Martine fait des couilles de suisse…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 20 février 2019, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la cornouiller-male-cornus-mas-oiseaux-arbuste-floraison-jaune-fruits-rouges-soleil-vegetaux-haie-massif-300x300floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ».  Par chez nous, on cite le cornouiller comme un bois pour tailler un biniou :

De ma bourse un peu pauvrette
Où l’ennui m’a fait fouiller
Je me suis permis l’emplette
D’un biniou de cornouiller

On dit même que le fameux Cheval de Troie fut réalisé en bois de cornouiller. Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi.  Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». On dirait du Pierre DAC, amusant, non !

On trouve trace de la Couille-de-Suisse déjà en 1834,dans un dictionnaire de traduction du Rouchi (Parler du Nord de la France). Il s’agirait donc d’une traduction culinaire dont étaient friands les soldats d’infanterie suisse casernés à Bavay couille-de-suisse2-300x224(Hainaut français) pendant le Premier Empire. Colportée généralement pour expliquer l’origine de l’appellation, l’histoire se réfère au garde suisse qui officiait dans les églises au début du 20eme siècle. Il y faisait office de bedeau et son accoutrement n’évoquait que de façon lointaine le garde suisse pontifical. Un honnête travailleur, découvrant la recette improvisée par son épouse avec des restes de pâte à pain, fit référence aux attributs du personnage au pantalon bouffant pour qualifier le mets. Pour faire des couilles-de-suisses il vous faut:
1 kilo de farine – 4 oeufs frais – 100 grammes de beurre – 70 grammes de levure de boulanger – quelques grammes de sucre cassonade – du beurre mou.
martineBien travailler la levure dans un peu du lait et une pincée de sucre.
Mettre la farine dans un grand plat et faire une fontaine. Mettre une pincée de sel.
Faire fondre la matière grasse et mélanger toute la préparation de manière homogène.
Former des petites boules de pâte de 40 grammes environ et laisser reposer pendant une heure.
Cuire les boules de pâte dans de l’eau salée.
Arroser de beurre fondu et de cassonade avant de servir.

Bon, ça devient vraiment n’importe quoi ce blog. Allez, merci de lui rester fidèle, portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. Anne-Marie

    Dans le jardin, les fruits du cournouiller me donnent chaque année de quoi fabriquer, couverts de sucre et de pèket, quelques bouteilles qui seront appréciées par les houres lors du carnaval.
    Par contre, les couilles de Suisse, je ne connaissais pas :-)

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