Sarah, Ella, Billie & les autres…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’analyse concrète et du sirop d’érable réunis, bonjour ! Nous cheminons lentement vers avril et nous voici déjà le Mercredi 27 mars 2019, date qui correspond au 7è jour de germinal et qui est dédié au forêt-bouleaubouleau. Le bouleau est le premier arbre du calendrier celtique; il symbolise la sagesse, en breton Bezo. Le nom local du bouleau est également à l’origine du nom du mois de mars dans plusieurs langues slaves, comme en tchèque (březen); il s’agirait d’une évocation de la sève qui commence à circuler à cette époque. Voyez ici à droite ce magnifique tableau de Slavicek. Et voila, j’ai jamais tant parlé du bouleau que depuis que je suis retraité…

27 Mars 1924: naissance de Sarah Vaughan.

Comme beaucoup de chanteurs et musiciens de jazz, elle est née dans une famille aussi religieuse que musicienne et elle apprend le chant et Sarah Gl’harmonium au sein de l’Église baptiste. Comme quoi, la religion mène à tout…A condition d’en sortir. Elle garde la double spécialité (chant et piano), jouant du piano dans l’orchestre de son école et chantant dans les chœurs à l’église ; elle se consacre au chant lorsqu’elle gagne le concours d’amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter. Elle rejoint l’orchestre d’Earl Hines puis l’orchestre moderniste, qui introduit le Be Bop dans la musique de Big Band, de Billy Eckstine. Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l’orchestre.

En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une splendide version de « A Night in Tunisia » sous le nom « d’Interlude » avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie en sidemen de luxe. En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment. Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations souvent sarah-vaughan-300x168de grande qualité comme celle de l’album historique With Clifford Brown (1954). En 1958, elle enregistre un album avec l’orchestre de Count Basie, No Count Sarah. Magnifique interprète de ballades, elle est aussi une chanteuse de scat accomplie. Je ne lui connaît guère de rivale dans ce domaine, hormis Ella Fitzgerald. Toutes ces qualités se retrouvent dans ses performances scéniques d’autant qu’elle sait les mettre en scène avec humour, comme dans sa version de « Tenderly », enregistrée au Tivoli en 1963. Personnellement je la considère, avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday, comme l’une des trois plus grandes chanteuses de jazz.

Encore merci de passer par ici de temps à autre. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

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