Vous lisez actuellement les articles publié le décembre 10th, 2018

Page 1 de 1

L’année à peine à fini sa carrière…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la sécularisation et de la fraise Tagada réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 10 décembre 2018, autant dire que l’année à pratiquement fini sa carrière (Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu’elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre Où tu la vis s’asseoir !) et c’est le 20è jour de frimaire dédié à hoyaul’Hoyau, autrement dit, la houe… « il n’y a d’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier.» disait Voltaire dans son dictionnaire philosophique… Pendant que les princes qui nous gouvernent en sont à décider de l’importante, éminente, cruciale, et prioritaire question d’une loi sur l’épilation du lapin Angora… Continuons à rendre hommage à nos grands anciens, qui hantent, oubliés de tous, le panthéon révolutionnaire et sans qui les enfants seraient encore dans les mines et nous, nous n’aurions pas les congés payés, la sécu, les 35 heures et une paisible et maigre retraite pendant quelques temps encore avant la mise en œuvre de la Macron-économie…

Aujourd’hui, Vernon Richards: Le 10 décembre 2001, mort de Vero Benvenuto Costantino RECCHIONI plus connu sous lVernon Richards De pseudonyme de Vernon RICHARDS. Militant et actif propagandiste anarchiste anglais. Il naît le 19 juillet 1915 à Soho (Londres), où son père Emidio Recchioni (un anarchiste italien) s’y était réfugié et y avait ouvert une épicerie fine. En 1931, il suit son père à Paris où celui-ci milite contre le fascisme de Mussolini. Il est en relation avec la famille de Camillo Berneri, Giovanna sa compagne (qui lui apprend l’italien), et leurs 2 filles Marie-Louise, ici à gauche, (qui deviendra sa femme) et Giliana. Mais lorsque Emidio meurt à Paris en 1934, il rentre à Berneri GLondres pour s’occuper du magasin. Il n’en poursuit pas moins la lutte antifasciste et, en collaboration avec Camillo Berneri à Paris, il édite le journal bilingue « Free Italy/Italia Libre ». En janvier 1935, lors d’un séjour en France, il est arrêté et expulsé. En 1936, lorsqu’éclate la révolution espagnole, il se joint au groupe de militants qui éditaient Freedom pour publier à Londres le journal Spain and the World, principal soutien aux anarchistes espagnols.
En avril 1945, Vernon avec Philip Sansom et John Hewetson sont condamnés à 9 mois de prison pour incitation à la désertion. Marie-Louise Berneri est quant à elle acquittée (elle décèderaOrwell d’une affection virale en 1949). Membre du groupe « Freedom Press » basé à Whitechapel, Vernon publie « Freedom » jusqu’en 1965, et poursuit ensuite une collaboration au journal, en donnant de nombreux articles et traductions. Il exerce divers métiers, notamment comme photographe et on lui doit de fameux portraits comme celui de Georges Orwell, l’auteur de « 1984″ ici à droite. En 1968, avec Dorothy (Peta) Hewetson, ils se fixent dans le Comté de Suffolk et y produisent durant plus de 30 ans des légumes biologiques. Ah, les salades anarchistes…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.