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Les hommes (et les femmes) naissent libres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la liberté d’expression et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 03 novembre 2018, treizième jour de brumaire dédié au topinambour… Curieuse plante à la vérité qui doit son topinambour-226x300nom à celui d’une tribu brésilienne dont certains membres furent amenés en France au début du XVIIè, les Topinamboux (tupinambas) ce qui amena Carl Von Linné à croire en l’origine brésilienne de la plante. On la nomme aussi artichaut de Jérusalem; cela viendrait là encore d’une déformation linguistique de l’Italien Girasol, le topinambour appartenant à la même famille que le tournesol. Admirez ces fleurs de topinambour magnifiées par le pinceau de Monet.

En cette période agitée où les gazettes dévoilent chaque jour une nouvelle histoire de harcèlement, petite pensée pour Olympe de Gouges. En 1791 en effet, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne à l’assemblée Nationale. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la de-Gougesrévolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Elle ne croyait pas si bien dire et est morte guillotinée le 03 novembre 1793. Il faudra attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soit publiée, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult. On peut-être révolutionnaire et néanmoins macho… Et Olympe est resté sur son petit nuage (!) en attendant que ces messieurs daignent se rendre compte que les femmes sont des hommes comme les autres.

Les hommes (et les femmes) naissent et demeurent libres et égaux en droits… Quelle belle et magnifique libres et légophrase. Je propose qu’elle soit affichée dans tous les commissariats de France et de Navarre et qu’elle soit éditée sous forme de carte postale afin que chaque femme harcelée, violée, agressée, chaque migrant, chaque expulsé, chaque matraqué, puisse nous donner de ses nouvelles. Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être