Vous lisez actuellement les articles publié le mars 26th, 2019

Page 1 de 1

Ergat & ma cousine Bette…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la physique nucléaire et de la bourrée auvergnate réunies, bonjour! Nous sommes donc le Mardi 26 mars 2019, sixième jour de germinal dédié à la Bette. A nla bettee pas confondre avec le jour de la bête (666). rien à voir non plus avec ma cousine Bette, qui s’est fait une une indéfrisable Elle est admirable, on en mangerait Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu . (Boby Lapointe) Mais, depuis le temps que je psalmodie quotidiennement le calendrier républicain, vous devez le connaître par cœur. On ne peut dire la même chose du calendrier breton qui lui, contient plus de saints que de promesses non tenues rue du Faubourg-Saint-Honoré. C’est vous dire l’étendue des dégâts… Mais revenons à la bette: très utilisées dans la cuisine niçoise, toutes les parties de la plante se consomment. Les feuilles hachées entrent dans la composition de la tourte de blettes, des raviolis et du célèbre tian. La partie verte remplace les usages que l’on fait ailleurs des épinards et les côtes s’accommodent de plusieurs manières : à la vapeur avec un filet de citron, frites ou en gratin avec une sauce béchamel, c’est vous qui voyez.

Or donc, par ici, en ce jour, il est possible de célébrer St Ergat. Vous le savez, au cours des Vème et VIè siècles, l’Armorique vit débarquer sur ses rivages de nombreuses bandes de Bretons insulaires que les pouldergat-font-st-ergatinvasions saxonnes avait chassés. Sous la conduite de leurs chefs de clans, de moines ou d’évêques, ces émigrants arrivaient des diverses régions de l’île de Bretagne, principalement des provinces comprises dans la Cambrie et de celles qu’occupaient les Cornovii, peuple considérable qui a donné son nom à la Cornouaille(s). (à droite, la fontaine St Ergat) D’autres émigrations importantes, notamment celle des Corisopites, eurent pour point de départ la Bretagne du Nord. C’est à ce dernier Pays (d’après Mr de la Villemarqué) que devait appartenir Ergat ou Argad que la Paroisse de Pouldergat (29) honore comme fondateur. Fils du roi barde Loumarch, chef d’un petit État nommé l’Argoët, Ergat, selon la tradition aurait lui-même été barde.

La vie de saint Ergat n’a guère suscitée de vocations chez les hagiographes et le souvenir de son apostolat se serait depuis longtemps effacé, si le nom d’Ergat n’était resté incorporé dans celui d’un certain nombre d’églises et de chapelles que la vénération des fidèles avait placées sous son patronage. Dans le seul diocèse de Quimper, indépendamment de 300px-Pouldergat églisePouldergat, on pourrait citer comme ayant été vraisemblablement consacrées à ce saint, l’ancienne trêve de Tréouergat et bien qu’elles aient changé de vocable, les paroisses de Pouegat-Moysan et de Plouégat-Guerrand. C’est au sud de la baie de Douarnenez , non loin de l’endroit où l’opinion la plus accréditée place la légendaire ville d’Is, que vinrent s’établir les exilés qui avaient suivi Ergat. Le Pays, à cette époque, ne devait compter que de rares habitants et le Plou qu’y fondèrent les bretons se développa dans la partie méridionale d’un ancien pagus qui s’étendait à l’Est jusqu’au ruisseau du Riz, au Nord et à l’Ouest jusqu’à la mer et au Midi jusqu’à la baie d’Audierne et à la rivière de Pont-Croix. Ce vaste territoire, dans les chartes du moyen-âge, est encore dénommé Pagus-cap-Sizun.

Bon, c’est pas tout, j’ai mon tian qui gratine (il n’y a pas de contrepèterie) allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.