Vous lisez actuellement les articles publié le octobre 24th, 2019

Page 1 de 1

ça branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la numérologie et de la crêpe dentelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 24 octobre 2019, troisième jour de brumaire dédié à la poire.

En ce temps là, Josué conduisit son armée autour de l’enceinte de la ville pendant sept jours, accompagné par sept prêtres, portant sept quand tout sera privé...trompettes. Le septième jour, il a encerclé Jéricho à sept reprises et a crié, puis les murailles tombèrent. Je crains, hélas, qu’il faille plus de 777 manifs pour faire tomber les murailles de la finance internationale et mettre à mal ce Moloch des temps modernes. Aujourd’hui, ce dieu féroce  réclame aux peuples de nouveaux sacrifices et exige que les bijoux de familles soient cédés au plus offrant. Les hôpitaux, les aéroports, les chemins de fer, les grands barrages, l’éducation, la santé, tout doit passer au privé.

Au lendemain de la première guerre punique, dans laquelle s’étaient affrontés Carthage et Rome, les mercenaires engagés par CarthageMoloch, lassés d’attendre une solde cent fois promise et jamais payée, firent le siège de Carthage. Plutôt que de payer enfin ses dettes, le Conseil des Anciens décida alors de réitérer le Moloch. Chaque famille de Carthage, dut livrer un enfant pour le sacrifice. La foule commença à défiler, jetant au feu, à travers l’énorme bouche incandescente, bijoux et richesses. Des membres du clergé, les Dévoués, s’appliquèrent mille supplices, se perçant la poitrine de pointes de fer, se fendant les joues, sa lacérant tout le corps. Puis l’on poussa le premier enfant. Un prêtre étendit sa main sur lui, et le chargea de tous les péchés du peuple pour satisfaire la colère de Baal.

Oui, la crise est là, politique, économique, financière, sanitaire, environnementale, morale, sociale… Au Liban, au Chili, en Espagne, à Honkong, au Yemen, en Bolivie, au Kurdistan, à Haïti… Partout la colère gronde et s’habille de jaune. Mais de quelle crise, parle t-on , sinon celle du système capitaliste, acculé dans ses derniers retranchements, il fait ce qu’il a toujours violencesfait; il use et abuse de la force, de la répression, de la violence. Les tentatives de rebellion, de résistance, de protestation prennent différentes formes mais, au final, ce sont les peuples, les citoyens, qui sont sacrifiés et subissent de plein fouet les effets des politiques totalement contraires à leurs intérêts, supprimant toujours plus leurs ultimes protections, en particulier sociales, et les livrant pieds et poings liés au Grand Capital qui se servira d’eux pour s’enrichir toujours plus quel que soit le coût social, humain, environnemental…

L’histoire nous apprend que ce système la ne connait qu’une manière de s’en sortir: le Krach financier (1929), la guerre (1939) ou les deux (1990). Allez, restons optimistes, portez vous bien et à bientôt peut-être.