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Octave Mirbeau: le gentleman-vitrioleur…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 16 février 2019, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen que les italiens nomment 1200px-Cyclamen_hederifolium._Locatie,_Tuinreservaat_Jonker_vallei_03Pan porcino (pain de pourceau) à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules. Comme chacun le sait, il s’agit là de plantes vivaces tuberculeuses de la famille des Primulacées. La culture occidentale voit dans le cyclamen un symbole de beauté et de jalousie. Le cyclamen est la fleur idéale que l’on offrait pour manifester sa jalousie, son fort attachement avec délicatesse. Dans le code amoureux, le cyclamen symbolise la durée et la sincérité des sentiments.

Bon et alors, thé ou café, beurre ou confiture, référendum ou votation, conseil constitutionnel ou mairie de Bordeaux ? J’hésite, je me tâte, je tergiverse, que vont penser les électeurs. Ah, les électeurs ! Plutôt qu’un long discours, je confie ma voix à Octave Mirbeau (né un16 février -1848- à Trévières (Calvados) et mort un16 Mirbeaufévrier -1917- à Paris, ce génial pamphlétaire, révolté et réfractaire à toutes les idéologies aliénantes, radicalement libertaire, farouchement individualiste, irréductiblement pacifiste, résolument athée, anticlérical, antimilitariste et politiquement incorrect. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février !
«Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par grève-électeurscette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeurs d’Octave Mirbeau (1902). C‘est en 1884, pour se remettre et se « purger » d’une passion dévastatrice pour une femme galante, Judith Vinmer, que Mirbeau fait retraite pendant sept mois à Audierne, dans le Finistère, et se ressource au contact des marins et paysans bretons. De retour dans la presse parisienne, il commence à écrire pour son propre compte et met sa plume au service de ses valeurs éthiques et esthétiques. Il s’engage alors dans de grands combats politiques, artistiques et littéraires qui donneront de lui l’image durable d’un justicier et d’un imprécateur. Le titre du billet est emprunté au livre de Alain (Georges) Leduc aux éditions libertaires.

Sacré bonhomme non ! Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.