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Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la solitude enchantée et du foie gras poêlé réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 31 Octobre 2019, c’était généralement le 10e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé la-poulejour de la charrue qu’il convient de ne pas mettre avant les bœufs. Vous venez d’apprendre qu’il vous faudra travailler deux années supplémentaires pour accéder à une misérable retraite, votre taxe d’habitation a augmenté de 15%, le joint de culasse donne des signes de lassitude et la lombalgie qui vous plie en deux n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Prenez un verre de scotch et glissez sur la platine un vieux 33t de Illinois Jacquet, du sax, du vrai.

Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié Créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et Count Basie avant de créer son propre big band. C’est en Californie qu’il sera remarqué par Nat King Cole et très vite illinoisil deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc. Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le Blues avec le président Bill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946. La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Monde comme il va…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du « beau parler» et de la figue de barbarie réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 octobre 2019, neuvième jour de Brumaire qui était dédié à l’alisier dans notre calendrier républicain. C’est bien connu, tous les cochons vous le diront, en Bretagne, l’alisier se métro-300x167ramasse à la tonne !!! C’est aussi la fête à Bienvenue qui était une dominicaine de Cividale dans le Frioul en Italie et donc qui n’a rien à voir avec notre Bienvenüe à nous qu’on à en Bretagne. Fulgence, né à Uzel (22) en 1852, réussit à 18 ans son entrée à Polytechnique et devint ingénieur des Ponts et Chaussées. Il entrera au service de la ville de Paris et mettra en œuvre le chantier du métropolitain. Son nom est désormais accouplé à celui de la station Montparnasse, mais pas pour souhaiter (bien des voyageurs le croient) à nos gens de l’Ouest qui descendent du train… « La bienvenue à Paris ».

A part cela, dans le monde on continue à s’entretuer allègrement, SP20180819_ExtremeDroite-1200le réchauffement s’accélère, le brexit s’enlise, le Chili s’excite, Trump a ajouté un barbu à sa collection, Barcelone n’est plus ce qu’elle était, en Thuringe (allemagne) la résistible ascension de l’AFD (extrême droite) se  confirme, en Argentine, c’est le retour des Péronistes, en Ombrie, c’est la droite de Salvini qui triomphe. La Californie est en feu, le Groenland est en train de fondre, Greta s’en mord les couettes et on voudrait que j’ai le moral.
Heureusement il y a la trompette de Miles, le talent de Duke, le génie du « Bird » , le tempo de Cab’Calloway, la maestria de Bill Evans, les fulgurances de Dizzy Gillespie, les envolées du Big Fats, le spleen de Billie Holiday, pour nous rassurer sur les capacités de l’humanité à produire autre chose que du Régent et du Gaucho, des pesticides, des insecticides, des herbicides, des fongicides, des féminicides…Mais à quand un prix Nobel pour celui qui inventera la connerieticide ? En attendant, la zénitude étant la force principale désarmée…(Je ne suis pas mécontent de celle-là) je vais reprendre le train-train (malgré les grèves) du retraité pépère et retrouver une activité normale comme disaient les guignols de l’info. Portez vous bien et, à bientôt Peut-être.         

L’irreligion de l’avenir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’oxymore et du kig ha farz réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 29 octobre 2019 et en ce huitième jour de Brumaire nous célébrons, la scorsonère dont  la racine scorsonereest censée guérir de la morsure des vipères (scorzone en italien). Je vois à votre air ébahi que vous n’avez pas reconnu ce que nous, petites gens, appelons (à tort) le salsifis noir. Elle est pourtant connue depuis fort longtemps : La Quintinie (jardinier du Roi Soleil) disait d’elle «  [...] c’est une de nos principales racines, admirable cuite, soit pour le plaisir du goût, soit pour la santé du corps ». « Scorsonère » est apparu sous cette forme en 1671.

Voici un court portrait d’un poète et philosophe libertaire, Jean-Marie Guyau. Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa Guyau-G-mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno . Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.

Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure », et encore « Problèmes de l’esthétique 220px-Jean-Marie_Guyau_-_Moralecontemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses derniers ouvrages « Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction » (1884) et « l’irreligion de l’avenir » (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ». Pierre Kropotkine  s’y réfère également dans La Morale anarchiste, allant même jusqu’à faire de Guyau le « jeune fondateur de l’éthique anarchiste », éthique qu’il définit comme « la science de la morale des sociétés ».

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Duos habet et bene pendentes…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 28 octobre 2019, 7è jour de brumaire dédié à la figue… Savez vous que Platon était un grand amateur de figue à tel point qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la 13076969ea_50144176_10378-figuierdécouverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ans. Aujourd’hui, c’est la St Jude (c’est Jude son prénom). « Apprenons de ce saint apôtre Jude à demeurer en repos, non sur l’évidence d’une réponse précise, mais sur l’impénétrable hauteur d’une vérité cachée ». dixit: Bossuet. C’est beau comme du Morano…  permettez moi ce petit message personnel à l’adresse de mon ainé qui se trouve tout là-bas, de l’autre côté de la Manche à se demander si le brexit c’est du lard ou du bacon…

Il existe à Vaison-la-romaine dans le Vaucluse une collection nationale de près de trois cents figuiers de toutes variétés. Mais le plus drôle c’est ceci : La couille du pape, est une confiture popularisée par le maître confitconfitureurier Francis Miot et réalisée avec une variété de figue de Provence. La couille du pape, dite aussi marseillaise, était offerte aux mendiants à la sortie de la messe de minuit le soir de Noël. On en fait maintenant des confitures. On prétend que son nom vient de l’époque où les papes séjournaient en Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité vraie. Ceci en raison de la légende de la papesse Jeanne, qui aurait contraint depuis l’Église à procéder à une vérification rituelle de la virilité des papes nouvellement élus. Un ecclésiastique doit examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée. L’inspection terminée, il peut InocencioXpruebas’exclamer « Duos habet et bene pendentes » (« il en a deux, et bien pendantes »), ce à quoi le chœur des cardinaux répond : « Deo gratias » (« rendons grâce à Dieu »). C’est Francis Miot, fondateur à Uzos, de « La maison Francis Miot – Féerie gourmande », qui a lancé cette production dont il a déposé la marque au même titre que deux autres de ses productions phares Cucu la praline et les fameuses Coucougnettes du Vert Galant. L’homme ne manque pas d’humour, outre ses marques déposées, il a créé aussi les tétons de la Reine Margot et les Galipettes. A mon avis, on ne doit pas s’ennuyer dans sa cuisine.

Allez, merci d’être passé entre les chrysanthèmes et les cucurbitacées, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Passez un bon dimanche (de pelle à gâteau…)

 

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Poètes, vos papiers…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la propédeutique et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi  26 octobre 2019, 5è jour de brumaire dédié à l’oie…Tandis qu’en Bretagne on célèbre saint Alar. Enfin, c’est pas une obligation non plus, hein ! Pour agrémenter notre galerie de portraits, aujourd’hui quelques mots à propos de Géo Norge, décédé un 25 octobre, pseudo de Georges Mogin, grand poète belge dont de très beaux textes furent interprétés par Jeanne Moreau. Oyez celui-ci.

« Je mets beaucoup d’ordre dans mes idées.
Ca ne va pas tout seul:
Il y a des idées qui ne supportent pas l’ordre
Et qui préfèrent crever.
À la fin j’arrive à avoir beaucoup d’ordre,
Et presque plus d’idées.« 
Géo Norge

En compagnie de Raymond Rouleau, il fonde, en 1925, le théâtre du Groupe libre, un groupe avant-gardiste et éphémère qui mettra en scène Cocteau, entre autres. Norge meurt à Mougins, en 1990, précédé de quelques années par sa femme. Il est enterré dans le cimetière du norge2-b05d2Grand Jas à Cannes. Voici ce qu’en disait Piers Tenniel.
«Avec Henri Michaux, Geo Norge est le poète contemporain belge qui a le plus contribué à la vitalité de la poésie francophone. Comme il ne se prenait pas beaucoup au sérieux, on a souvent tendance à ne pas le prendre au sérieux. C’est un tort : sa poésie, pour légère qu’elle puisse paraître (dans le sens où la poésie de Charles Cros, de Germain Nouveau ou de Jules Laforgue est légère) n’en rend pas moins compte d’une palette étendue de bouleversements intérieurs, où, entre autres, la foi et le désespoir ont chacun leur tour.

Comme René Depestre, Max Jacob, Desnos, il ne joue pas au poète, il est « le plus naturellement du monde poète » et plutôt que d’essayer de nous impressionner par des Jeanne chante Norgeacrobaties verbales, il voudrait bien nous parler et nous rejoindre. Sa langue colorée, charnelle, vivante, joueuse, sa « langue verte » pour emprunter le titre d’un de ses livres publiés à la NRF, y parvient le plus souvent.» La vie et l’œuvre de Norge ont été évoquées par son ami Marc Alyn dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » de Pierre Seghers. C’est donc une poésie très neuve qui caractérise Norge, elle a pour modèles la chanson populaire et les fables, s’attache à décrire, à force d’argot, des anecdotes de la vie des gens simples, ceux d’en-bas, et se moque continuellement de la poésie « noble », c’est-à-dire de presque toute la poésie.

Et bien voila pour ce samedi pluvieux, en attendant un prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De Gouesnou à Quimperlé, la digue, la digue…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis du club des poètes disparus et du Waterzoï de poulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 25 Octobre 2019, quatrième jour de brumaire dédié à la betterave. C’est la St Crépin; ce qui faisait dire à mon aïeule: à la saint Crépin, les mouches voient leur fin. En Bretagne armoricaine, histoire de se faire remarquer, on célèbre Goueznou, saint homme qui a laissé son nom à une commune finistérienne (Gouesnou) à deux pas d’ici.

On prétend en effet, que cette paroisse fut fondée par Goueznou, neuvième évêque du Léon et qu’elle fut donnée à l’abbaye de Saint Georges de Rennes par la duchesse Berthe de Champagne, bien connue dans son canton, veuve du duc Alain, surnommé Barbe-torte, qui mourut à saint-gouesnou Nantes en l’an 952. Autrefois on portait ses reliques (celles de Goueznou) en procession le jour de l’Ascension. L’an 1342, Charles de Blois les porta. En 1417, le duc Jean V, son oncle. En 1455 le duc Pierre II en compagnie du connétable Arthur. Né en Bretagne insulaire, il perd sa mère à l’âge de dix huit ans. Son père Tudon part pour l’Armorique avec ses enfants, Goueznou, sa sœur Tudona et son frère ainé Masien. Ils auraient débarqué près de Brest, peut-être à Landéda. Ah, on savait accueillir les migrants à c’t’époque madame Michu…

Un jour notre bonhomme rencontre le tyran Conomor; celui-ci lui promet  « autant de terre qu’il pourrait clore de fossez en un jour ; le saint accepta le don et ayant mandé à son frère qu’il vînt à son aide, il prit une fourche et, la traînant par terre, il marcha environ deux lieues de Bretagne en quarré et à mesure qu’il traînait fontaine gouesnouce bâton fourché, la terre, chose étrange, se levait de part et d’autre et formait un gros fossé qui servait pour séparer les terres qui luy avaient esté données de celles du seigneur fondateur, lequel enclos est toujours tenu en telle révérence qu’autrefois il servait d’azile et de lieu de refuge aux malfaiteurs. » Ainsi naquit son Minihi. Au jour de l’Ascension, la reconnaissance de ce territoire donne lieu à une troménie (du breton tro-minihi « tour du minihi ») longue de quelques dix-huit kilomètres. A la mort de Houarzon, évêque du Léon, Goueznoù lui succède; il dirigera le diocèse pendant trente-quatre ans, jusqu’à sa mort, survenue accidentellement au cours d’une visite rendue à son ami Corbasius à Quimperlé. Accident de char sans doute, la route de Quimperlé est très piégeuse.

Bon et bien maintenant, vous savez tout… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

ça branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la numérologie et de la crêpe dentelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 24 octobre 2019, troisième jour de brumaire dédié à la poire.

En ce temps là, Josué conduisit son armée autour de l’enceinte de la ville pendant sept jours, accompagné par sept prêtres, portant sept quand tout sera privé...trompettes. Le septième jour, il a encerclé Jéricho à sept reprises et a crié, puis les murailles tombèrent. Je crains, hélas, qu’il faille plus de 777 manifs pour faire tomber les murailles de la finance internationale et mettre à mal ce Moloch des temps modernes. Aujourd’hui, ce dieu féroce  réclame aux peuples de nouveaux sacrifices et exige que les bijoux de familles soient cédés au plus offrant. Les hôpitaux, les aéroports, les chemins de fer, les grands barrages, l’éducation, la santé, tout doit passer au privé.

Au lendemain de la première guerre punique, dans laquelle s’étaient affrontés Carthage et Rome, les mercenaires engagés par CarthageMoloch, lassés d’attendre une solde cent fois promise et jamais payée, firent le siège de Carthage. Plutôt que de payer enfin ses dettes, le Conseil des Anciens décida alors de réitérer le Moloch. Chaque famille de Carthage, dut livrer un enfant pour le sacrifice. La foule commença à défiler, jetant au feu, à travers l’énorme bouche incandescente, bijoux et richesses. Des membres du clergé, les Dévoués, s’appliquèrent mille supplices, se perçant la poitrine de pointes de fer, se fendant les joues, sa lacérant tout le corps. Puis l’on poussa le premier enfant. Un prêtre étendit sa main sur lui, et le chargea de tous les péchés du peuple pour satisfaire la colère de Baal.

Oui, la crise est là, politique, économique, financière, sanitaire, environnementale, morale, sociale… Au Liban, au Chili, en Espagne, à Honkong, au Yemen, en Bolivie, au Kurdistan, à Haïti… Partout la colère gronde et s’habille de jaune. Mais de quelle crise, parle t-on , sinon celle du système capitaliste, acculé dans ses derniers retranchements, il fait ce qu’il a toujours violencesfait; il use et abuse de la force, de la répression, de la violence. Les tentatives de rebellion, de résistance, de protestation prennent différentes formes mais, au final, ce sont les peuples, les citoyens, qui sont sacrifiés et subissent de plein fouet les effets des politiques totalement contraires à leurs intérêts, supprimant toujours plus leurs ultimes protections, en particulier sociales, et les livrant pieds et poings liés au Grand Capital qui se servira d’eux pour s’enrichir toujours plus quel que soit le coût social, humain, environnemental…

L’histoire nous apprend que ce système la ne connait qu’une manière de s’en sortir: le Krach financier (1929), la guerre (1939) ou les deux (1990). Allez, restons optimistes, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A bas les calottes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la théorie des probabilités discrètes et du chinchard en papillote réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 23 octobre 2019, deuxième jour de Brumaire, dédié, qui l’eut cru, au céleri. En ces temps troublés où les fanatismes religieux tentent de s’engouffrer dans les failles de la République, évoquons Sylvain Maréchal.

C’était un écrivain, poète, pamphlétaire français, précurseur de l’anarchisme. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Belle utopie non ? Très vite, ses critiques du pouvoir absolu et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses œuvres littéraires. Il est condamné à quatre Marechal-D-mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire. Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Il ne prend pas parti dans le conflit entre les Girondins et les Jacobins et s’inquiète du tour pris par la révolution. Sa rencontre avec Babeuf et sa « conjuration des Égaux », va en faire l’un des précurseurs du mouvement libertaire et l’un des premiers anarchistes. Publiant de manière anonyme après son emprisonnement de 1788, Sylvain Maréchal échappe ainsi aux poursuites judiciaires et peut écrire jusqu’à sa mort. Sylvain Maréchal, « l’homme sans Dieu », est sans doute l’un des plus fervents partisans de l’athéisme durant la Révolution.

Bon, il faut bien le reconnaître, c’était aussi un fieffé misogyne et on lui doit un projet de loi poDéfense-dapprendre-à-lire-aux-femmes-179x300ur interdire d’apprendre à lire aux femmes. En effet,  nous sommes au temps où l’affirmation « tous les hommes naissent libres et égaux en droits » ne concernait pas encore les femmes! Dans Fragments d’un poème moral sur Dieu (1780), il remplace le culte de Dieu par celui de la vertu et la foi par la raison. Il parodie la Bible dans Livre échappé au déluge (1784) et s’attaque à la religion qu’il considère comme un instrument des gouvernements oppressifs et un moyen d’exploitation sociale et économique. Dans le journal « Révolutions de Paris » dont il est rédacteur en chef, Sylvain Maréchal conduit une virulente campagne anticléricale. Athée tolérant, il consacre la fin de sa vie au développement de l’athéisme en lui donnant ses lettres de noblesse avec le Dictionnaire des Athées anciens et modernes (1800).

Voilà, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale; je ne sais pas moi; bosser un peu par exemple ! Ah, ils sont vraiment pas drôles ces retraités. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Si par hasard, sur l’pont des arts…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 22 octobre 2019, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé, chère à mon cœur !

Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles marque chaque année cet évènement majeur. Originaire de Cette (aujourd’hui, on écrit  Sète), petit port du Languedoc, le futur poète « monte » à Paris brassens-G-en février 1940. Il trouve asile chez sa tante Antoinette et apprend la musique sur son piano. Anarchiste et pacifiste de cœur, il est indifférent au contexte dramatique de l’époque. En 1943, il est envoyé dans un camp de travailleurs à Basdorf, près de Berlin, au titre du STO. Il s’enfuit un an plus tard, à la faveur d’une permission, et se réfugie chez Jeanne et Marcel Planche, au 9, impasse Florimont (14e arrondissement). Il y restera 22 ans. Pour Jeanne, il écrit La cane de Jeanne et pour Marcel, qui tient un bistrot dans la rue d’Alésia voisine, sa plus célèbre chanson : L’Auvergnat. Pour sa compagne Pupchen, rencontrée en 1947 et à laquelle il restera toujours fidèle, il écrit aussi La non demande en mariage. Voici une version jazzy de la chanson Le vent.

Ayant abandonné le piano pour la guitare en 1951, il multiplie les auditions sans succès. Au bord du découragement, le 24 janvier 1952, il obtient enfin sa chance grâce à la chanteuse Patachou qui l’a pris en affection et, malgré son trac, accepte de le produire dans son cabaret de Montmartre. La consécration vient deux ans plus tard, le 23 septembre 1954, à l’Olympia. Il va mourir brassens & patachouen octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré Paul Valéry, mais au cimetière du Py, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.  Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, mon père me faisait écouter Gare au gorille et ma mère ne trouvait pas ça drôle du tout, il ne m’a jamais quitté depuis.

Allez merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.