Le malade prend l’avis du médecin. Le médecin prend la vie du malade.

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, Côme et Damienbonjour ! Aujourd’hui, nous sommes le Mercredi 26 septembre 2018, cinquième jour de Vendémiaire dédié au cheval… Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions voici quelques temps à pareille époque. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres; joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques.En Bretagne armoricaine on fête plutôt les Oedmal en mémoire d’un des premiers évêques de Saint-Malo.

Cela se passait en Cilicie (aujourd’hui en Turquie) vers l’an 300 et ces braves garçons n’ont guère eu de chance, en effet, ils furent arrêtés sur l’ordre du Préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c’est le seul titre de gloire. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture. Selon la légende ils restèrent fidèles à leur foi en dépit220px-Fra_Angelico_064 de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités (ce qui prouve une fois de plus que la foi peut faire perdre la tête et que les égorgements et autres joyeusetés de l’Etat Islamique en Irak et au Levant ne datent pas d’hier). Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. La plus célèbre de leurs cures miraculeuses, la greffe d’une jambe de Maure pour remplacer la jambe nécrosée d’un patient, fit l’objet de nombreuses peintures et miniatures; on peut en observer une que l’on doit au talent de Fra Angelico au musée national San Marco à Florence.

Et voilà pourquoi, madame Michu, on a fait de Côme le patron des chirurgiens et des pharmaciens et cela depuis fort longtemps puisque c’est à Saint-Louis que l’on doit la création de la confrérie de Saint-Cosme, première « association professionnelle » des chirurgiens. Jusque là en effet, la profession de chirurgien n’était pas clairement différenciée de Côme-03celle de barbier. Ces deux professions étaient considérées comme des métiers manuels nécessitant peu d’instruction, et appris le plus souvent en assistant un proche. Les médecins, au contraire, étaient considérés comme instruits, après des études en école de médecine. Jean Pitard, premier chirurgien de saint-Louis en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien distingue les chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d’exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes. A Paris, rue de l’école de médecine on trouve encore trace de ce remarquable hôtel de la confrérie des chirurgiens. Étonnant, non !

ps: le titre de ce billet est de Molière (Le malade imaginaire) allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. Sceptique

    C’est plus exactement un message: j’ai bien reçu vos deux cartes, magnifiques, qui permettent de vous imaginer. Je vais en faire profiter mon clone breton, pur beurre salé.
    Quant à vous, bonne santé, bien sûr.

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