Quand on voit c’qu’on voit…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’égalité des sexes et des sœurs Tatin réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 Septembre 2019, 19è jour de Fructidor dédié à la Tagette.

Ces jours ci, le gouvernement fait grand bruit autour de la question des féminicides. On parle de Grenelle, de grande cause nationale, bref, on va voir c’qu’on va voir. Féminicide ! Encore un mot valise dont s’emparent les médias. C’est tendance coco; c’est comme homophobie, les ultrasou islamophobie, c’est mode. De mon temps, comme dit l’autre, le mot phobie désignait une peur irrationnelle: agoraphobie, claustrophobie, etc. Aujourd’hui, on suspend un match de fouteballe au motif que des slogans homophobes parcourent les gradins. Mais que je sache, on parle de haine, de rejet, d’exécration; qu’est-ce que la phobie vient faire la dedans ? C’est d’autant plus affligeant que le terme Homo provient du grec « homoios » signifiant « semblable » et non, selon la croyance répandue, du latin « homo » signifiant « homme ». Phobie vient lui aussi du Grec phobos, signifiant crainte. L’homophobie serait donc, textuellement: la peur de son semblable. Et pan, sur les bas du front qui alimentent les cohortes de supporteurs décérébrés.

De la Grèce à l’Olympe, il n’y a qu’un pas…

Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Ce texte devait être présenté à l’assemblée Nationale le 28 octobre de la même année. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la révolution oubliait les femmes dans son projet de Olympe-D-liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa Déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Cette Déclaration restera sans valeur légale car ce projet fut refusé par la Convention à laquelle elle avait été proposée et restera à l’état de projet. D’une part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que « la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. » Il faut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soient publiés, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult.

Allez, c’est la rentrée et, je vous l’avais dit, le soleil est à nouveau au dessus de nos têtes…Vivement l’hiver ! En attendant, soyez remercié de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).