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René Bianco: Anar mais pas que…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la philosophie sans boudoir et du p’tit LU réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 04 octobre 2019, 13è jour de Vendémiaire dédié au Potiron mais, ne doutez pas de ceux qui affirmeront que le 04 Octobre 2015 est en réalité le Vendredi 27 Absolu 147 Stes Gigolette et Gaufrette, dogaresses, ils sont pataphysiciens. Que cela ne vous empêche pas d’avoir une pensée pour: René Bianco d’Acierno

Militant et historien anarchiste, libre-penseur et franc-maçon (et non pas libre pinson et franc masseur); Fils d’un postier libertaire d’origine italienne, naît à Marseille le 4 octobre 1941. C’est dans « Le Libertaire » et le « Canard enchaîné » journaux auxquels son père était abonné qu’il apprendra à lire. Après un Baccalauréat de philosophie, il exerce divers emplois avant de rentrer en 1961 à l’Éducation Nationale (il y terminera sa carrière en 2002 en tant que professeur d’Histoire et Géographie). BiancoDébut 1960, ayant fait la connaissance d’André Arru, il commence à fréquenter un groupe anarchiste à Marseille. Son action le pousse aussi à militer au sein du courant de « l’École émancipée », à la « Libre Pensée » et dans la franc-maçonnerie. Le 14 avril 1960, il participe à la création du groupe des « Jeunes Libertaires de Marseille » et à ce titre prendra part à l’organisation de « Campings libertaires internationaux » et un temps aux activités de la « Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires ». Durant la guerre d’Algérie il participe à un petit groupe clandestin de lutte contre l’OAS et d’aide aux insoumis. Il soutient également l’action de Louis Lecoin en grève de la faim pour l’obtention d’un statut pour les objecteurs de conscience. En 1965, il est un des membres fondateurs du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme (CIRA) de Marseille (le CIRA, basé à Lausanne, fait un travail extraordinaire de mémoire et d’archivage de l’anarchisme). Il participe alors à différentes actions culturelles et co-fonde, en 1967, l’association « Culture et liberté ».

A partir de 1971, il s’occupe des relations internationales anarchistes. Cette activité militante ne l’empêche pas de reprendre en 1969 des études supérieures à la faculté de Lettres d’Aix-en-Provence. En 1971, il obtient un diplôme de l’Institut d’Études Politiques; en 1977, un Bianco-droitedoctorat de 3e cycle d’histoire, et en 1988 une thèse d’État pour son remarquable travail : « Un siècle de presse anarchiste d’expression française dans le monde 1880-1983″. Biographe de nombreux anarchistes dans le « Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français » ainsi que dans la presse libertaire, il est en outre l’auteur de plusieurs études sur des personnes aussi diverses que Paraf-Javal, Han Ryner ou Louise Michel, ainsi que des travaux d’histoire sur la Commune de Marseille, les anarchistes en Provence ou durant la Résistance, etc. qui seront publiés pour la plupart dans les Bulletins du Cira. Terrassé par la maladie, il nous quitte dans sa 64ème année.

Allez, comme disait mon aïeule: « À la Saint-François, la bécasse est au bois. » portez vous bien et à bientôt peut-être.