Un roi de la soul…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du col Mao et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes germinal.1237759069le jeudi 21 mars 2019, c’est le premier jour de Germinal, généralement dédié à la primevère. Par chez nous on célèbre les Benead; forme bretonne du français Benoît, Saint Benoît de Nursie est le fondateur de l’ordre monastique des Bénédictins. Les moines de Landévennec (29) se soumirent à cet ordre à la suite de l’entrevue de leur abbé Matmonoc et de l’empereur franc Louis II le Pieux en l’an 818. Son influence est considérable sur le monachisme en Occident et dans le monde, ainsi que sur toute la vie intellectuelle du christianisme, surtout grâce à la Règle de saint Benoît. Il est invoqué contre les piqûres d’orties

Alleluia aurait chanté Solomon Burke dont je voulais parler aujourd’hui. Jusqu’à la fin, le chanteur d’Everybody needs somebody to love, rival éternel de James Brown, donna de la voix, qu’il avait ample et d’une infinie souplesse, livrant ses derniers concerts depuis un fauteuil. Chez lui, tout était démesure: Plus de 150 kilos, 21 enfants, 89 petits Solomon_Burkeenfants au dernier recensement. Solomon Burke s’arrangeait très bien du titre de « Roi du rock et de la soul » que lui avait décerné un DJ au début des années 60. Il montait rarement sur scène sans sa couronne, son sceptre et sa cape doublée d’hermine.

L‘âge venant, son poids augmentant dans d’inquiétantes proportions, il s’était même fait installer un trône et donnait, assis, des prestations aussi renversantes que ses électriques apparitions des années 60. Pour fêter leurs récentes retrouvailles, les membres de Led Zeppelin s’étaient offert le plus beau des cadeaux en l’invitant à donner un concert privé à leur descente de scène. De Jagger à Dylan, le chanteur de Cry to me était une idole pour tous les musiciens qui ont grandi dans l’adoration du rhythm & blues et de la soul des années 50 et 60. L’ Apollo de Harlem, cry to meoù il fit ses premières armes de chanteur de charme, se souvient encore qu’il fut le premier artiste (et sans doute le dernier) à fabriquer lui-même son propre pop corn et à le vendre à l’entrée de la salle avec ses côtelettes grillées et son soda maison, histoire d’arrondir le cachet. Cry to me a mené Solomon Burke vers des sommets dont il n’est pas redescendu pendant quelques années. De 1961 à 1964, rien ne lui résistait, et ses disques d’or permirent à Atlantic de prospérer. C’était l’âge d’or de la soul, et Solomon Burke en fut un roi incontesté, même s’il n’eut jamais le succès de certains de ses rivaux, comme Otis Redding ou James Brown. Bref, un sacré personnage qui méritait bien sa place dans notre galerie de portraits.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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