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Un gâs qu’a mal tourné…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la lutte finale et de la salade niçoise réunies, bonjour ! C’est aujourd’hui le Vendredi 28 juin 2019 qui correspond au 10è jour de messidor dédié à la faucille; et, normalement c’est l’été depuis quelques jours… Oui, l’ ÉTÉ, en vieux françois: ESTÉ, du grec  aithein, qui signifiaitl'été en bzh « faire brûler » et qui a donné aithêr (éther) « ciel lumineux », « région supérieure de l’air ». Le fait que le mot Été soit aujourd’hui un masculin est certainement dû aux autres noms de saison, tous masculins. La forme aestivus signifiant « de l’été », a donné en bas latin aestivalis, qui a donné estival qui à son tour, à propos des fêtes de l’été, a donné festival qui en bas-breton se dit vieilles charrues. Étonnant, non !

Tout à fait autre chose.

C‘était en 1970, peut-être 71, j’encadrais à l’époque un stage à Dinard au cours des vacances de Noël et la partie récréative était assurée par un jeune chanteur qui, plus tard allait faire parler de lui, il s’appelait Bernard Lavilliers. Au cours d’une soirée, il interprétât plusieurs poème lavilliers_bernard_derniere_bouteille_lad’un auteur libertaire et paysan qui s’appelait Gaston Couté, mort en 1911 (28 Juin). Il semble que Gaston Couté se voua de tout son cœur à la cause du Peuple, en donnant sa collaboration à quelques journaux anarchistes de ce temps. Ses chansons, écrites sur des sujets d’actualité, pouvaient se chanter sur des airs connus. Bâclées à la dernière heure, elles étaient souvent trop violentes et dépassaient ainsi le but qu’elles voulaient atteindre. Le 13 juin 1911,  » La Guerre Sociale  » annonçait que Gaston Couté était poursuivi pour « outrages à la Magistrature ». Un ouvrier, arrêté au cours d’une manifestation, avait été trouvé porteur d’un tire-bouchon. Il avait été traduit en Correctionnelle pour port d’arme prohibée. Couté en avait fait une chanson sous le titre «Il avait an tire-bouchon». Elle pouvait se chanter sur l’air de: «Elle avait une jambe en bois».

https://youtu.be/7S6OGmd-mAg

Par cette poursuite judiciaire Couté payait les outrances des chansons parues dans les journaux et revues anarchistes. Il était très connu dans les milieux syndicaux. On fredonnait ses chansons dans les rues et les Gaston-Couté-265x300ateliers. Il paraît qu’il y eut, quelques mois plus tard, un second procès. Après la mort de Couté, les foudres de la justice se déchaînèrent encore une fois sur lui. Il fut poursuivi au sujet de la chanson «Pour faire plaisir au Colon». Le prévenu ne put venir au tribunal et pour cause. Après un bref jugement, il fut condamné par contumace. Le Président demanda à l’avocat s’il n’avait rien à objecter. Il répondit : « Si, Messieurs, j’ai simplement à vous dire que vous venez de condamner un mort !  » Ces infos sont extraites d’un site qui lui est consacré: gastoncoupé.free.fr

C‘est tout pour aujourd’hui, allez, portez vous bien et, à bientôt peut-être.