en portait toujours un: Stevie Ray Vaughan.

Il est né un 3 octobre à Dallas, de triste mémoire, on lui doit, parait-il, l’apport de la guitare électrique dans le blues. En 2003, le magazine Rolling stone le classe parmi les meilleurs guitaristes de tous les temps, excusez du peu. Il va beaucoup s’inspirer de Jimi Hendrix et de BB steevie Ray VaughanKing mais aussi de Buddy Guy dont je vous ai déjà parlé ici. C’est David Bowie qui va le repérer au Montreux Jazz Festival et l’inviter à jouer sur son album Let’s dance, sorti en 1983. Aux prises avec la drogue et l’alcool au milieu des années 1980, il commence une cure de désintoxication en Géorgie, et s’en sort totalement. Pour son retour, il enregistre l’album In Step en 1989, qui remporte le Grammy Award du meilleur disque de blues contemporain. Son retour sur le devant de la scène sera de courte durée puisqu’il va trouver la mort dans un accident d’hélicoptère le 27 août 1990. « Personne ne m’avait autant imposé le respect. La première fois que j’ai entendu Stevie Ray, c’était à la radio, dans ma voiture, je ne savais pas qui il était, et je me suis dit : ce gars-là va faire trembler le monde. » Eric Clapton.

En tous cas, ça balance sévère ! Voilà pour ce jour d’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la St Mélar, le cénobite s’lève tard…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis du légendaire breton et de la galette complète réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 02 octobre 2019, 11è jour de vendémiaire dédié à la pomme de terre. Donc, comme promis, quelques mots à propos de saint Mélar.

Rappel historique selon Albert Le Grand :  « Les histoires de Bretagne nous aprennent qu’aprés la mort d’Alain deuxième du nom, surnommé le Long, onzième Roy de Bretagne Armorique, avenuë l’an 670. Daniël, surnommé Drem-Rutz, fils de Jean, Comte de Cornoüaille, parvint à la couronne, &, de la fille de l’Empereur Leonce, ou Leon II. eut deux Melarenfans, les Princes Budic & Maxence. Budic partagea le Royaume avec Macliau Comte de Vennes, & prit pour soy le Royaume Dononéen, ou de basse Bretagne, & eut de sa femme trois fils, Theodoric, Meliau & Rivode. Budic mort, Maxence, son frere, s’empara du Royaume & en expulsa ses néveus; mais Theodoric, venu en âge de porter les armes, fit la guerre à son oncle Maxence & le contraignit de luy rendre son royaume, &, craignant que S. Guigner, fils de Clyton, Roy d’Hybernie (qui étoit descendu en Bretagne avec 300. compagnons) vint au secours de Maxence, il les mit tous à mort, &, en punition de ce massacre, il perdit son Etat, car il n’eût qu’un fils, nommé Inocus, lequel se fit Prestre; & ainsi, après sa mort, le Royaume parvint à son second frere Meliau, père de nostre saint Melar; lequel, ayant regné sept années en grande prosperité, fut traîtreusement tué par son frere Rivodius. »

Voici donc chers lecteurs la triste et éprouvante histoire de ce pauvre Mélar qui fut toute sa courte vie en butte à la méchanceté du cruel Rivode, son oncle. Celui-ci essaya de l’empoisonner, lui fit couper une main et un pied, On dit qu’après sa guérison, les amis de son défunt père lui firent adapter une main d’argent et un pied d’airain, lesquels se seraient mus comme s’ils étaient des memtombeaubres à part entière, ce qui lui valut une certaine habileté. In fine Rivode, après avoir assassiner le père fit décapiter le fils. A gauche, la crypte saint Mélar à Lanmeur. « Cét assassinat ne resta pas impuny, car Kyoltanus, ayant présenté la teste de S. Melaire au tyran Rivode, monta sur la montagne prochaine, pour contempler les terres qui luy avaient esté promises; mais, si-tôt qu’il eut levé la veuë pour les regarder, les yeux luy tomberent de la teste, &, peu après, il mourut miserablement; quant à Rivode, il devint furieux & enragé, & mourut, le troisième jour de sa maladie, sans avoir joüy des Estats qu’il avoit tant desirés. » Biens mal acquis…

La tradition rapporte qu’un jour, saint Mélar, qui cheminait sur la route allant de Carhaix à Lanmeur (ancienne voie romaine) près de la ferme de Guerlavrec entre Botsorhel et Plouigneau ( je connais bien le coinla chapelle pour y avoir résidé quelques années) non loin de la chapelle Saint-Éloy, aperçut deux cavaliers ennemis qui le poursuivaient. Le saint se recommanda aux soins de la Providence et se coucha par terre, au bord du chemin : miracle, la terre s’enfonça sous lui, formant une fosse proportionnelle à sa taille, les herbes et les fleurs se rejoignirent par-dessus de sorte que les assassins passèrent sans le voir. Cet endroit, appelé Guélé Sant-Mélar (« Le lit de saint Mélar ») est situé dans l’enceinte de la chapelle, ici à droite.

Allez, je m’arrête là car je dois sortir pour arrimer tout ce qui peut s’envoler; coup de vent annoncé sur la pointe Finistère; portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un révolté de toutes les heures…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la contre-culture et du navarin aux pois chiches réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 1er octobre 2019, dixième jour de Vendémiaire dédié à la cuve. Par ici Hoel_de_Nantes2-300x254(Bretagne) on fête les Uriell. C’était une des filles de Hoël III, roi de l’Armorique, qui, marié vers 590, à Pritelle, en eut seize garçons et six filles (et, un autre enfant. Ajoutais mon aïeule, toujours à faire son intéressante.). Continuons d’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits le souvenir de ces militants que l’ingratitude populaire a reléguer aux oubliettes de l’histoire. (C’est beau comme du Zola.)

Aujourd’hui 1er octobre saluons Fernand Pelloutier puisque c’est le jour anniversaire de sa naissance en 1867. Socialiste Républicain puis anarchiste, il sera un syndicaliste révolutionnaire jusqu’à la fin de ses jours. Il débute (mal) sa scolarité en fréquentant le petit séminaire de Guérande (ça manque pas de sel !). Séminaire d’où il sera d’ailleurs renvoyé. Dès lors il s’oriente vers le journalisme et collabore à « la démocratie de l’Ouest » dont il prendra bientôt la direction. Il fonde ensuite à Saint- Nazaire une section du parti ouvrier français « l’émancipation ». Au congrès ouvrier de 1892 il se distingue par son appel à la grève générale universelle, ce qpelloutier caricatureui l’oppose à Jules Guesde et entraine sa démission. En 1895, il devient secrétaire général de la fédération des bourses du travail. Ce sera son œuvre maîtresse à laquelle il va consacrer jusqu’à ses dernières forces. Atteint de tuberculose, il succombera le 13 mars 1901, il n’a que 33 ans. « …Nous sommes ce que ne sont pas les politiciens, des révoltés de toutes les heures, hommes vraiment sans dieu, sans maîtres et sans patrie, les ennemis de tout despotisme…C’est à dire de toutes les dictatures, y compris celle du prolétariat. » (Sources: L’éphéméride anarchiste – fiche complète dans le Maitron en ligne )L’illustration est de Fred Sochard.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.