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Du père Lapurge au père Fouettard…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pédagogie active et du coco Boer réunis, bonjour ! Nous voici donc le Lundi 05 août 2019 et vous êtes encore devant votre ordinateur. C’est aujourd’hui le 18è jour de thermidor dédié à l’amande. Si je vous dis que l’amande est incontournable dans la fabrication des coucougnettescoucougnettes, je vois déjà votre sourire en demi teinte, et pourtant. Une coucougnette est une confiserie faite avec des amandes, de la pâte d’amande et du chocolat. La coucougnette est fabriquée à base d’amandes fraîches broyées au sucre de canne, mélangée à des amandes grillées caramélisées avec quelques gouttes d’eau-de-vie de gingembre et une rasade d’armagnac. Le cœur de la coucougnette est une amande douce entière grillée et enrobée de chocolat noir grand cru. Elle est roulée à la main et trempée dans du jus de framboise pour lui donner cette couleur rosée. Les plus célèbres sont sans doute « les coucougnettes du vert galant » que les mauvais esprits se sont empressé de traduire par « les roubignoles d’Henri IV ».

Connaissez vous le père Lapurge ?

Le 5 août 1910,   mort de Constant MARIE dit « Le Père Lapurge ». Communard, militant et chansonnier anarchiste. Il est né le Constant_Marie27 août 1838, à Ste-Houvrince   (Calvados). Ouvrier maçon, il participe à la Commune de Paris et sera   blessé durant les combats au fort de Vanves. Blessure qui   l’aurait contraint par la suite à se faire cordonnier   (profession semble-t-il propice au développement des   idées libertaires, allez savoir pourquoi). Auteur-compositeur de chansons   révolutionnaires dont les plus connues sont « Dame Dynamite »,   « le Père Lapurge »(à laquelle il devra son surnom) et   « La Muse Rouge »; chant de révolte qui donnera son nom à   partir de 1901 à un célèbre groupe de   poètes et chansonniers révolutionnaires à qui   l’on doit nombre de chansons faisant partie de notre patrimoine. 

https://youtu.be/ElOgx1N_Sqo

Propagandiste actif, Constant Marie participe à de multiples fêtes de groupes anarchistes où il réjouit   l’auditoire, mais la virulence de ces propos attire l’attention de la police père lapurgequi ne cessera de le surveiller. Le 1er juillet 1894, son   domicile est perquisitionné; des livres et les textes de ses   chansons sont saisis; arrêté, il est inculpé   « d’affiliation à une association de malfaiteur », il passera plusieurs semaines à la prison de Mazas. On ne s’ennuyait pas à cette époque là. On brocardait allègrement les puissants, les curés, les gendarmes sans risquer d’être déchu de sa nationalité. Bon d’accord, c’était souvent la prison ou la relégation mais les idées des lumières faisaient leur chemin et on pouvait rêver à des lendemains qui chantent. En 2010, notre ami Paul -La feuille charbinoise- lui avait consacré un billet, autrement plus complet que celui-ci.

Aujourd’hui, l’heure est à la reculade, le père fouettard a remplacé le père Lapurge et ce qui nous attend ne me dit rien de bon. Allez, profitez de l’été, portez vous bien et à bientôt peut-être.