Un peu d’érotisme dans ce monde de brutes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Vendredi 28 septembre 2018, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte.

J’évoque les seventies car c’est en effet en 1974 que paraît le film EMMANUELLE de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en1952 aux Pays-Bas. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 165, ce qui lui a permis de sauter(déjà) plusieurs 800px-Sylvia_Kristel_(1973)classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des mœurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, c’était avant que Canal+ n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit… Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et de devenir Miss TV Europe… Quand bien même, ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, elle a aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod. On lui doit la réalisation du film Topor et moi en 2004.

J‘ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de Spielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob peinture kristelFosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs-d’œuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma… Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son deuxième cuny Gmari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. Photo de gauche, l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…Sylvia Kristel est décédée en octobre 2012 a Amsterdam

Allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine disait mon aïeule qui avait une maxime pour chaque situation. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

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