Sabottache…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la conscience universelle et des nouilles au beurre réunies, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le Mardi 25 septembre 2018 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchiques-dans-les-pres-pixabay-910x600colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Mais c’est aussi un merveilleux poème d’Apollinaire qui commence comme ceci:
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent…

En ces temps d’interrogations face aux projets de réforme des retraites et de l’assurance chômage, les éditions Agone ont eu la bonne idée de publier un livre qui devrait vous aider à supporter les longues soirées emilepouget[1]automnales.Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne. « Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de almanachrêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul p-re-peinard-2-4099669-300x200conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron…

Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse,  soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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