Tout va très bien madame la marquise…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la transmutation et de la bouillie d’avoine réunie, bonjour ! Nous sommes le Lundi 05 Novembre 2018, 15ème jour de Brumaire et, nos amis républicains et néanmoins révolutionnaires, qui avaient des idées sur tout et surtout des Royalisme---marre-d-etre-le-dindon-de-la-farceidées, en avaient fait le jour du dindon… Pendant que l’on demande aux résidents de la nouvelle-Calédonie lesquels seront les dindons de la farce, les observateurs de l’actualité continuent de chanter: Tout va très bien madame la marquise ! Et pourtant, les pluies d’acier de feu et de sang continuent de tomber sur la tête des pauvres gens. Les mêmes gougnafiers continuent de s’en mettre plein les fouilles au détriment du petit peuple qui n’en peut mais. Les banksters se font du gras sur le dos des travailleurs, les spéculateurs spéculent, les glaciers fondent d’effroi, les palestiniens plient l’échine, le Saint-Emilion est inabordable, le pousse-pied se vend au prix du caviar dont les producteurs iraniens scrutent le ciel en se demandant ce qui va leur tomber sur le coin de la barbe…

Ah oui, les dindons… Si j’en crois Claude Duneton, « il exista à Paris, pendant la longue période d’un siècle, une forme de divertissement forain que l’on appelait « le ballet des dindons ». L’argument du spectacle était le suivant : on plaçait quelques-unes de ces volailles placides sur une tôle surélevée et clôturée, formant une scène, puis on chauffait progressivement ce plancher métallique par en dessous. À mesure que la chaleur se faisait sentir dans leurs pattes, les dindons commençaient à ob_006e94_a-vote-designs’agiter, à danser sur la tôle d’un air évidemment grave qui mettait en joie les badauds admis à contempler l’action. Il suffisait alors qu’un vielleux se prît à suivre le rythme des pauvres bêtes, qui s’accélérait tandis qu’on activait le feu sous leurs pattes, pour donner l’illusion d’un ballet endiablé soutenu par la musique. De quoi faire hurler de rire l’assistance, qui se tenait les côtes !… Le ballet des dindons fut supprimé en 1844, par une ordonnance du préfet de police, en même temps qu’étaient interdits les combats d’animaux tellement goûtés par le public, dont les derniers se déroulaient à la Barrière du Combat, précisément. »

Or donc, sur la grande scène de la vie (politique) les acteurs de la comédia dell’arte  continuent de jouer les matamores et promettent à qui veut bien l’entendre que demain… On rase gratis ! L’ombre d’une société autoritaire, policée et policière, se profile peu à peu et s’insinue dans les interstices de notre démocratie peau-de-chagrin. Mesdames et messieurs, chers citoyens, dindons de la farce. Vous voulez de la sécurité ? Et ben en v’la ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être

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