In memoriam Louise Michel…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chanson réaliste et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 09 janvier 2019, 20è jour de nivôse, consacré au van, mais si, vous savez, ce panier d’osier qui permettait de séparer le bon grain de sa balle.

Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à Louise Michell’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt. Petite réflexion en rapport avec l’actualité.

Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction deLouise-tag La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme. Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée enterrement-Louise-1-300x202en  janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ».  le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte. De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting. Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

Et ben dis donc, quelle envolée pour un Mercredi ! Allez, portez vous bien et, kenavo ar c’hentañ comme on dit par ici.

3 commentaires

  1. Un fidèle passant

    Bonjour Cénobite.

    Bien que sachant, vous rendant visite, les valeurs que vous défendez, avec la posture adéquate, j’ai toujours réticence du cheval qui recule devant les Grandes figures emblématiques » et bien entendu de Gauche que l’on m’a vendues.

    Alors, cher Cénobite, et pour reprendre la fin de la vidéo d’Audrey Vernon, citant La Vierge Rouge… « Advienne que pourra », après nous avoir fait l’éloge également par elle, de la Liberté, permettez de me souvenir de cette célèbre phrase, même si apocryphe de Manon Rolland :

    Ô liberté, que de crimes commis en ton nom ».

    Mais vous avez ce pouvoir de faire à tout un chacun qui s’attarde en vos lignes de nous faire remonter le temps, et souvent celui de notre propre .petite existence. Ainsi, avec Madame Michu, mon épouse, avons-nous retrouvé ce matin sur maps de Google… notre rue et station de métro dédiées à votre héroïne du jour. Oui, j’oeuvrais à l’époque rue Chaptal et la chambre du petit hôtel qui abritait notre jeune ménage de Bretons exilés était sise rue Carnot..

    Et, promis, je ne recommencerai plus :

    Allez, portez vous bien et, kenavo ar c’hentañ comme on dit par ici..

    • erwandekeramoal

      Vous revenez quand vous voulez, c’est ouvert tous les jours, ou presque. Merci de votre visite.

Répondre à Anne-Marie Annuler la réponse.

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).