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Marx, Engels et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’épanaphore et du riz au lait réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 21 février 2019, troisième jour de ventôse dédié au Violier que l’on nomme aussi la fausse giroflée. Le calendrier de la poste nous annonce qu’on doit fêter les Pierre-statue-de-st-gwennDamien mais les bretons savent bien (ou pas) qu’aujourd’hui, c’est la ste Gwenn. Sainte Gwenn est surnommée en breton Teir Bronn (aux trois seins) parce qu’elle a enfanté trois saints, les jumeaux Guethenoc et Jacut, puis saint Guénolé. Elle est l’épouse de saint Fragan, ils vivaient au Ve siècle. D’après la tradition, Fragan et son épouse Gwenn quittèrent vers 460 l’île de Bretagne et débarquèrent sur la côte nord de l’Armorique. Ils s’installèrent sur les rives du Gouët, à l’endroit appelé aujourd’hui Ploufragan (22). Bien évidemment vous pouvez croiser sa statue dans la très fameuse vallée des saints à Carnoët (œuvre du sculpteur santécois Patrice Leguen)

Tout à fait autre chose.

Savez vous que Le Manifeste du Parti communiste est un opuscule d’une cinquantaine de pages publié anonymement à Londres un 21 février, en 1848. Ses auteurs Karl Marx et Friedrich Engels n’en revendiqueront la paternité qu’en 1872. Curieusement, le texte débutait par: « Un spectre hante l’Europe: le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte Alliance pour Marx-Engels-Lenin-2traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne ». Il s’achevait sur une phrase devenue culte : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Quelques semaines plus tôt, Tocqueville, un penseur conservateur, avait aussi mis en garde ses contemporains contre l’avènement d’un conflit de classes ! Le Manifeste, en dépit de sa minceur, va inspirer presque tous les mouvements révolutionnaires du XXe siècle. Un siècle et demi plus tard, les chinois se milliardairisent, les vénézuéliens sont à la rue, les coréens jouent au ping-pong avec Trump et l’anti sionisme est en passe de devenir un délit au pays des droits de l’homme. On marche sur la tête, madame Michu…

Allez, c’est gentil à vous de continuer à visiter ce petit blog sans importance. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Martine fait des couilles de suisse…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 20 février 2019, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la cornouiller-male-cornus-mas-oiseaux-arbuste-floraison-jaune-fruits-rouges-soleil-vegetaux-haie-massif-300x300floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ».  Par chez nous, on cite le cornouiller comme un bois pour tailler un biniou :

De ma bourse un peu pauvrette
Où l’ennui m’a fait fouiller
Je me suis permis l’emplette
D’un biniou de cornouiller

On dit même que le fameux Cheval de Troie fut réalisé en bois de cornouiller. Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi.  Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». On dirait du Pierre DAC, amusant, non !

On trouve trace de la Couille-de-Suisse déjà en 1834,dans un dictionnaire de traduction du Rouchi (Parler du Nord de la France). Il s’agirait donc d’une traduction culinaire dont étaient friands les soldats d’infanterie suisse casernés à Bavay couille-de-suisse2-300x224(Hainaut français) pendant le Premier Empire. Colportée généralement pour expliquer l’origine de l’appellation, l’histoire se réfère au garde suisse qui officiait dans les églises au début du 20eme siècle. Il y faisait office de bedeau et son accoutrement n’évoquait que de façon lointaine le garde suisse pontifical. Un honnête travailleur, découvrant la recette improvisée par son épouse avec des restes de pâte à pain, fit référence aux attributs du personnage au pantalon bouffant pour qualifier le mets. Pour faire des couilles-de-suisses il vous faut:
1 kilo de farine – 4 oeufs frais – 100 grammes de beurre – 70 grammes de levure de boulanger – quelques grammes de sucre cassonade – du beurre mou.
martineBien travailler la levure dans un peu du lait et une pincée de sucre.
Mettre la farine dans un grand plat et faire une fontaine. Mettre une pincée de sel.
Faire fondre la matière grasse et mélanger toute la préparation de manière homogène.
Former des petites boules de pâte de 40 grammes environ et laisser reposer pendant une heure.
Cuire les boules de pâte dans de l’eau salée.
Arroser de beurre fondu et de cassonade avant de servir.

Bon, ça devient vraiment n’importe quoi ce blog. Allez, merci de lui rester fidèle, portez vous bien et à demain peut-être.

Le petit peuple…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 19 Février 2019 et, si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la tussillagemédecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait koropokkuruirrésistiblement penser aux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des kamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

On se croirait dans les monts d’Arrée (où ça ?) où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois (grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains korrigancornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Il est amusant de noter que Korrigan est le nom qui désigne le lutin breton (de korr, « nain » avec le diminutif ig « petit »). À l’origine, le mot « korrigan » est un féminin et désignait donc… des fées bien avant d’être récupéré pour désigner l’ensemble des lutins de Bretagne ! Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte. Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais… Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un pauv’ gars qui s’appelait Armand…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 18 février 2019 qui est le trentième et dernier jour de pluviôse, dédié au traîneau. Chez nous aujourd’hui dans certains calendriers, on fête les Kireg qui oratoire-de-saint-guireclaissa son nom à la station de Perros-Guirec. Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h,( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on y trouve l’oratoire de Saint Kireg, ici en photo. La légende dit que si une jeune fille arrivait à planter une aiguille dans le nez du saint et que cette épingle restait fichée, elle serait mariée dans l’année, sinon elle devrait patienter. Mais un jour la paroisse remplaça la statue de bois par une statue de pierre… Il fut sans doute plus dur de trouver mari…

L’homme du jour c’est Emile Armand.

C‘était une pauv’gars qui s’appelait Armand, n’avait pas d’papa, n’avait pas d’maman… Vous connaissez la célèbre chanson, et bien, cela n’a rien à voir avec ce qui suit. En vérité, Emile Armand s’appelait, Ernest Juin et est mort en février 1962. Fils d’ancien communard, le petit Ernest Juin, dit Emile Armand, ne fréquente pas l’école et c’est dans la bibliothèque paternelle qu’il fait son instruction. Il pratiquEmile-A.e néanmoins de nombreuses langues. Suite à la lecture de l’Ancien testament, il est secoué vers l’âge de seize ans par une crise mystique qui le tourne vers la religion. Vers 1895-1896, Armand découvre l’anarchisme à travers la revue Les Temps nouveaux de Jean Grave. L’activité anarchiste, pacifiste et antimilitariste d’Armand lui vaut d’être condamné et emprisonné à de multiples reprises. Arrêté le 6 août 1907, il est condamné à cinq ans de prison pour complicité d’émission de fausse monnaie . Il en profite pour rédiger le livre « Qu’est-ce qu’un anarchiste » (1908) qui constitue sa première synthèse. Après la mort de Marie Kugel, son amie, Armand se marie avec une institutrice, Denise Rougeault, qui le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à l’action anarchiste. Sa situation matérielle assurée, ayant trouvé en Denise Rougeault la stabilité et une collaboratrice, il peut mettre son érudition, sa puissance de raisonnement et sa connaissance d’une dizaine de langues au service de sa révolte.

Il fait paraître « l’En-Dehors » pendant 17 ans.( Aujourd’hui, l’en dehors est un site d’informations à glisser impérativement dans votre blog-liste.) Il publie plusieurs dizaines de brochures, organise causeries et cercles d’amis. A l’intérieur de son individualisme libertaire, il continue de progresser et en dehorsaboutit, entre autres, à la thèse de la « Camaraderie amoureuse ». Il collabore également à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure… Arrêté une troisième fois le 27 janvier 1940, il est condamné pour appel à l’insoumission le 16 avril suivant et est interné dans divers camps jusqu’en septembre 1941. L‘action militante d’Armand s’oriente également vers les «milieux libres» (les colonies anarchistes) où il prône l’amour libre, la camaraderie amoureuse, le naturisme et le refus généralisé des contraintes. Armand se définit par l’épitaphe qu’il se composa : « Il vécut, il se donna, il mourut inassouvi ».

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Octave Mirbeau: le gentleman-vitrioleur…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 16 février 2019, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen que les italiens nomment 1200px-Cyclamen_hederifolium._Locatie,_Tuinreservaat_Jonker_vallei_03Pan porcino (pain de pourceau) à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules. Comme chacun le sait, il s’agit là de plantes vivaces tuberculeuses de la famille des Primulacées. La culture occidentale voit dans le cyclamen un symbole de beauté et de jalousie. Le cyclamen est la fleur idéale que l’on offrait pour manifester sa jalousie, son fort attachement avec délicatesse. Dans le code amoureux, le cyclamen symbolise la durée et la sincérité des sentiments.

Bon et alors, thé ou café, beurre ou confiture, référendum ou votation, conseil constitutionnel ou mairie de Bordeaux ? J’hésite, je me tâte, je tergiverse, que vont penser les électeurs. Ah, les électeurs ! Plutôt qu’un long discours, je confie ma voix à Octave Mirbeau (né un16 février -1848- à Trévières (Calvados) et mort un16 Mirbeaufévrier -1917- à Paris, ce génial pamphlétaire, révolté et réfractaire à toutes les idéologies aliénantes, radicalement libertaire, farouchement individualiste, irréductiblement pacifiste, résolument athée, anticlérical, antimilitariste et politiquement incorrect. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février !
«Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par grève-électeurscette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeurs d’Octave Mirbeau (1902). C‘est en 1884, pour se remettre et se « purger » d’une passion dévastatrice pour une femme galante, Judith Vinmer, que Mirbeau fait retraite pendant sept mois à Audierne, dans le Finistère, et se ressource au contact des marins et paysans bretons. De retour dans la presse parisienne, il commence à écrire pour son propre compte et met sa plume au service de ses valeurs éthiques et esthétiques. Il s’engage alors dans de grands combats politiques, artistiques et littéraires qui donneront de lui l’image durable d’un justicier et d’un imprécateur. Le titre du billet est emprunté au livre de Alain (Georges) Leduc aux éditions libertaires.

Sacré bonhomme non ! Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ceci n’est pas une pipe…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des sciences occultes et des coups de pied du même nom réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 15 février Pipe-st-claude2019, 27è jour de Pluviôse dédié au noisetier. Le coup de tabac est passé, on peut retourner au jardin. Justement, à propos de tabac, c’est en allumant ma pipe que je m’aperçois qu’aujourd’hui, c’est la saint Claude; chez nous on dit Glaoda, et comme disait Fernand Raynaud:  « vous allez voir comme les gens sont méchants… »

«Du Temps du Pape Vigilius & de l’Empereur Justinian I, l’an de salut 540, regnant en la Bretagne Armorique le Roy Hoël, dit le Faineant, deuxième du nom, un certain personnage, nommé Glaudan, passa la Mer, &, quittant la grande Bretagne (qu’à present on appelle Angleterre), vint, avec sa femme Gologuenn, aborder la coste de Leon, en la Bretagne Goulven-fontaine_saint_goulven__Lavoir-300x194Armorique : étans sortis du vaisseau, ils prirent leur chemin le long du rivage, & arriverent en la Paroisse de Ploüider, distant de deux lieuës de la ville de Lesneven,&, voulant passer outre, la nuit les surprit en la greve qui est entre ledit Ploüider & Plou-neour-trez, de façon qu’ils furent contraints de chercher à loger, cette nuit, en un Village situé és paluds de Brengorut, mais le Païsan à qui ils s’adresserent, voyant que c’estoient des étrangers pauvres & necessiteux, les refusa, de sorte qu’ils furent contraints de loger en un lieu, nommé alors Odena, où Gologuenn accoucha dun Fils.» Vous constatez comme moi que le refus de l’autre, la xénophobie, la peur du migrant, tout cela n’a rien de nouveau et Claude et sa petite famille en firent les frais comme aujourd’hui Mohamed ou Mamadou.

Bon, je vous fait grâce de la suite car, c’est long, très long, très très long… Le bon père Albert le Grand aurait fait fortune dans l’écriture de scénarios pour les séries télévisées. Personnages, suspense, rebondissements, tout y est. Dès albert-le-grandqu’un paroissien lui parlait de l’existence d’une source sacrée, d’un menhir ou d’un arbre liés à la très vieille et très ancienne tradition celtique et peut-être même plus ancienne encore; il sortait son petit calepin et inventait illico une histoire de saint garanti grand teint, fervent chrétien et si possible catholique. Voilà pourquoi il y a davantage de saints en Bretagne que de jours dans les calendriers. Néanmoins, si vos pas vous conduisent dans le secteur, prenez le temps de visiter l’anse de Goulven, la baie de Kernic, les dunes de Keremma et le restaurant de la Butte à Plouider…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Malbrough s’en va-t-en guerre…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 14 février 2019 (St Valentin), 26è jour la guèdede pluviôse dédié à la guède, cultivée autrefois dans la région du Sud-Ouest pour ses propriétés tinctoriales d’où son nom de Pastel des teinturiers. On y extrayait une teinture bleue à partir de ses feuilles. Sa culture a déclinée avec l’arrivée de l’indigo au XVIIè siècle. La médecine traditionnelle chinoise continue de l’utiliser dans le traitement de l’hépatite infectieuse. Bon, ben, on aura appris un truc aujourd’hui…

Tout à fait autre chose.

Enfourchant son blanc destrier, Macron 1er s’en va t’en guerre ! Contre qui vous entends-je murmurer. Contre les princes d’Arabie Saoudite qui font assassiner les journalistes et bombardent le Yémen; contre le Maréchal Al-Sissi qui emprisonne à guichet fermé ? Que nenni ! Contre Maduro, président démocratiquement élu du Vénézuela. Bon d’accord, on me dit qu’il s’agit du bonhomme qui a dilapidé la rente pétrolière, mis à mal la monnaie, centuplé l’inflation, malmené trump-maduro-split-gettyses opposants et laissé pourrir les services publics… Mais bon, s’il faut atomiser tous les incompétents, il y a du pain sur la plancha ! Alors, que va t-on faire dans cette galère ? D’autant plus que jusqu’à présent, l’Amérique latine était chasse gardée des USA; et d’ailleurs Trump n’a pas manqué de brandir la menace d’une intervention militaire. Les pétroliers du Texas lorgnent depuis longtemps sur le sous-sol vénézuelien; alors, puisqu’on rapatrie les troupes du Moyen-Orient, on peut peut-être rediriger les GI vers les voisins latinos. Quelle mouche a donc piqué la diplomatie française pour qu’elle s’aligne ainsi derrière l’oncle Sam ? De Gaulle doit se retourner sous les pissenlits de Colombey ! Tout cela ressemble fort à un coup d’état initié par l’impérialisme étasunien et soutenu par le fasciste Bolsonaro et leurs affidés européens.

Car, tout de même, imaginez que les plus hautes autorités chinoises appellent les Gilets jaunes à prendre les rues de Paris et des grandes villes françaises. Imaginez que la Russie décide de ne plus reconnaître le président Macron et déclare que le nouveau président français légitime est Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez. Imaginez que l’Iran finance et arme des chomskygroupes paramilitaires pour mettre le pays à feu et à sang. Comment appelleriez vous cela ? Hélas, ce scénario rappelle la situation qui a précédé les guerres de Libye et de Syrie. La constitution de gouvernements parallèles, que ce soit le Conseil national de transition libyen ou le Conseil de salut national syrien, avaient constitué les prémisses nécessaires aux bombardements et aux déferlements de mercenaires contre ces pays. L’opinion publique internationale pourrait être encore une fois victime, dans les prochaines semaines, d’une opération d’intoxication médiatique dans le but de justifier une opération militaire contre le Venezuela.

Et me voila une fois de plus à jouer les oiseaux de mauvais augure. Allez, n’en tenez pas compte, portez vous bien et à bientôt peut-être.

On voit d’ces choses…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’éthologie et de la terrine de lièvre réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 février 2019, 25è jour de pluviôse dédié au lièvre. Bel animal qui a tendance à se faire rare dans nos contrées. Il est très wolpert2-300x222présent dans l’imagination populaire de nombreuses civilisations : En Europe de l’Est, c’est le Wolpertinger, aux Etats-Unis d’amérique, le Jackalope ou encore, Leuk le lièvre au Sénégal… Animal improbable et souvent cornu, il animait les soirées un peu comme le Dahu. La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Dans le la-poulegrand Ouest, les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours. Chez nous on a des poules tout aussi improbables comme le démontre cette photo. Les mauvaises langues y verront certainement le résultat d’une alimentation à base de maïs transgénique. On voit d’ces trucs madame Michu et pas seulement des éléphants roses après maintes libations. Au train où vont les choses on ne devrait pas tarder à voir un oranger sur le sol irlandais (réchauffement oblige).

https://youtu.be/fNbTfNAKDIc

Je vous remercie encore de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

la dernière brigadiste…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 12 février 2019 c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, c’est le jour de renouée-300x224la « traînasse » ; et n’allez pas imaginer que Fabre d’Eglantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

Lise London est née Ricol le 15 février 1916, à Montceau-les-Mines, en France. Elle a été mariée en première noce à Auguste Delaune, puis remariée avec Artur London dont elle est devenue veuve. Militante élise londoncommuniste avant la Seconde Guerre mondiale, elle participa à ce titre à la constitution des Brigades Internationales dans l’Espagne républicaine et résista dès le début de l’Occupation. Capitaine dans la Résistance, elle est arrêtée en août 1942 par la police française, livrée aux allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbrück. Elle a reçu le titre d’Officier de la Légion d’honneur. Jean Ferrat parle d’elle dans une chanson intitulé « Le bilan ».

Son rôle dans l’Aveu, magnifique film de Costa-Gavras (1970) a été tenu par Simone Signoret, Lise London a signé l’appel claveuollectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte enjoint notamment « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. »

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ravauderies et billevesées…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la tautologie et du kouign-amann réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 11 février 2019, 23è jour de pluviôse dédié au chiendent; plante envahissante s’il en est. Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre. Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys vers le 11è siècle. C’était un disciple de Félix. Dans Ehouarn, onAutoportrait retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à Bourvil. Chiendent, cela me rappelle un livre de Queneau; son premier roman me semble t-il, qu’il construisit selon ses dires comme une illustration littéraire du Discours de la méthode de René Descartes. Ce roman lui vaudra la reconnaissance de quelques amateurs qui lui décerneront le premier prix des Deux Magots de l’histoire.  Comme disait Mac Mahon; queneau, queneau ! Profitez donc des longues soirées d’hiver pour relire Queneau. Quand l’ordinaire devient passionnant, la routine peut conduire à l’aventure et tout devient possible. « Alibiforains et lantiponnages que tout cela, ravauderies et billevesées, battologies et trivelinades, âneries et calembredaines, radotages et fariboles ! » Un peu comme ce blog quoi ! Oyez donc ce magnifique poème qu’il commit et que Sartre fit passer à Juliette Gréco:

Allez, bonne semaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.