Un drôle de zouave…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chanson libertaire et du kougloff réunis, bonjour ! ChassinNous sommes le Lundi 07 janvier 2019, 18è jour de Nivôse dédié à la pierre à chaux. N’oubliez pas que c’est un 07 Janvier (2015) que des malades enturbannés massacrèrent l’équipe de Charlie-Hebdo. Oyez chers lecteurs la belle histoire d’un gars pas ordinaire. A la demande générale, j’m’en va vous kaoser d’un p’tit gars de la Butte. Le 7 janvier 1887, naissance d’Henri CHASSIN à Belleville (Paris). Poète, chansonnier anarchiste et antimilitariste. Décédé le 20 Juillet 1964, il repose au colombarium du Père-Lachaise, case 728.

Cet antimilitariste qui se présentait comme le petit-fils d’un Communard, savait de quoi il parlait. Après sept années passées sous l’uniforme militaire chez les « Zouaves », il est envoyé au front en 1914. Refusant de tuer, il déserte, mais est repris et envoyé pour cinq ans dans les bataillons disciplinaires d’Afrique à Sidi-Bel-Abbès. Il s’en évade à trois reprises, sans succès, il sera même un temps interné en hôpital vache_enragee-300x202psychiatrique. Il était auteur de poésies et de chansons engagées qu’il chantait dans les cabarets Montmartrois, il interprétait aussi les textes de Gaston Couté et d’Aristide Bruant. Il rejoindra le groupe de « La Vache Enragée » et prendra part aux activités de « La Muse Rouge ». On voit ici une reproduction d’un numéro de 1921 de « La vache enragée ». Conseiller municipal de la Commune libre de Montmartre il était le créateur avec Bernard Salmon, avec qui il avait reformé le groupe des Hydropathes, des matinées du « Tire Bouchon ». Il était également le président des Sauvagistes et des amis de Gaston Couté.

On retrouve son nom dans l’annuaire de la confrérie des chevaliers du taste-fesses: Membre ftaste-fessesondateur, doyen d’âge, triumvir du club des hydropathes et de l’aquadémie de Montmartre. Il est vrai qu’il est en bonne compagnie puisque on y trouve aussi, Boris Vian, Léo Campion, Jean Rigaux, et tant d’autres joyeux drilles. En 1927, il publiera un recueil de ses poésies « Machin de Belleville » et en 1933 il sera initié à la franc-maçonnerie à la loge Agni du Grand Orient de France à Paris. En 1920, il fut élu conseiller municipal de la commune libre de Montmartre avec 43 699 voix lors de la fondation de celle-ci. Il est mort en 1964.

Sacré bonhomme, on va lui faire une place dans notre galerie de portraits. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. Un fidèle passant

    Mé kékcq’cé’qu’ça encore ?…

    Heureux de vous voir reparti du bon pied, (gauche évidemment) en ces débuts d’année, et de bonne humeur communicative de surcroît.

    Vous avez encore une fois su titiller ma curiosité et combler une des nombreuses failles de mon inculture, m’incitant à visiter le blog des « Chevaliers du Taste-fesses ». Il et Elle regardant dans la même direction, un délice.

    Il est de plus désagréables façons de s’instruire..

    Et de conclure en chanson avec un de leurs animateurs du « FESSETIN D’HIVER 2018″ de fin d’année à l’orgue de barbarie.

    Rien à voir vous pensez bien avec une autre musique, pour le moins barbare celle-là, sortant d’instruments maniés par les types enturbannés que vous évoquiez au début de votre billet…

    https://www.youtube.com/watch?v=QIXc_fg74ws.

    Au plaisir de vous rendre encore souvent visite.

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