Clin d’oeil à betty Carter…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la trompinette et du ris de veau réunis, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes le Jeudi 16 Mai 2019, 27è jour de Floréal et c’est le jour de la civette; petit mammifère plus proche du blaireau que du chat d’après Buffon et qui sent comme un putois.

Carmen McRae déclara un jour qu’il n’y avait qu’une et une seule chanteuse de jazz : Betty Carter. Cette chanteuse américaine reconnue pour ses capacités d’improvisations et son style très personnel est née Lillie Mae Jones le 16 mai 1929 à Flint (Michigan).  Elle grandit à Détroit betty-carteroù son père dirige un chœur d’église. Elle étudie le piano au conservatoire de Detroit. Elle gagne un concours et devient une habituée des clubs locaux où elle chante et joue du piano. À 16 ans, elle chante avec Charlie Parker, puis plus tard avec Dizzy Gillespie et Miles Davis; excusez du peu. Betty aiguise ses capacités en scat en tournée avec Lionel Hampton à la fin des années 1940. La femme de Lionel Hampton, Gladys, la surnomme Betty Bebop, surnom qu’elle déteste. En 1963, elle part en tournée au Japon avec Sonny Rollins.

Dans sa dernière décennie, Betty perçoit enfin la reconnaissance qu’elle attendait. Elle signe en 1987 chez Verve qui ressort en CD la majorité de ses albums enregistré chez Bet-Car les rendant ainsi disponibles au plus grand nombre. En 1988 elle gagne un Grammy Award pour son album Look What I Got! et chante au Cosby Show (épisode « How Do You Get to Carnegie Hall? »). En 1994 elle se produit à la maison blanche et est la figure de proue du 50e anniversaire de Verve au Carnegie Hall. En 1997 elle reçoit la médaille des arts par le président Bill Clinton. Betty reste une chanteuse active jusqu’à son décès, d’un cancer du pancréas. Elle était connue pour travailler avec de jeunes artistes. Elle commence dès 1970 à recruter ses accompagnateurs parmi la jeune génération. Betty était aussi arrangeuse (ce féminin n’est vraiment pas beau.) et compositrice. Sa composition Open The Door devient sa signature; elle l’enregistra plusieurs fois, dans de nombreuses versions. Son enregistrement de 1964 fait partie de la bande originale du film American Beauty.

Et voila pour aujourd’hui. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Sceptique

    Merci pour le partage de vos collections. Je ne connaissais pas cette artiste.

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