C’est Just son prénom…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la poésie et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 02 Septembre 2018, seizième jour de Fructidor, dédié au citron. Si j’évoque la poésie, c’est en pensant à L’auteur du Spleen de Paris, mort il y a 151 ans. Maudit de son vivant, « le prince des charognes » est aujourd’hui béni par la postérité. Un siècle et demi après sa mort, le poète dissident s’est fait classique, porté par des vers toujours sublimes. Hier, alors que tous, symbolistes, parnassiens, décadentistes et jeunes lettrés se baudelaireréclamaient de ses racines malades, hier, Baudelaire était honni pour la beauté méphistophélique de ses vers. En 1857, Les Fleurs du Mal jette l’anathème sur son auteur. Un original de 36 ans, encore inconnu du grand public mais réputé dans le sérail poétique pour son physique «bizarre» ou ce que nommeront les frères Goncourt, dans un portrait savamment passé au vitriol, «une toilette de guillotine». Lui, le prince des nuées exilé sur le sol au milieu des huées est accusé «d’ériger, selon le critique Ferdinand Brunetière, en exemple la débauche et l’immoralité». Il est condamné, ainsi que ses éditeurs, pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. Il faudra attendre 1949 pour que ses poèmes lascifs soient enfin réhabilités dans son ouvrage. Et autant d’années pour que l’un des plus grands poètes du XIXe siècle soit enfin lavé de sa disgrâce. Trop tard. Baudelaire mourra 82 ans avant l’annulation de son jugement.

Tiens, en Bretagne armoricaine on fête  les Juste (c’est Juste son prénom). JUSTUS succéda au gouvernement de cette église (de Rennes), la mesme année 163, sous le pape sainct Pie premier du nom, martyr, l’empereur Marc-Aurèle, Antonin Vérus et Lucius Commodus son frère, lequel suscita la quatriesme persécution contre SITE MEGALITHIQUE DE SAINT JUSTles chrestiens, l’an 178, en laquelle ce prélat fut enveloppé ; car les payens ayans remis les idoles que ses prédécesseurs avaient ostez de la Tour des Dieux et du temple d’Isis, ce sainct prélat, ne le pouvant endurer, les en reprint et leur prescha publiquement la foy de Jésus-Christ, à raison de quoy il fut appréhendé, et, ayant refusé d’adorer les idoles, après plusieurs tourments, on le mena hors la ville et y eut la teste tranchée, au lieu où il y a une chapèle de son nom, dite Saint-Just, entre les monastères de Sainct-Melaine et des Carmelines. Il fut martyrisé l’an 180 » (Chronologie des Evêques de Rennes). Ca vous épate ça hein ! Les landes de Cojoux et de Tréal à Saint-Just, pays de Redon, sont maintenant reconnues comme le second site mégalithique de Bretagne après Carnac.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être

2 commentaires

  1. Robert Spire

    Aujourd’hui, les fleurs ont mal…sacré réchauffement climatique!
    Baudelaire forever…
    Bon rétablissement, cher Cénobite.

Répondre à erwandekeramoal Annuler la réponse.

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).