Ca vient de là, ça vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’histoire bégayante et du Gevrey-Chambertin réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 19 octobre 2018, vingt-huitième jour du mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73 jours pour préparer votre réveillon.

Oyez l’histoire de Eddie James House Jr qui se fit connaître sous le nom de Son House. On n’est pas très sûr de sa date de naissance mais il est décédé un 19 octobre en 1988. Quand bien même il fait partie des fondateurs du Delta blues il commença Son-House-by-Dick-Waterman-236x300par être pasteur et n’apprit la guitare que dans les années vingt.  Après une peine de bagne pour meurtre, il rencontre Charlie Patton qui l’entraine à sa suite avec Willie Brown et la pianiste Louise Johnson dans les studios du Nord. C’est là qu’il va enregistrer son fameux Preachin’ the blues. Il va ainsi sillonner le Delta et donner ses premières leçons de blues et de guitare à Muddy Waters et Robert Johnson; excusez du peu. On murmure qu’il serait le compositeur du fameux Walkin blues (ci-dessous en vidéo). Il faudra attendre 1941 pour de nouveaux enregistrements lorsque les Lomax passeront le Sud au peigne fin pour la bibliothèque du Congrès.

En 43, il rejoint Rochester dans l’Etat de New-York mais son style rural ne fait guère recette. Nous sommes en 1948 et Son a abandonné la musique pour vivre de petits boulots. Sans qu’il le sache, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folson-house-pochette-212x300k boom. Il est redécouvert en 64 par Bob Hite et Alan Wilson alors qu’il vit semi reclus, alcoolique et n’a plus de guitare. Il va faire un triomphe au festival de Newport et, comme le dit Gérard Herzhaft: «ceux qui ont eu la chance d’assister au concert parisien de l’Américan Folk Blues Festival 1967 se souviennent de sa formidable performance…» En 71, ses capacités physiques déclinant, Son décide de se retirer, non sans avoir enregistré plusieurs albums dont le mémorable Father of the Delta blues. Sources:La grande encyclopédie du blues aux éditions Fayard.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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