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Chicago blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la planète enchantée et du bacalao réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 17 décembre 2018, c’est le 27è jour de frimaire dédié au Liège. Je me chene liègesouviens avoir marché dans les grandes forêts de chêne-liège au Portugal du côté de Setubal… En ces temps là, la tempête Salazar s’était calmée elle aussi; les œillets fleurissaient les canons, les jeunes capitaines faisaient danser les filles, le fado résonnait dans l’Alfama, tous les espoirs étaient permis… C’était avant, bien avant…

Aujourd’hui, madame Michu,nous célébrons les Briac, enfin, c’est pas une obligation non plus… Bien entendu ce nom doit son origine à un de ces fameux saints dont on ne sait pas s’ils ont réellement existé. Celui-ci faisait partie de la bande à Tugdual, dont je vous ai récemment parlé. Il a laissé son nom à la charmante commune de Bourbriac (Côtes d’Armor) mais aussi sans doute à St Briac en Ille-et-Vilaine.

 

Et puis tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance d’un sacré bluesman. je crois bien qu’on lui doit d’avoir inventé le style « Chicago-Blues ». Ici on le voit au festival de Monterey en 1967. Il est né en 1942 à Chicago et est décédé en 1987 à Woodstock (il avait participé au fameux festival en 69), ça ne s’invente paul butterfieldpas… Le Paul Butterfield Blues Band voit donc le jour en 1963, on dit que c’est véritablement le premier groupe multiracial, quelques temps plus tard, le groupe devient aussi le « backing band » de Bob Dylan. Malade (alcool et héroïne), il n’enregistrera finalement que 3 albums solo en studio jusqu’à sa mort en 1987. Paul Butterfield fut le premier joueur blanc d’harmonica à développer un style original qui lui permit de rejoindre le panthéon des grands bluesmen. Il fut aussi celui qui initia les blancs américains au blues et plus particulièrement au Chicago Blues. Peut-être que si l’administration Etatsunienne écoutait un peu plus de Blues, elle penserait moins à faire la chasse aux réfugiés qui se pressent à ses frontières misant encore sur le rêve américain.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.