Gérard de Nerval…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la poésie et du saint Emilion réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 22 mai 2019, troisième jour de Prairial dédié au trèfle.

Si j’évoque la poésie c’est parce que le 22 mai 1808 vit la naissance de Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval,de-nerval-253x300 l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois. Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui. Il faut relire Sylvie, une nouvelle parue dans le recueil Les filles de feu et qui dépeint merveilleusement les affres d’un amour chimérique.

 https://youtu.be/lrRqpcvIw_0

Un jour, dans le jardin du Palais-Royal, on vit Gérard traînant un homard vivant 180px-Père-Lachaise_-_Division_49_-_Nerval_01-140x300au bout d’un ruban bleu. L’histoire circula dans Paris et comme ses amis s’étonnaient, il répondit : En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas… Il y avait du surréalisme avant l’heure chez ce grand romantique. Il affirmait  avoir été initié aux mystères druzes lors de son passage en Syrie, où il aurait atteint le grade de « refit », l’un des plus élevés de cette confrérie. Toute son œuvre est fortement teintée d’ésotérisme et de symboles alchimiques. Alors qu’on l’accusait d’être impie, il s’exclama : « Moi, pas de religion ? J’en ai dix-sept… au moins. » Ici à gauche, sa tombe au cimetière du Père Lachaise.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Gehemme

    Homard l’a tué? je ne pouvais pas la laisser passer celle là! Allez, pour me rattraper, puisque Pierre Brasseur m’a coiffé au poteau:
    Sonnet
    … »Il était paresseux, à ce que dit l’histoire,
    Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire.
    Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.

    Et quand vint le moment où, las de cette vie,
    Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie,
    Il s’en alla disant : Pourquoi suis-je venu ?

    Gérard de Nerval
    Poèmes divers. Le bonjour vous va.

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