Méfiez vous de celui qui veut mettre de l’ordre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la bravitude et du chausson aux pommes réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 31 janvier 2019, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois est proche. Ce jour romanesco1correspond au 12 de pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais, moi le Romanesco, je trouve cela magique…La disposition des bourgeons floraux en spirales régulières illustre les lois de laphyllotaxie. De plus, un examen attentif montre que le nombre de spirales orientées dans le sens des aiguilles d’une montre et le nombre de spirales orientées en sens inverse sont deux nombres de la suite de Fibonacci. Etonnant, non !

Je reprends le collier après une semaine consacrée à une remise en état de marche de ma vieille carcasse; et, allez savoir pourquoi j’ai choisi d’évoquer cet immense libre-penseur que fut Denis Diderot. Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites, destiné à la prêtrise et tonsuré à 13 ans. Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts 220px-Denis_Diderot_111à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées » 1747, violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie.

En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les sept premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une encyclo_diderot-180x300semi-clandestinité. Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse » 1760, « Le Neveu de Rameau » 1761, « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement. « Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans « Supplément au Voyage de Bougainville » 1772. Comment ne pas être d’accord ?

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

3 commentaires

  1. Pangloss

    Surtout quand c’est pour ton bien.

  2. Écrivouilleur

    Content de te savoir de retour !

    Je ne me souvenais plus que le pouvoir avait condamné l’Encyclopédie… Merci pour ce rafraîchissement de mémoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).