Calligrammes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la liberté (sans adjectif) et de la réglisse (sans adjuvant) réunies, bonjour ! Oui, je vous rappelle que nous sommes le Lundi 26 Août 2019 qui correspond au neuvième jour de fructidor, consacré (ou plutôt dédié) à la réglisse qui est comme chacun le sait tout à fait apollinaire_by_vlaminck_1903indiquée dans la lutte contre le mauvais cholestérol. Ça c’est pour ceux qui auraient fait quelques excès durant l’été. Ce qui, j’en suis convaincu, ne peut en aucun cas être le vôtre, de cas… Or donc, après ces quelques jours de trêve estivale, le cénobite reprend le collier. Connaissant la réputation de vôtre perspicacité, je sais que vous n’avez pas été sans remarquer qu’en ce mois d’août nous célébrons le dixième anniversaire de ce blog modeste et génial comme disait l’autre. C’est aussi l’anniversaire de la naissance d’un immense poète qui accompagna mes errances adolescentes et au delà. Je veux parler de Guillaume Apollinaire (à droite, son portrait par Vlaminck).

De son vrai nom: Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandro Apollinare de Kostrowitzky.  En 1901, il est engagé comme précepteur en Allemagne et tombe amoureux de la gouvernante, qui refuse ses avances. Ses premiers poèmes portent la trace de sa douleur d’homme éconduit. Il apollinaire- cocteaurentre à Paris en 1902 et publie dans « La Revue blanche » son premier conte, « L’Hérésiarque », en signant « Guillaume Apollinaire ». Il publie alors de nombreux contes et poèmes dans des revues et commence à se faire connaître. Le poète pénètre dans les milieux artistiques, se lie d’amitié avec Pablo Picasso et devient un hôte assidu du Bateau-Lavoir où il fait la connaissance de Max Jacob. Il suit de très près l’évolution du mouvement cubiste et publie en 1913 « Peintres cubistes ». Cette même année est publié son premier recueil, « Alcools », sélection de poèmes rédigés depuis ses débuts.

Il veut s’engager dans l’armée française dès 1914, mais ne possède pas la nationalité et doit être naturalisé. Il est tout de même affectéOnze1-189x300 en décembre 1914 dans l’artillerie et continue d’écrire. Transféré dans l’infanterie en 1915, il est naturalisé en début d’année 1916. Il est blessé quelques jours plus tard par un éclat d’obus et est trépané à Paris. Après des mois de convalescence, il se remet à écrire et crée le terme de « surréalisme » dans une lettre à un poète. Il publie en 1918 son second grand recueil poétique, « Calligrammes », quelques mois avant de mourir de la grippe espagnole. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Outre ses poèmes, on lui doit des romans érotiques pour ne pas dire pornographiques comme le fameux «Les onze mille verges» ou encore «les exploits d’un jeune Don Juan».

Et voilà, passent les jours et passent les semaines; le cénobite continue son bonhomme de chemin. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

4 commentaires

  1. Fabig

    C’est un billet très discret pour marquer les 10 ans du blog. J’aurais aimé quelques stats : billets les plus lus, commentaires les plus sympas, titres les plus drôles, images les plus insolites… Il y aurait pu avoir aussi un jeu concours avec des cadeaux à la clé. Mais bon tout cela n’aurait pas ressemblé au cénobite. Joyeux anniversaire !

    • erwandekeramoal

      En effet, la charte éthique du blogue interdit de faire appel à des subterfuges pour gonfler les stat.

  2. Pangloss

    Apollinaire, l’indispensable poète.
    Bon anniversaire!

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