Vanitas, omnia vanitas…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la laïcité et du baeckoffe réunis, bonjour ! le-grillon-du-foyerNous sommes le Samedi 15 décembre 2018, il vous reste 15 jours pour préparer le réveillon, et c’est le 25è jour de frimaire dédié au grillon… Vous vous souvenez de ce conte de Dickens le grillon du foyer ? J’ai en mémoire un maître d’école, oui, c’est comme cela que l’on disait à l’époque, qui ne jurait que par cet auteur. Je crois bien avoir fait des dictées de tous les contes de Noël que Dickens écrivait chaque année pour ses enfants. Vous remarquerez que cela n’empêche pas les phautes d’ortografes…

 

Ah, qui dira l’incommensurabilité de l’égo du blogueur ordinaire ? Il est là, guettant son compteur comme l’épicier son tiroir-caisse. Voici la 470.000ème visite, flatteuse et flagorneuse qui lui ouvre des horizons littéraires aussi lointains qu’inaccessibles. C’est son Goncourt, son Renaudot et son Molière à la fois. Ah, César, souviens toi que tu es mortel disait le prêtrepaon-4-083221 à l’impérator. Et rappelons nous les premiers mots de l’Ecclésiaste: Vanitas, vanitatum, omnia vanitas… Souviens toi, petit scarabée, que la blogosphère est immense, quasi infinie, et l’infime particule que représente ton apport est quantité négligeable au regard des milliards de données qui transitent chaque minute sur la toile. Garde toi de croire que c’est arrivé. Remercie ces visiteurs qui te font l’honneur de jeter un regard sur tes élucubrations quotidiennes. Ta prose approximative, tes fautes d’orthographe, tes accords désaccordés, tes jugements à l’emporte pièce, tes raccourcis saisissants, ta galerie de portraits qui doit davantage à l’archéologie sociale qu’à l’analyse concrète d’une situation concrète. Laisse tes mots enfourcher les vents de l’Ouest qui balayent le Finistère au rythme des dépressions et qui secouent le vanitéponant depuis de longues semaines. Le calme revenu, ils iront se déposer comme autant de feuilles mortes sur les écrans de ces anonymes visiteurs qui, au hasard d’un moteur de recherche auront échouer sur ton site. Ce sont des bois flottés qui ornent la laisse de basse mer des ordinateurs, leurs écrans depuis longtemps sont devenus leurs estrans, rivages modernes de rêveurs impénitents et les dédales informatiques leurs tiennent lieu de chemin des douaniers. Puisse ce petit journal rester sans prétentions autres que celles qui consistent à taquiner la muse, raviver les mémoires, jouer avec les mots et rassurer mes proches sur mon état de santé (poil au nez).

Merci à vous d’être encore là, fidèle au poste. N’oubliez pas le thermolactyl, portez vous bien et, à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. Duclos

    à mon âge le thermolactyl est de mise ,mais même en grelottant je salue Erato et « le père peinard » qui hantent votre clavier !

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