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De tout et de rien, surtout de rien…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 Juillet 2019, septième jour de thermidor dédié à l’armoise (le premier qui dit l’armoise à pharmacie est à l’amende).

Alors que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte à la mémoire ce texte de Stendhal:
« Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout ».
En cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais:
« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs »  
Force est de constater que l’on a rien inventé. Nos illustres ainés savaient déjà que pour la tranquillité d’esprit et les gros tirages, il est préférable de parler de tout et de rien, sréfléchir...urtout de rien, de la pluie et du beau temps, des amours tarifées des footballeurs, du dernier lauréat de la « star’ac », et de l’ascension dantesque du col du Tourmalet… Ainsi un blogue qui s’entête chaque jour à vous parler de l’anarchisme, des valeurs Républicaines, des luttes ouvrières, de justice sociale et autres billevesées a peu de chance de créer le buzz sur le Net et à se retrouver dans le top 10. Ainsi va la vie. Il y a des gens qui se plaignent de tout alors qu’ils ne manquent de rien pendant que d’autres qui manquent de tout ne se plaignent jamais de rien…

Voici donc bientôt dix ans que je me suis lancé dans l’aventure et que j’essaye vaille que vaille, jour après jour, avec humeur souvent, avec pensee-uniquehumour quelquefois, de parfaire une galerie de portraits de ceux qui ont lutté avant nous pour qu’aujourd’hui nous puissions continuer à espérer en des jours meilleurs. Ces rêveurs magnifiques qui ont inventé le concept de la chose publique et des droits de l’homme. Voilà pourquoi, chers lecteurs, votre fidélité m’est chère et vos commentaires toujours appréciés. Or donc, comme disait le grand Georges: Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’, Sur mon brin de laurier je m’endors comme un loir.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.