Vous lisez actuellement les articles publié en novembre 2018

Page 3 de 3

When Man loves a Woman…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 07 novembre 2018, 17è jour de brumaire dédié au cresson…

C’est en faisant le ménage parmi mes disques vinyle que je suis tombé en arrêt devant celui-ci tant il était chargé de souvenirs. Johnny Rivers, de son vrai nom John Henry Ramistella, est un chanteur, guitariste, compositeur et producteur américain de rock and roll, né le 7 novembre 1942 à JohnnyRivers1-297x300New York (États-Unis). Il est principalement connu pour avoir repris Memphis Tennessee de Chuck Berry et pour son John Lee Hooker, vibrant hommage au bluesman, enregistré live en 1967 au Whisky A Go-Go de Los-Angeles 15 mn d’un rock endiablé. Ayant grandi à Bâton-Rouge, Louisiane, il monte à New York en 1957 où il rencontre Alan Freed, qui lui trouve une maison de production de disques. Mais, à cette époque, il est surtout compositeur, écrivant notamment pour Ricky Nelson. Puis il s’installe à Los Angeles. Après avoir tenté sa chance auprès de treize maisons de disques différentes, ce n’est qu’en 1964 qu’il rencontre le succès, grâce à ses prestations au Whisky A Go-Go et à plusieurs albums live qui s’ensuivent. Il y interprète nombre de reprises de Chuck Berry, Lloyd Price, Rufus Thomas, etc. Que celui qui n’a jamais fleureter en dansant sur When a man loves a woman de Percy Sledge me lance la première bière…

Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Atmosphère, atmosphère…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des droits de l’homme et de la marine à voile réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Mardi 06 novembre 2018, c’est vous dire comme les choses vont bon train. C’est le 16è jour de chervi cageotbrumaire dédié au Chervis, plante dont les racines sont comestibles, ça fait penser un peu au panais, mais tant qu’à manger des plantes par la racine, je préfère le chervis au pissenlit… En consultant le calendrier pataphysique, je m’aperçois que le 06 Novembre 2018 est en réalité le Mercredi 4 As 146 St Cravan, boxeur. Je vous dis cela en pensant au bonhomme dont j’évoque le parcours aujourd’hui et qui était satrape du collège de pataphysique.
 

Aujourd’hui donc, une pensée pour Henri JEANSON, journaliste, pamphlétaire, dialoguiste de cinéma et pacifiste libertaire. C’est à lui que l’on doit le fameux dialogue entre Louis Jouvet et Arletty : « Atmosphère… atmosphère ! Est-ce que j’ai une Jeansongueule d’atmosphère ? Puisque c’est ça vas-y tout seul à La Varenne… » Il est mort le 6 novembre 1970, à Équemauville, près de Honfleur (Calvados), France. Fils d’un professeur, il naît le 6 mars 1900, à Paris. En 1917, après divers petits métiers, il devient journaliste au journal « La Bataille » organe de la CGT. Remarqué pour sa plume redoutable, il travaille ensuite dans divers journaux le »Journal du peuple », les « Hommes du Jour », le « Canard enchaîné » etc. Passionné par le théâtre, il écrit de nombreuses pièces, mais c’est comme dialoguiste pour le cinéma qu’il atteint la notoriété avec des films comme « Pépé le Moko » et « Carnet de bal » en 1937, « L’Entrée des artistes » et « Hôtel du Nord » en 1938, etc.

Antimilitariste, ses articles publiés dans le journal « Solidarité Internationale Antifasciste » et sa signature du tract de Louis Lecoin, « Paix immédiate », lui vaudront d’être arrêté le 6 novembre 1939, à Meaux (où il avait pourtant répondu à l’ordre de mobilisation). Le 20 décembre 1939, il est condamné par un hotel-du-nortribunal militaire à 5 ans de prison pour « provocation de militaires à la désobéissance ». Mais soutenu par diverses personnalités du cinéma et de la littérature, il est libéré au bout de 5 mois. Durant l’occupation, il tente de faire sortir un journal indépendant « Aujourd’hui », mais début 1941, il est à nouveau arrêté et emprisonné par les Allemands. Libéré, il restera dans la clandestinité jusqu’à la Libération. Il reprend alors son métier de journaliste au « Crapouillot », au « Canard enchainé », à « Combat », à « l’Aurore » et de dialoguiste pour le cinéma « Boule de suif »(1945), etc. « En ces temps où tout augmente, seule la liberté diminue »

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tout va très bien madame la marquise…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la transmutation et de la bouillie d’avoine réunie, bonjour ! Nous sommes le Lundi 05 Novembre 2018, 15ème jour de Brumaire et, nos amis républicains et néanmoins révolutionnaires, qui avaient des idées sur tout et surtout des Royalisme---marre-d-etre-le-dindon-de-la-farceidées, en avaient fait le jour du dindon… Pendant que l’on demande aux résidents de la nouvelle-Calédonie lesquels seront les dindons de la farce, les observateurs de l’actualité continuent de chanter: Tout va très bien madame la marquise ! Et pourtant, les pluies d’acier de feu et de sang continuent de tomber sur la tête des pauvres gens. Les mêmes gougnafiers continuent de s’en mettre plein les fouilles au détriment du petit peuple qui n’en peut mais. Les banksters se font du gras sur le dos des travailleurs, les spéculateurs spéculent, les glaciers fondent d’effroi, les palestiniens plient l’échine, le Saint-Emilion est inabordable, le pousse-pied se vend au prix du caviar dont les producteurs iraniens scrutent le ciel en se demandant ce qui va leur tomber sur le coin de la barbe…

Ah oui, les dindons… Si j’en crois Claude Duneton, « il exista à Paris, pendant la longue période d’un siècle, une forme de divertissement forain que l’on appelait « le ballet des dindons ». L’argument du spectacle était le suivant : on plaçait quelques-unes de ces volailles placides sur une tôle surélevée et clôturée, formant une scène, puis on chauffait progressivement ce plancher métallique par en dessous. À mesure que la chaleur se faisait sentir dans leurs pattes, les dindons commençaient à ob_006e94_a-vote-designs’agiter, à danser sur la tôle d’un air évidemment grave qui mettait en joie les badauds admis à contempler l’action. Il suffisait alors qu’un vielleux se prît à suivre le rythme des pauvres bêtes, qui s’accélérait tandis qu’on activait le feu sous leurs pattes, pour donner l’illusion d’un ballet endiablé soutenu par la musique. De quoi faire hurler de rire l’assistance, qui se tenait les côtes !… Le ballet des dindons fut supprimé en 1844, par une ordonnance du préfet de police, en même temps qu’étaient interdits les combats d’animaux tellement goûtés par le public, dont les derniers se déroulaient à la Barrière du Combat, précisément. »

Or donc, sur la grande scène de la vie (politique) les acteurs de la comédia dell’arte  continuent de jouer les matamores et promettent à qui veut bien l’entendre que demain… On rase gratis ! L’ombre d’une société autoritaire, policée et policière, se profile peu à peu et s’insinue dans les interstices de notre démocratie peau-de-chagrin. Mesdames et messieurs, chers citoyens, dindons de la farce. Vous voulez de la sécurité ? Et ben en v’la ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être

Les hommes (et les femmes) naissent libres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la liberté d’expression et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 03 novembre 2018, treizième jour de brumaire dédié au topinambour… Curieuse plante à la vérité qui doit son topinambour-226x300nom à celui d’une tribu brésilienne dont certains membres furent amenés en France au début du XVIIè, les Topinamboux (tupinambas) ce qui amena Carl Von Linné à croire en l’origine brésilienne de la plante. On la nomme aussi artichaut de Jérusalem; cela viendrait là encore d’une déformation linguistique de l’Italien Girasol, le topinambour appartenant à la même famille que le tournesol. Admirez ces fleurs de topinambour magnifiées par le pinceau de Monet.

En cette période agitée où les gazettes dévoilent chaque jour une nouvelle histoire de harcèlement, petite pensée pour Olympe de Gouges. En 1791 en effet, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne à l’assemblée Nationale. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la de-Gougesrévolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Elle ne croyait pas si bien dire et est morte guillotinée le 03 novembre 1793. Il faudra attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soit publiée, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult. On peut-être révolutionnaire et néanmoins macho… Et Olympe est resté sur son petit nuage (!) en attendant que ces messieurs daignent se rendre compte que les femmes sont des hommes comme les autres.

Les hommes (et les femmes) naissent et demeurent libres et égaux en droits… Quelle belle et magnifique libres et légophrase. Je propose qu’elle soit affichée dans tous les commissariats de France et de Navarre et qu’elle soit éditée sous forme de carte postale afin que chaque femme harcelée, violée, agressée, chaque migrant, chaque expulsé, chaque matraqué, puisse nous donner de ses nouvelles. Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être

Evit an anaon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la prétérition et du filet de cabillaud réunis, bonjour ! Nous sommes le  Vendredi 02 novembre 2018, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante aquatique autrement appelée châtaigne baie des trépassésd’eau, on dit que les chinois en sont friands… En Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz, c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet. Au treizour, pas à mon aïeule…

Il existe à Plougastel-Daoulas (près de Brest – Finistère) une tradition qui à ma connaissance n’existe nulle part ailleurs et que je m’en vais vous décrire. Sans doute le caractère d’isolat qui a longtemps marqué cette commune y est-il pour quelque chose. Il s’agit des Breuriez. Le terme de breuriez, du breton breur, frère, pourrait se traduire par clan, et représente l’une des vingt-et-une petites unités territoriales de la arbre à paincommune de Plougastel. La cérémonie du breuriez se déroule l’après-midi du 1er novembre de chaque année. Elle regroupe les habitants faisant partie de la frairie qui se retrouvent autour de l’arbre à pommes. L’arbre, garni de pommes par les soins de l’acquéreur de l’année précédente, est présenté à l’assemblée avant le début des enchères. L’arbre revient à celui qui a misé le dernier. L’ancien acquéreur ôte alors la pomme du sommet et la garde pour lui. Le nouvel acquéreur distribue ensuite les pommes de l’arbre aux enfants présents.

L‘ensemble des sommes recueillies par la vente de petits pains bénits, de nèfles et de pommes est remis au clergé (y-a pas de petits bénefs), pour les messes à arbre à pain 2l’intention des défunts de la frairie. Cette cérémonie du breuriez, transmise à Plougastel par tradition, de génération en génération, n’a pas d’équivalent connu, et trouve probablement son origine dans les coutumes celtiques. Il s’agit là d’une très vieille et très ancienne coutume qui montre combien les anciens avaient dans leur culture  ce culte des trépassés. La religion Catholique Apostolique et Romaine a vite fait de récupérer tous ces signes et de les intégrer dans ses propres rituels. Je me souviens étant tout minot d’un pilhouer (chiffonnier) qui quêtait en murmurant evit an anaon.

Allez, portez vous bien (le plus longtemps possible) et à bientôt peut-être.

Samain, dans la culotte d’un zouave…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des mathématiques modernes et du pigeonneau laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 1er novembre 2018, onzième jour de Brumaire dédié au salsifis.

Voici donc venir novembre (Miz du en breton) qui ouvre le chemin de l’hiver par la grande fête de la Samain. On rit, on chante, on boit beaucoup, on célèbre la mort du roi soleil. Bien sur, c’était avant ! Avant que que les « pisse-vinaigre » de la papauté (  Grégoire IV, 8ème siècle environ) n’en décident vallée-300x226autrement. Il faut dire qu’ils furent bien aidé par Louis le Pieux qui instaura sur toute la Carolingie Chrétienne cette obligation de fêter tous les saints. Voila pourquoi au lieu de faire la fiesta, on se traine dans les cimetières les bras chargés de chrysanthèmes ridicules. Notons au passage, qu’en ce sens nous commettons une grossière erreur car la fête des morts, elle, ce n’est que le lendemain. A Carnoët, quand tous les saints seront bien installés dans leur vallée, c’est par camion qu’on va voir débarquer les chrysanthèmes, à tous les coups, ils vont remporter la palme des villages fleuris.

Et voila, c’est reparti pour un tour. Les marchands du temple ne désespèrent pas de nous refiler leur camelote. Messieurs les vendeurs de citrouilles, nous n’avons que faire de vos zombis de pacotille, vos Freddys ensanglantés et autres fantômes hollywoodiens… Nous, nous arrivons en ligne droite des Thuatha De Danann, nos épopées sont celles de Cûchulain et nous avançons vers Avalon. Chez nous, la Samain est celle des druides, bardes et ovates. La Celtie n’a pas attendu l’évangélisation, fusse celle de St Patrick, pour ouvrir, une fois l’an, la porte entre la Tombesaison claire et la saison noire, entre le jour et la nuit, entre le monde des vivants et celui des morts. Si vous passez du coté de l’ile de Sein, le mercredi après midi, vous y verrez peut-être de vieilles sénanes, tout de noir vêtues, penchées sur la tombe de leurs disparus et, si vous approchez avec discrétion, vous les entendrez parler. Elles racontent aux défunts les évènements de la semaine. Pourquoi ne pas profiter de cette période de l’année et de cette tradition que les immigrants Irlandais et Ecossais ont emporté dans leurs bagages vers le nouveau monde (all hallow even: le soir de tous les saints et la légende de Jack o lantern) pour raconter aux enfants la très vieille et très ancienne tradition Celtique. Son panthéon n’a pas à rougir de celui des Grecs ou des Egyptiens. Ses sagas n’ont rien à envier à l’Illiade, à l’Odyssée, aux milles et une nuits ni même à la bible. Alors, de grâce, épargnez nous vos orgies de cucurbitacées.

En attendant, merci de vos visites répétées, portez vous bien et à bientôt peut-être.