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On est entouré de petits…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 novembre 2018, dixième jour de Frimaire, officiellement dénommé, jour de la pioche, dans le calendrier républicain français.

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de l’auteur célébrissime des Voyages de Gulliver (Jonathan Swift)à Dublin (30 Novembre 1667), en Irlande, dans une famille anglicane d’origine anglaise. Il entre au service d’un diplomate prestigieux, Sir JonathanSwift-176x300William Temple, avant d’être nommé pasteur d’une paroisse proche de Belfast. Il met son talent de satiriste au service de ses opinions politiques libérales. En 1704, Le conte du tonneau  a l’heur de déplaire à la reine Anne et son auteur doit dès lors se cantonner en Irlande. Là, il ne tarde pas à souffrir des discriminations qui frappent les habitants de l’île, tant catholiques qu’anglicans. Il est l’un des premiers Irlandais à se révolter contre cet état de fait. C’est ainsi qu’il publie en 1720 un Appel pour la consommation exclusive de produits irlandais d’où est tiré l’ironique formule : «Brûlez tout ce qui vient d’Angleterre, hors le charbon».

En 1729, quelques années après la publication de son chef-d’œuvre, Les voyages de Gulliver (à la fois conte d’enfant et satire de la société moderne), il récidive avec une Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public. Dans ce pamphlet inspiré par la profonde misère qui sévit en Irlande, il propose rien moins que de rôtir et manger les enfants en surnombre : «Quand à notre ville de Dublin, on k060-milo-manara-gulliveriana-gulliver-jonathan-swift-turkish-comics-brand-new-87f9c453775b46b4d4fe7f35249f16b7pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir»… En 1721, il commence « Les Voyages de Gulliver ». Cette œuvre, écrite à la première personne et divisée en quatre parties, marque un sommet de la satire sociale et politique au travers d’éléments mêlant, sur le mode du pamphlet ou de la description narrative, de la philosophie, de la logique, du fantastique et de la science-fiction. Ceci étant, et toute chose égale par ailleurs comme disait mon aïeule, j’ai une faiblesse pour la version de Manara (illustration ci-dessus).

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cor’ une p’tite goutte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’oxymore* et du pudding aux carottes réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 29 novembre 2018, 9è jour de frimaire dédié au genièvre. Cette boisson à base d’alcool de grain était très consommée au siècle genièvredernier notamment dans le Nord de la France. Voici ce qu’en disait François-Joseph Grille en 1825 après avoir visité cette région : « Ajoutons que dans les arrondissements formés de l’ancienne Flandre, on fait abus de liqueurs fortes ; de là, disent les docteurs, viennent des maux sans nombre que la sobriété seule peut réparer. Ainsi, dans ces contrées, le genièvre et l’humidité se disputent le triste honneur de moissonner plus cruellement une population imprévoyante.»
* mais si, vous savez: Cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Corneille – Le Cid) En effet, si l’oxymore est une figure de style qui réunit deux mots en apparence contradictoires  c’est aussi, et c’est moins connu, une bière belge brassée à Limerlé  dans la commune de Gouvy.

A ne pas confondre avec le Lambig breton qui lui est une eau de vie de cidre pesant facilement 70° à la sortie de la bouillote (l’alambic). Les indications thérapeutiques du genévrier sont nombreuses, ce qui n’est pas étonnant, car son emploi remonte à l’Égypte antique, voire avant, et il a persisté à travers les siècles sans jamais défaillir. Les baies sont particulièrement bouilleur ambulantutiles pour soigner l’arthrite, la goutte et toutes les maladies rhumatismales. D’ailleurs, à cet égard, la cure de genièvre est à l’automne ce que la cure de pissenlit est au printemps. Il s’agit d’un traitement fort connu en Europe. Il semblerait qu’à la longue, cette double cure ait pour effet d’augmenter la mobilité des membres et d’atténuer leur raideur; alors que le Viagra lui, c’est le contraire… Tiens, j’en profite pour corriger une erreur fréquente: dans les textes, le bouilleur de cru est le récoltant, le bouilleur ambulant est le distillateur qui se met au service du premier.

Allez, cor’ une p’tit’ goutte, merci de cette visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A en perdre la tête…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

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Amis de la vérité historique et du chouchen chaud réunis, bonjour! Nous voici le Mercredi 28 novembre 2018 qui correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel. Au jour d’aujourd’hui en Bretagne armoricaine nous célébrons Eodez. Celle-là Haude-Tanguy-248x300même qui perdit la tête sous l’épée de son propre frère, Tangi, qui n’en finit pas moins saint lui même. Tous deux étaient enfants du seigneur de Trémazan. Comme disait mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif: « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues.» Des légendes comme celle là, il y en a plein par chez nous. Elles sont toutes plus gore que n’importe quel film de Brian de Palma et font passer La nuit des morts vivants pour une aimable bluette. Je vous la fait courte.

Or vint à trépasser la mère de nos deux héros. Passé le temps du veuvage, leur père prit en tremazanseconde noce une femme qui haïssait plus que tout Eodez (mauvais choix). Voici la façon dont Albert le Grand nous présente la chose:  « Cette nouvelle dame ne fut gueres en son ménage, qu’elle commença à regarder de travers nos jeunes Saints & se montrer vraye marastre en leur endroit ; elle les rudoyoit & maltraitoit de parole & de fait & leur tint ces rigueurs huit ans durant ; lesquels expirez, Gurguy, déja grand, & à qui le sang commençoit à boilillonner dans les veines, ennuyé d’estre si mal-traité par cette femme, dans la maison de son pere, se résolut de quitter le pays pour quelque temps, & en obtint congé de son Eodez.jpegPere, lequel luy donna une bonne somme d’argent & train honorable. » Et notre Tangi fut envoyé à la cour du roi des francs Childebert. Revenant de France et face aux faux-propos qui lui avaient été rapportés, Tangi décapita sa sœur afin de laver l’affront fait à l’honneur de la famille (un coup à faire passer les Talibans pour d’agréables jouvenceaux…). Celle-ci prit ses jambes à son cou et sa tête sous le bras et s’en retourna à la maison familiale affronter la méchante belle-mère… Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende. On me demande souvent ce qu’est une gwerz, en voici une: Gwerz Ar Vezhinerien, autrement dit, la complainte des goëmoniers, interprétée par Denez Prigent.

Vous voyez que la violence n’a pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !). Tout au long de la vie des saints, on s’étripe et on se décapite joyeusement, on se démembre en famille, on s’assassine pieusement et tout cela était raconté aux petits n’enfants le soir à la veillée…Les évangélisateurs avaient compris, bien avant Paris-Match, l’importance du poids des mots et du choc des photos…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Savez vous planter les choux?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du positivisme et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 27 novembre 2018 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (Finistère nord). Choux Cabu, Chou-fleur, Chou de Milan , Chou à grosses côtes, petit Chou cœur de bœuf, etc. Cette crucifère comporte pas moins de deux cent variétés, certaines locales, toutes cependant étaient travaillées en cuisine, car ce légume a permis depuis la plus haute antiquité aux citoyens de ce monde de manger et FILLE-D-OUVIER-AGRICOLE-JAMES-GUTRIE-1859-1930-ÉCOSSAIS-253x300quelques fois survivre aux famines, facile à cultiver dans pratiquement tous les types de terres, et dans les climats les plus rudes , se conservant longtemps après la cueillette, il fut presque déifié par les Égyptiens et par les peuples de toutes les religions et origines du bassin méditerranéen. Chanté par Caton, couronné de toutes les vertus, il n’y a qu’ Apicius pour lui trouver des défauts. Oui, osons le dire, le chou-fleur est au Léon ce que la bêtise est à Cambrai, Tristan à Iseult, Castor à Pollux et la Dedion-Bouton à la bande à Bonnot. Mon aïeule, qui ne manquait jamais une occasion d’étaler sa culture, s’empressait de traiter de Pav kaol skornet ! (traduire par: pied de chou gelé) le gougnafier qui s’autorisait à manquer de savoir vivre devant elle. (joli tableau de James Guthrie – peintre écossais)

C’est aussi, le jour ou jamais de célébrer les Goustan, tous les Goustan, et pas seulement le gros des Goustan (humour). Le saint homme est né en Cornouailles britannique en 974. Sant Sten, en breton, tient son nom de l’étain et il a laissé son nom à Saint-Goustan, le très joli petit port d’Auray (56).  A 18 ans, Goustan ou Gulstan est enlevé par des pirates et au cours d’un de leurs voyages, se blesse au pied. Abandonné sur l’île d’Ossa ( peut-être Ouessant, enez Eussa, mais plus probablement l’île d’Hoëdic), il doit son salut, d’abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au ob_6ec2e1_goustan-diminue-200x300christianisme et le v’la radicalisé. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main; c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté seulement d’une portion d’un gros poisson, en gardant pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement. Mon aïeule, qui connaissait autant les cantiques que les chansons à boire, me récitait cette ronde chantée par les femmes des marins du Croisic : « Saint Goustan, notre ami, ramenez nos maris. Saint Goustan, notre amant, ramenez nos parents » étonnant, non ! Bien évidemment il est visible dans la vallée des saints (Carnoët) grâce aux burins de Kito.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être…

Le droit à la paresse…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et du thé au jasmin réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 26 novembre 2018, 6è jour de frimaire dédié à la Mâche, pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Encore appelée la doucette, clairette, oreillette, rampon pesticideet même Valérianelle… Elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage. Notons que les maraichers lui préparent le terrain en utilisant le fameux metam-sodium; utilisé sous forme liquide, il se décompose en gaz au contact du sol, dégageant du souffre et du CO2. Bref un pur bonheur qui fait passer le glyphosate pour une friandise ( interdit depuis je crois). Un produit miracle également utilisé pour les carottes, les poireaux, ou encore les fraises. Quant à la mâche, on dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne!

Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur, saluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse La_101161437_paul-lafargue-bfe1fe25-875e-4304-b788-b4eebb0f351-resize-750ura. 150 ans avant le débat sur les retraites, Lafargue posait déjà les vraies questions. Il est vrai qu’il avait des circonstances atténuantes; d’abord il était né à Cuba et puis, bien que très influencé par les idées de Proudhon, il avait épousé la fille de Karl Marx.  « Pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique… il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les phtisiques Droits de l’Homme concoctés par les avocats métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit. » Ce la-paressevisionnaire mériterait le Panthéon, qu’on en juge: « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… » A gauche, magnifique gravure que l’on doit à Félix Vallotton.

 

Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Des Canuts aux gilets jaunes…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 24 Novembre 2018, quatrième jour de Frimaire, dédié à la nèfle. Vous n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce quatrième jour de frimaire est consacré à Saint Pourçain; moine qui aurait laissé son nom à la commune de St- Pourçain-sur-Sioule dans le Les-Deux-Clochers-Saint-Pourçain-2013-300x300département de l’Allier. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge. On le trouve à des prix très raisonnables et son assemblage de Gamay et de Pinot noir, alors que le blanc est vinifié à partir du Tressalier, lui donne cette légèreté agréable. Saint Pourçain fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIe siècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière.

Tout à fait autre chose.

Le 21 novembre 1831, éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. Elle va se propager dans tous les quartiers ouvriers de la métropole. Les insurgés prennent pour emblème le Drapeau-canutsdrapeau noir et la devise: « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ». Cinquante ans plus tard, Aristide Bruant en fera cette chanson magnifique. Ce mouvement social est exemplaire à plus d’un titre ainsi que nous l’allons voir. Les canuts dont le nom vient de du mot canette ou bobine, sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras. Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini.

 

Ils sont environ 6000 artisans qui emploient 30 000 compagnons. Tout cela pour 18 sous par jour et 15 heures de travail. Après un accord arraché au préfet du département sur un tarif minimum que les soyeux refusent d’appliquer prétextant de la concurrence canuts_revolte_p-300x197internationale et des contraintes du marché (cela ne vous rappelle rien ?), la colère éclate. Les canuts descendent de leur colline, drapeau noir en tête, et occupent le centre de Lyon. Après de nombreux combats, on compte une centaine de morts. Le maréchal Soult débarque à Lyon à la tête de 20 000 soldats, la ville est reprise, la garde nationale qui avait pactisé avec les ouvriers est dissoute, le tarif minimum abrogé et le préfet révoqué.

En 1834, les canuts vont remettre le couvert et cette canuts-gauchefois ci, c’est Thiers, celui là même qui quelques années plus tard écrasera la Commune dans le sang, qui va se charger de la sale besogne. 600 morts et 10 000 arrestations. A la chambre des députés, Casimir Perier, président du Conseil, s’exclame: « Il faut que les ouvriers sachent qu’il n’y a de remède pour eux que la patience et la résignation.». Et alors, 180 ans plus tard… A vous de juger !

En attendant qu’on prenne les fourches, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un café vous aurez ?

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la propédeutique et du Glenfarclas (40 ans) réunis, bonjour. Oui, nous sommes le Vendredi 23 novembre 2018, c’est à dire le troisième jour de frimaire (mais non, pas fille-mère, madame Michu) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon). moulin-a-cafe-peugeotMon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

Si vous avez un pote qui se prénomme Bieuzy, c’est le jour ou jamais pour lui souhaiter une bonne fête: sans doute origine Celtique, de « buheseg » qui signifie plein de vie. Disciple de saint Gildas de Rhuys, il se construisit un ermitage sur les bords du Blavet. D’après la légende, il eût un jour à choisir entre guérir la meute des chiens de son seigneur atteinte de rage et ne pas chapelle-saint-gildas-bieuzy-lady-breizh (14)célébrer la liturgie pour son peuple, ou bien célébrer ce service religieux et ne pas répondre aux injonctions du seigneur brutal qui le demandait. Il préféra ses fidèles aux chiens, ce pourquoi il fut tué d’un coup d’épée par le seigneur breton. C’est que ça ne rigolait pas à l’époque. De nombreuses fontaines lui sont dédiées en Bretagne. Il est le patron de la localité de Bieuzy-les-Eaux (56) et de Saint-Bihy (22) près de Quintin. La photo de l’ermitage vient du site les tribulations d’une bigoudène (sans autorisation bien sur.)

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

22 novembre 1936, Barcelone enterre Durruti…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsychose et de la soupe aux choux réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 22 novembre 2018, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

Il y a 80 ans, Barcelone enterrait Buenaventura Durruti.

Le 20 novembre 1936, mort de Buenaventura Durruti Dumange, à Madrid. Militant et activiste anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol, combattant antifranquiste, figure emblématique de l’anarchisme  Durutti+Column+-+Buenaventura+Durrutiespagnol. A noter que c’est aussi un 20 novembre, en 1975, que s’éteignit (enfin) à 83 ans, Francisco Franco y Bahamonde après un mois d’agonie et quarante ans de dictature. Le 22 de ce mois de novembre, il y a 82 ans, les funérailles de Durruti à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de 500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoublenterrement durrutiiable : sa mort « avait frappé Barcelone au cœur »; des milliers d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière. Aujourd’hui, la tentative d’exhumation du corps de franco fait polémique en Espagne.

Située à une cinquantaine de kilomètres de Madrid, au sein de l’imposant monument Valle de los Caídos, se dresse le mausolée dont Franco lui même avait Basilique_Francosupervisé les travaux de construction dans les années 1940 et 1950. Les ouvriers étaient des prisonniers politiques condamnés aux travaux forcés et des dizaines d’entre eux sont morts sur le chantier. « C’était intolérable qu’il soit enterré d’une façon pharaonique dans un mausolée. Aucun pays qui a eu des dictatures de ce genre ne garde un monument à toute cette philosophie », explique Nicolas Sanchez Albornoz, ancien prisonnier politique. L’affaire tourne au casse-tête : les héritiers de franco, soutenus par la fondation qui défend la mémoire du général, refusent l’exhumation et partisans de Francoprévoient d’enterrer Franco dans un caveau familial d’une cathédrale de Madrid en cas d’exhumation. Le tombeau de Franco sert encore de sanctuaire à ses partisans nostalgiques, qui y viennent souvent en nombre assister à des messes et déposer des couronnes sur sa tombe. Ci-dessus, des partisans venus auprès de sa tombe effectuent le salut fasciste. Je propose donc de raser ce machin et d’y édifier un monument dédié aux centaines de milliers de républicains morts sous les balles des fascistes.

Allez, merci pour votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un monde de goinfres…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’ésotérisme et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 21 novembre 2018, 1er jour de frimaire dédié à la Raiponce, jolie fleur qui a la chance d’appartenir à la famille des campulacées, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas l’apanage de n’importe quelle jolie fleur même… Dans une peau de koulmanvache! Les bretons vont célébrer (ou pas) St Koulman. En fait il s’agit sans doute de St Colomban qui débarqua de son Zodiac du côté de St-Malo après avoir traversé le Channel. Grand voyageur, il évangélisa l’Europe et du coup, le Vatican a accepté d’en faire le Saint patron des motocyclistes !  Nous sommes au milieu du VIè siècle, Clovis réunifie la Gaule et en Bretagne Armoricaine règne Judicaël, Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Léon. Je vous fais grâce de la liste de ses quinze frères et sœurs dont la plupart refusèrent de faire l’ENA pour se consacrer à la carrière de saint.(Judoc,Winoc…) à gauche, la représentation de Colomban dans la vallée des saints et que l’on doit à Didier Hardellet, sculpteur de Huelgoat.

Comment va le monde madame michu ?

Carlos Ghosn, PDG de Renault et président non exécutif de Nissan et de Mitsubishi, a été arrêté, lundi 19 novembre à Tokyo, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux. Le groupe Nissan a confirmé, lundi carlos ghosnmatin, que M. Ghosn, avait « pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel ». Le groupe a, en outre, fait savoir que « de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles ». En 2017, Carlos Ghosn avait touché chez Renault :1,23 million d’euro de salaire fixe – 1,45 million d’euros de rémunération annuelle variable (0,362 million en numéraire et 1,09 million en actions perçues en différé) – 4,46 millions d’euros d’actions de performance au titre de la rémunération long terme (100 00 actions dont le versement sera fonction de la pinçon charlotprésence dans l’entreprise et de certains critères de performance) – 47 540 EUR de jetons de présence – 5 610 EUR d’avantages en nature – Globalement, la rémunération 2017 de Carlos Ghosn chez Renault représentait donc 7,376 millions d’euros, dont 1,636 million d’euros en numéraire (selon le cabinet Proxinvest). Mais, ce n’est pas un cas isolé: le salaire moyen des patrons du CAC40 et du SBF120 (les entreprises françaises les mieux cotées en bourse) est de 1.8 millions d’euros annuels. En France, le salaire médian est de 1700 euros nets (selon l’INSEE). Cela Salaires-patrons-france-2017correspond environ à 2200 euros bruts mensuels, soit 26 400 euros bruts annuels. Il faut donc environ 5 jours et demi à un grand patron pour gagner autant qu’un individu au salaire médian en une année. Depuis 2009, le salaire moyen des patrons du CAC40 et du SBF120 est passé de 1.4 millions d’euros annuels à 1.8. Cela représente une augmentation d’environ 33%. Mais, monsieur et madame Gilles et John (gilet jaune) je suis contraint de baisser un peu votre pouvoir d’achat pour assurer l’avenir de notre jeunesse dans un monde dépolluer.

Ainsi va la vie dans ce monde de goinfres. Allez portez vous bien et à bientôt peut-être.

La mala reputacion…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la poésie ibérique et de la cochonaille du même nom réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 20 novembre 2018, 30è jour de brumaire dédié au rouleau, sorte de herse rotative encore nommée « brise-motte ».

L’envie m’est venue de souhaiter un bon anniversaire à un chanteur que j’apprécie particulièrement, autant pour son talent que pour son engagement. Paco Ibáñez né à Valence le 20 novembre 1934. Son père, originaire de Valencia, était ébéniste et sympathisant anarchiste (bon sang ne saurait mentir comme disait mon aïeule qui l’avait assez vif). Paco passa sa petite enfance à Barcelone, puis la famille fut obligée de fuir vers la IbanezFrance à la fin de la Guerre d’Espagne, mais en 1940, son père est arrêté par la police de Vichy et incarcéré dans le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer comme de nombreux républicains espagnols. En 1948, la famille passe clandestinement la frontière pour retrouver le père. En 1958, une amie de Paco et de Pierre Pascal fit écouter à Salvador Dalí une maquette du disque de Paco contenant quelques chansons de Lorca et de Góngora. Après l’écoute, Dalí demanda à voir le « muchacho » qui avait enregistré ces chansons. Lorsque les deux artistes firent connaissance, ils eurent l’idée d’illustrer la pochette avec un dessin réalisé par le peintre. Ce fut ainsi que Paco initia une étroite relation, non seulement avec le monde de la poésie et de la littérature en général, mais aussi avec les arts plastiques.

C’est en 1964 qu’il enregistra son premier disque mais le succès viendra un peu plus tard. À cette époque, la maison des Ibáñez à Paris était un lieu de passage et d’accueil de nombreux artistes, hommes politiques et intellectuels espagnols qui Paco Gpassaient par la capitale française, allaient et venaient d’exil ou faisaient de simples escapades pour respirer « un air frais ». Le voici interprétant la mauvaise réputation de Brassens. En mai 1968, dans une émission de la télévision française réalisée en direct par Raoul Sangla, il présenta son disque ainsi que le peintre Ortega qui avait réalisé les illustrations de la pochette. Dans cette émission, il chanta « La poésie est une arme chargée de futur », de Gabriel Celaya et « Ballade de celui qui ne connut jamais Grenade » de Rafael Alberti. Un an plus tard, pour fêter les événements il se produisit dans la cour de la Sorbonne et devint un des symboles de la lutte des étudiants.

Après la mort de Franco il retourna vivre en Espagne, où il vit à Barcelone depuis 1994. Paco Ibáñez a refusé, à deux reprises, la médaille des Arts et des Lettres proposée par le ministre de la culture à vie Jack Lang. Il n’a jamais écrit les textes de ses Gourong-Ibanezchansons mais a mis en musique des poèmes, des grands poètes espagnols ou latino-américains : Rafael Alberti, Pablo Neruda, Louis Cernuda, Antonio Machado… En décembre 2006, Paco Ibanez et Lucien Gourong, conteur et écrivain de Bretagne, qui se sont liés d’amitié en 1975, ont réalisé une grande soirée à l’Océanis de Ploemeur (Morbihan) en hommage aux républicains espagnols forcés de travailler sous les ordres des Allemands aux fortifications du mur de l’Atlantique et à l’édification des bases de sous-marins dont celle de Lorient. (merci WIKI)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.