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Le 22 Septembre, aujourd’hui je m’en fous…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des latitudes extrêmes et du cochon grillé réunis, bonjour ! Nous somm220px-Vendemiairees donc le Samedi 22 septembre 2018, premier jour de Vendémiaire dédié au raisin et, on se rapproche de l’équinoxe. Je dis cela car, dans le calendrier républicain, commençant le 22 septembre 1792, mis en place le 6 octobre 1793 et utilisé entre 1793 et 1805, l’année débute lors de l’équinoxe qui aura lieu le dimanche 23 septembre 2018 à 03h54. Donc, en toute logique, demain c’est le premier de l’an et de ce fait, ce soir c’est  le réveillon…  Surprenant, non ! Tout à fait autre chose.

 

A l’invitation des l’Association des Maires de France (AMF), ceux-ci  se mobilisent pour alerter les citoyens sur les conséquences de la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales. Il semble loin le temps où le Président de la République invitait les maires à festoyer. Souvenons nous: Le 22 septembre 1900 a banquet-300x214lieu le Banquet des maires de France. À l’invitation du président Émile Loubet, la France célèbre d’une agréable façon le culte de la République (108 ans jour pour jour après sa première fondation), en marge de l’Exposition universelle et des festivités du nouveau siècle. Elle tente d’oublier aussi les dissensions nées de l’affaire Dreyfus. 22 965 maires répondent à l’invitation présidentielle. Ils se réunissent dans le jardin des Tuileries, sous deux tentes immenses, autour de 700 tables. 400 cuisiniers et 2000 maîtres d’hôtel sont mobilisés à leur service par le traiteur Potel & Chabot, maison fondée en 1820 par le pâtissier Jean-François Potel et le cuisinier Étienne Chabot.

En moins de 90 minutes défilent cinq services : Hors-d’œuvre -  Darnes de saumon glacées parisienne – Filet de bœuf  en Bellevue – Pains de canetons de Rouen – Poulardes de Bresse rôties – Ballotines de faisans Saint-Hubert – Salade Potel – Glaces Succès – Condés – Dessert. Et, pour les vins, 39 000 bouteilles furent utilisées dont:  Preignac servi en carafe – Saint-julien servi en carafe – Haut Sauternes – Beaune Margaux Jean Calvet 1887 – 1500 bouteilles de fine Champagne Montebello. Le personnel ne fut pas en reste puisqu’il eut droit à 3 000 litres de « gros rouge ». Il faut savoir que 3 000 personnes furent banquet-les-invités-196x300employées pour la cuisine et le service. Quand aux mets dégustés ce jour, certains ont disparu des cartes des restaurants ou ont été revisités par les chefs actuels mais, on devine qu’il s’agissait d’un déjeuner froid. La darne de saumon glacée à la parisienne est un saumon poché, servi froid avec des légumes croquants et une mayonnaise parfumée aux condiments et fines herbes. Le filet de bœuf Bellevue avait été crée pour madame de Pompadour en son château de Bellevue. Il s’agit d’un rôti de bœuf habillé d’une fine gelée. Le pain de caneton de Rouen était probablement une espèce de terrine froide de canard. La poularde de Bresse était juste rôtie. La ballottine de faisan Saint Hubert, les escalopes de blancs de faisan sont farcies avec une farce fine, roulée en ballottine, pochée dans un bouillon, puis servis froid.
Étonnant, non ! Ceci étant écrit, je dois vous avouer que le 22 septembre, aujourd’hui, je m’en fous…

Et voilà une pirouette qui me permet de poster le 4212è billet de ce modeste blog. En attendant le prochain et la troisième guerre mondiale, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Doucement les basses…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du club Dorothée et de l’écrevisse sauce Nantua réunis, bonjour ! Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents. J’anticipe quelque peu car l’Automne n’interviendra que le 23 à 1h 54 05 pour être précis. C’était généralement le cinquième jour complémentaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour des récompenses.

Profitons de ce 21 septembre pour rendre hommage à celui que nous sommes quelques uns à considérer comme le plus grand bassiste de jazz de tous les temps. j’ai nommé Jaco PASTORIUS. Il nous a quitté dans des conditions tragiques le 21 septembre 1987, assassiné par un gérant de boite de nuit. Son père, pastorius Gd’origine allemande, était lui même musicien. Il débute dans des orchestres locaux qui jouent des reprises de Otis Redding, Aretha Franklin et James Brown. Il avoue son admiration pour Herbie Hancock qui l’a fortement influencé. Mais on pourrait citer tout autant, Charlie Mingus, Ray Charles, Charlie Parker ou Tony Bennet. En 1975 il enregistre son premier album intitulé Jaco Pastorius qui va lui apporter la célébrité. Album sur lequel on retrouve la fameuse reprise de Dona Lee (en vidéo) de Charlie Parker. Puis il va rejoindre le groupe Weather Report  dans lequel il jouera jusqu’en 82. Entre temps il accompagne de nombreux artistes, on le trouve même sur un morceau de Michel Polnareff « une simple mélodie ».

Dès cette époque il consomme beaucoup de drogue et souffre de comportements bipolaires. Son comportement de plus en plus chaotique alimente la presse à scandale plus souvent qu’à l’ordinaire. Il est en plein divorce et en procès avec sa maison de disque qui le contraint à dissoudre son big band. Sans orchestre et sans maison de disque, ses problèmes psychiatriques s’aggravent; il multiplie les excentricités et les accidents. A partir de 84, son comportement lui JACO Dferme la porte de la plupart des scènes musicales. On considère que Jaco Pastorius a apporté au jazz un vent de folie (une de ces compositions est intitulée « Punk jazz »), il a hissé au top niveau l’utilisation de la fameuse Fender Jazz Bass. Il devient carrément sans domicile fixe et erre avec des clochards. En juillet 86 il est interné à New York et interdit de séjour dans de nombreux clubs de jazz. Un soir de septembre 87 il est violemment tabassé par Luc Havan, responsable du Midnight Bottom Club. Il meurt quelques jours plus tard.

Un sacré musicien, un peu agité du bocal certes, mais virtuose de la basse comme il n’y en a plus. Allez écoutez un de ses morceaux, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les escaliers de la butte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la rive gauche et du baiser de l’hôtel de ville réunis, bonjour ! Tiens, nous sommes le Jeudi 20 septembre 2018, encore un de ces jours complémentaires sur le calendrier républicain, judicieusement nommé, le jour de l’opinion… J’en profite donc pour vous donner la mienne à propos de cette dame blanche qui nous a laissé orphelins depuis ce mois de septembre 2011.

Elle nous a quitté discrètement comme elle a vécu. Une voix à nulle autre pareille, une interprète remarquable de nos plus grands poètes. Elle a tout chanté : les mélodies d’Erik Satie, les rengaines populaires (L’hirondelle du faubourg), le folklore français (Le roy a fait battre tambour), les poètes (Aragon, Cora-GPrévert). Son plus beau titre de gloire : avoir créé, avant Montand et Gréco , Les feuilles mortes, devenue l’une des chansons françaises les plus connues dans le monde. Pourtant Cora Vaucaire n’a pas fait une carrière de star. Surnommée « la dame blanche de Saint-Germain-des-Prés », parce qu’elle s’habillait invariablement de blanc à une époque où le noir était de rigueur, elle débute en 1938 à La Chauve-souris, boîte un peu louche de Pigalle, puis fait la connaissance de Michel Vaucaire, parolier de Damia et de Piaf, qu’elle épouse. En 1941, on la retrouve au cabaret d’Agnès Capri, où elle côtoie Serge Reggiani et Mouloudji.

En 1950, elle lance son propre cabaret, le Caveau Thermidor, qui deviendra le Milord l’Arsouille, situé rue de Beaujolais à la porte des lilas, là où Gainsbourg à débuté, puis six ans plus tard, prend la direction de La Tomate où elle présente Pierre Louki et le québécois Raymond Lévesque. En 1955, elle fait une apparition mémorable dans le film de Jean Renoir French Cancan, dans lequel elle chante la célèbre Complainte de la Milord-239x300butte. Après de longues années où la dépression l’empêche de donner sa pleine mesure, elle fait son retour au théâtre de la Ville en 1973. Chanteuse d’une grande subtilité, elle est de la race des diseuses. D’un grand éclectisme dans le choix de son répertoire (elle a chanté aussi bien Bruant que Brassens), elle savait, par un art consommé de la théâtralité, imprimer sa marque à toute chanson dont elle s’emparait. Curieusement, elle était très apprécié au Japon. Cette grande dame de la chanson française était aussi une « indignée » et n’hésitait pas à entonner le temps des cerises devant une usine en grève.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Fascisme larvé…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la psychiatrie institutionnelle et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Ce Mercredi19 septembre 2018 fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée… Tout ce qui est excessif est dérisoire ! Je crois que l’on doit cette sage parole à Pierre-Augustin Caron, plus connu sous le nom de Beaumarchais.

Ceci pour évoquer avec vous une idée qui m’est venu alors que j’attendais d’être servi au café-bar-tabac-presse-épicerie de mon village. Au coin du bar un convive se plaignait que la France était désormais en karikaturen-anti-pegida-nach-attentat-von-parisrégime fasciste. Ce à quoi son acolyte (j’ai failli écrire alcoolyte) lui répondait que ça avait le goût du fascisme, la couleur du fascisme mais que non, quand même pas… A peine avais-je rejoins mes pénates que je me suis rué sur les dictionnaires pour y trouver ceci: « Fascisme: mouvement politique ou régime hiérarchisé s’appuyant sur un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, le corporatisme, l’exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire ». Cela m’a rappelé quelque chose.

Poursuivant mes recherches je suis tombé sur cette photo prise pendant les dernières manifestations et je me suis dit in petto, tiens, on dirait que l’idée fait son chemin ! Et comme le dit Carlita, serait-ce possible affiche fascismealors. Le point de vue de notre pilier de bar (faut suivre) est-il aussi excessif que son copain le laisse entendre. Et si dans le tréfonds des consciences populaires une petite voix était en train de s’éveiller ? Ami entends tu le cri sourd du pays qu’on enchaîne ? Et si les hommes et les femmes de cette vieille nation républicaine décidaient que basta, ça suffit. Et si le moment était venu d’organiser la résistance, et si on allait à l’île de Sein prendre un bateau pour l’Angleterre, et si… Et si ma tante, oui, bon ça va ! On a bien le droit de rêver, non ?

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Barbès et Blanqui…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour ! Nous voici le Mardi 18 septembre 2018 et, pour le calendrier républicain, c’était le deuxième jour supplémentaire, encore nommé: jour du génie… Les calendriers calendrierde cette époque, il faut le dire, étaient illustrés par des images des dames du temps jadis comme celles-ci et ornés de maximes à la gloire de la République et de la Laïcité. Avouez qu’elles étaient plutôt girondes à l’époque (normal, les Girondins…), rien à voir avec Kate Moss ou autres anorexiques du calendrier Pirelli. Hélas, le calendrier républicain, censé inaugurer une nouvelle ère de l’humanité ne dura guère. Le « Grégorien » avec ses fêtes chrétiennes fut rétabli le 1er janvier 1806.

Tiens, à propos de République, je me souviens (comme disait Pérec) de promenades sur le marché de Barbès marquées par les parfums exotiques. A l’époque je m’étais promis de me renseigner sur l’origine de ce nom. L’occasion m’en ait donnée aujourd’hui, je vous en fais profiter. Armand Barbès, Sigismond Auguste , républicain farouche, éternel opposant à la Monarchie de Juillet, restera dans l’Histoire, comme l’homme de deux Barbès-droitejournées : Surnommé par ses admirateurs, « le conspirateur hors-pair » et « le Bayard de la démocratie », Barbès est aujourd’hui, le paradigme du révolutionnaire romantique type du dix-neuvième siècle, courageux, généreux et démocrate véritable, mais aussi comme une source récente le discerne : « un homme d’action sans programme ». Ce futur « fléau de l’establishement » (Marx) naît dans une famille bourgeoise de Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, le 18 septembre 1809. Son père, chirurgien militaire de Carcassonne (Aude), né à Capendu (Aude), vétéran de la campagne d’Égypte, muté en Guadeloupe en 1801, y restera jusqu’à la chute de l’Empire. La famille revenue à Carcassonne, le fils aîné du docteur y reçoit en 1830, son baptême révolutionnaire. À 20 ans, Armand, à la fibre républicaine, aussi forte que précoce et d’un physique imposant, a été choisi pour mener le bataillon local de la garde nationale pendant la révolution de 1830. En 1834, son adhésion à la Société Droits de l’Homme vaut à Barbès sa première arrestation. Libéré, début 1835, il sert d’avocat aux 164 prévenus républicains mis en accusation pour l’insurrection de 1834 ; en juillet 1835, il aidera vingt huit d’entre eux à s’évader de Sainte-Pélagie, la prison parisienne « réservée aux politiques ».

En 1834, la SDH est à peine démantelée par la police que Barbès fonde l’éphémère Société des vengeurs suivie, l’année suivante, par la Société des Familles. C’était le commencement de sa longue et tumultueuse « collaboration » avec Blanqui. Le 10 mars 1836, Barbès et Blanqui sont arrêtés par la police, en train de charger des cartouches dans l’appartement qu’ils partageaient à Paris. Retourné à Paris en 1838, Barbès se joint à Blanqui pour former encore une autre société secrète républicaine, la très prolétaire Société des Saisons. Membres Fondateurs de la Société des Saisons, Barbès prépare l’insurrection du 12 mai 1839 avec Blanqui et Martin Bernard. Martin Bernard, Blanqui et Barbès, sont de la génération des Blanquisociétés secrètes. Ils ont connu les procès et la prisons. Photo de gauch: Blanqui. Ainsi, pour des raisons qui parfois se rejoignent (le sacrifice de leur liberté consenti par les deux hommes) ou diffèrent au niveau des doctrines et des caractères, ces deux grandes figures appartiennent en effet au Panthéon républicain où ils bénéficient tous deux d’une réputation de révolutionnaires intransigeants, jamais entamée par les inévitables compromis nécessités par l’exercice du pouvoir. Revenu à Paris en 1838, il se joint à Blanqui pour former une autre société secrète, la Société des Saisons. En 1839, cette Société, beaucoup plus prolétarienne compte environ neuf cents membres et le 12 mai, elle se sent assez forte pour tenter un coup d’état à Paris. Quatre cents insurgés parviennent à occuper brièvement l’Assemblée, l’Hôtel de ville et le Palais de Justice, mais le nombre et les armes leur font défaut.

L’échec du coup d’Etat de 1839 amène le divorce Barbès – Blanqui, ce qui nuira profondément à l’extrême gauche lors de la révolution de 1848, mais également plus tard.
En mars 1848 leur hostilité éclate au grand jour avec la publication par le journaliste Taschereau d’un prétendu document (tiré des dossiers de police…) et qui prouverait que Blanqui avait trahi ses camarades conspirateurs en 1839. Un bon nombre d’historiens, jugent maintenant hautement probable que ce document soit « un faux diffusé (sous forme de fuites) par le gouvernement » pour déstabiliser Blanqui. Barbès, lui, semble croire à l’authenticité de ce document, ce qui provoquera de « terribles divisions » parmi l’extrême gauche, divisions toujours présentes en fin de siècle. Libéré de prison en 1848, Barbès semble s’être mis à la disposition des 1024px-PARIS_XVIII_-_Le_Métro_au_Boulevard_Barbesrévolutionnaires modérés; cherchant constamment à contrecarrer Blanqui. Conseillé par Lamartine, il forme le club de la Révolution pour s’opposer à la Centrale républicaine insurrectionnelle de Blanqui, prudemment renommée: Société républicaine Centrale. Il connaîtra donc toutes les geôles. Celles de Louis-Philippe (de 1836 à 1837, de 1839 à 1848), de la Seconde République et du Second Empire (de 1848 à 1854). 1848, sera le ‘dernier baroud’ pour « le conspirateur hors pair. » Condamné à la prison à vie en 1849, Barbès fut libéré par Napoléon III en 1854. Mais, il ne revint jamais en France, se retirant dans un exil volontaire à la Haye, où il mourut le 26 juin 1870, quelques semaines avant que la République ne succède au second empire, événement qui l’aurait, sans aucun doute, réjouit au delà de tout.

Sacré bonhomme qui méritait largement qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits (oui, je sais, c’est trop long…). Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sans culotte mais pas sans vertu…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du calendrier des postes et de la terrine de maquereau réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 17 septembre 2018. Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog depuis un moment, le calendrier républicain comportait 12 mois de trente jours, c’est à dire 360 bistrot-les-sans-culottes-paris-146471219231jours. Il a donc fallu trouver cinq jours supplémentaires que nos amis avaient nommé les sans-culottides. Le 17 septembre fait partie de ceux là et porte le joli nom de : jour de la vertu… Force est de constater (en vérité, je déteste cette expression) que deux siècles plus tard, la vertu républicaine s’est un peu égarée en cours de chemin. Il est vrai, comme le disait Napoléon Bonaparte que le mot de « vertu politique » est un non-sens… Il en connaissait un rayon.

Bon, après tout, c’est lundi; or donc, après les sans-culotte place aux bigots… Par chez nous, on fête les Urfold: D’après la tradition, il serait né à Landouzan sur la commune du Drennec (29) et aurait été formé à la 300px-StUrfoldvie religieuse au monastère d’Ack. Sa mère Riwanon était la sœur de Rivoaré, qui a donné son nom à la paroisse voisine, Lanrivoaré (29). Urfold était l’oncle de Hervé, honoré à Lanhouarneau (29). Il vécut en solitaire, au VIe siècle, dans cette forêt de Dunan (du breton Doun : profond), qui s’étendait de Saint Renan à Plouvien et qui fut décimée, notamment pour construire à Brest la flotte de Louis XIV. A gauche: la chapelle St-Urfold à Bourg-Blanc (29) non loin de mon ermitage.

Et maintenant place au sport, direction le PMU. Naaan, j’rigole. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sale temps pour la planète…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la liberté d’opinion et du gratin de courgettes réunis, bonjour ! Nous sommes le  Dimanche16 septembre 2018 et c’est la date qui correspond au 30è et dernier jour de fructidor, dédié au panier.

Sale temps pour la planète: Ouragans, typhons, inondations, séismes… Sale temps pour les fachos: Deux d’entre eux viennent d’être condamnés pour le meurtre de Clément Méric en 2013, un jeune brestois « antifa ». Bref, un temps à ne pas mettre un chien dehors. Drôle d’expression que celle-ci ! mericPourquoi le chien n’aimerait-il pas chanter sous la pluie ? Il y a quelques années est paru un livre qui retraçait le parcours de Tom Waits, vous savez l’homme à la voix éraillée comme un bourbon frelaté de la Pennsylvanie profonde ( mais comment la Pennsylvanie pourrait-elle ne pas être profonde?) Et bien cet essai s’intitulait: »Complainte d’un chien sous la pluie » c’est aux éd. du Camion blanc, des gens qui font dans le rock. M’étonnerait pas qu’ils soient Belges. Le Belge est beaucoup plus iconoclaste qu’on ne le suppose généralement. Pour avoir donné vie à Hergé et à JC. Van damme tout en inventant la Gueuse et la Jenlain, il faut faire preuve d’une admirable et incommensurable capacité d’imagination.

Le 16 septembre 1973 est aussi la date à laquelle les sbires de Pinochet ont assassiné Victor Jara 57032081 Victor Jaranon sans lui avoir au préalable coupé les doigts à la hache. Auteur compositeur, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité Populaire et du président Allende. Arrêté lors du coup d’Etat du 11 septembre, il fut emprisonné au stade national qui se nomme aujourd’hui Estadio Victor Jara. Après avoir été enterré semi-clandestinement, il a eu droit à des obsèques le 5 décembre 2009 dans le cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie à laquelle assistaient sa veuve, ses filles et la présidente du Chili Michelle Bachelet ainsi que plus de 5000 personnes.

Et bien voila, tout cela n’est pas très gai mais nous rappelle combien le chemin vers la liberté, l’égalité et la fraternité est semé d’embûches. Quelque soit l’époque, le pays, les hommes au pouvoir, ou ceux qui le voudraient, les réactionnaires ont toujours usé de la violence la plus ignominieuse pour faire taire les voix discordantes.

Allez, portez vous bien malgré tout et à bientôt peut-être.

Le cénobite fait sa rentrée…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la Beat génération et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 14 septembre 2018 et certains persistent à penser que nous sommes le 28 de fructidor qui, comme chacun le sait, était le jour du maïs. C’est la Ste Croix et, comme disait mon aïeule: A la Sainte Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix ! Ayant retrouvé l’usage quasi normal des différentes fonctions nécessaires à la vie en société (marche, préhension ,parole, équilibre…) Les représentants de l’académie de médecine m’ont enfin autorisé à quitter la charmante villégiature où ils me tenaient enfermé depuis début Août. J’ai donc rejoins mes pénates et mon ordinateur et me voici à pied d’œuvre…

Il y a longtemps de cela, une amie m’a fait découvrir un auteur Etats-Unien et m’a dit avec un accent alsacien très prononcé: Tu fas foir, tu fas atorer ! J’avoue que je n’ai pas été déçu du voyage littéraire auquel eBrautiganlle m’invitait. Il s’agissait de Richard Brautigan.
J’en parle aujourd’hui car il est décédé un 14 septembre en 1984. Enfin, on le suppose car son corps a été découvert plusieurs semaines après son décès présumé à la suite de son suicide. Il était né à Tacoma (ça commence comme un blues) dans une famille ouvrière. Sa biographie relate qu’il vivait avec sa mère, les enfants de celle-ci et…Plusieurs beaux-pères. En 1956, il s’installe à San Francisco où il passera les reste de sa vie. Il a été, un moment, considéré comme le pape de la Beat génération alors qu’il en resta toujours un peu en marge.

Je l’ai découvert à travers la pêche à la truite en Amérique, paru en France en 1967 chez Christian Bourgois. Puis, j’ai poursuivi en dévorant un privé à Babylone (1977). Dans les années 60 il s’était engagé dans des activités de la contre-culture à San-Francisco, participant fréquemment à des « performances » en tant que la pêche à la truitepoète. C’est la pêche à la truite en Amérique qui l’a catapulté vers une notoriété internationale. Ensuite, dans les années 70, il va s’essayer à divers genres littéraires, romans, poèmes, mais son succès ne dure pas. On dit que, à Burlington (ça me fait penser aux chaussettes) dans le Vermont, a été créée une Brautigan Library, dont la principale activité est d’accueillir uniquement des manuscrits refusés par les éditeurs. On y utilise des pots de mayonnaise en guise de presse-livres en hommage à La pêche à la truite en Amérique, qui se termine par le mot « mayonnaise ».
Son corps a été découvert le 25 octobre 1984 à Bolinas (Californie). Près du corps de l’auteur alors âgé de 49 ans, se trouvaient un 44 magnum et une bouteille d’alcool.
N’hésitez pas, on les trouve en « poche »(pas le Magnum) et si vous ne pouvez pas vous les acheter…Volez les ! C’est une excellente lecture pour l’automne qui s’annonce.

Voila, c’est tout pour cette rentrée. Tiens, ça a réveillé en moi le pêcheur qui sommeillait, je ne dis pas que je ne vais pas aller taquiner le goujon si le temps se maintient…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Bienvenue en absurdie…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des contrées exotiques et du lama Delon réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 08 septembre 2018, 22è jour de Fructidor dédié à la noisette. Bien évidemment, à tout seigneur tout honneur car, le Vendredi 08 Septembre 2017 est en réalité le Dimanche 1er Absolu 146 NATIVITÉ d’ALFRED JARRY fête suprême première dans le calendrier pataphysique.

Et puis tiens, puisqu’on en parle, une pensée pour ce maître en absurdie: Alfred JARRY. Il est né à Laval (Mayenne) le 08 septembre1873 et mort à Paris le 1er Ubu-Jarry-187x300novembre 1907. Il a fréquenté le lycée de Saint-Brieuc jusqu’en 1888 avant d’émigrer pour Rennes. Il va s’inspirer de son professeur de physique, M. Hébert, pour créer le personnage de UBU, interprété récemment par Eric Cantona (UBU enchaîné mis en scène par l’anglais Dan Jemmet). La vie pourtant ne lui aura guère laissé le temps de produire davantage, il est mort à 37 ans non sans nous avoir légué la pataphysique; « science » qui cherche à théoriser la déconstruction du réel et sa reconstruction dans l’absurde.

Jarry est l’un des inspirateurs des surréalistes et du théâtre contemporain. Si j’en crois Jean-Pierre Bouyxou dans Sine-Mensuel:  » On a l’esprit pataphysique ou on ne l’a pas ; c’est inné. Dans Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, l’ouvrage qui est à la ‘pataphysique ce que le nouveau testament est au Jarry-vélocatholicisme et le catalogue Leroy Merlin au bricolage, Alfred Jarry la définit comme la science des solutions imaginaires…». Le collège de pataphysique a accueillit aussi bien Boris Vian que Marcel Duchamp, Max Ernst, Juan Miro, Dario Fo, ou encore Siné lui même, qui fut intronisé gonfanonier de l’ordre de la Grande Gidouille le 26 merdre 86 (11 juin 1959). C’est dans ce cadre que Boris Vian publia cette fameuse lettre sur la coquille: « retirez le Q de la coquille, vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille» hilarant, non !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est Just son prénom…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la poésie et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 02 Septembre 2018, seizième jour de Fructidor, dédié au citron. Si j’évoque la poésie, c’est en pensant à L’auteur du Spleen de Paris, mort il y a 151 ans. Maudit de son vivant, « le prince des charognes » est aujourd’hui béni par la postérité. Un siècle et demi après sa mort, le poète dissident s’est fait classique, porté par des vers toujours sublimes. Hier, alors que tous, symbolistes, parnassiens, décadentistes et jeunes lettrés se baudelaireréclamaient de ses racines malades, hier, Baudelaire était honni pour la beauté méphistophélique de ses vers. En 1857, Les Fleurs du Mal jette l’anathème sur son auteur. Un original de 36 ans, encore inconnu du grand public mais réputé dans le sérail poétique pour son physique «bizarre» ou ce que nommeront les frères Goncourt, dans un portrait savamment passé au vitriol, «une toilette de guillotine». Lui, le prince des nuées exilé sur le sol au milieu des huées est accusé «d’ériger, selon le critique Ferdinand Brunetière, en exemple la débauche et l’immoralité». Il est condamné, ainsi que ses éditeurs, pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. Il faudra attendre 1949 pour que ses poèmes lascifs soient enfin réhabilités dans son ouvrage. Et autant d’années pour que l’un des plus grands poètes du XIXe siècle soit enfin lavé de sa disgrâce. Trop tard. Baudelaire mourra 82 ans avant l’annulation de son jugement.

Tiens, en Bretagne armoricaine on fête  les Juste (c’est Juste son prénom). JUSTUS succéda au gouvernement de cette église (de Rennes), la mesme année 163, sous le pape sainct Pie premier du nom, martyr, l’empereur Marc-Aurèle, Antonin Vérus et Lucius Commodus son frère, lequel suscita la quatriesme persécution contre SITE MEGALITHIQUE DE SAINT JUSTles chrestiens, l’an 178, en laquelle ce prélat fut enveloppé ; car les payens ayans remis les idoles que ses prédécesseurs avaient ostez de la Tour des Dieux et du temple d’Isis, ce sainct prélat, ne le pouvant endurer, les en reprint et leur prescha publiquement la foy de Jésus-Christ, à raison de quoy il fut appréhendé, et, ayant refusé d’adorer les idoles, après plusieurs tourments, on le mena hors la ville et y eut la teste tranchée, au lieu où il y a une chapèle de son nom, dite Saint-Just, entre les monastères de Sainct-Melaine et des Carmelines. Il fut martyrisé l’an 180 » (Chronologie des Evêques de Rennes). Ca vous épate ça hein ! Les landes de Cojoux et de Tréal à Saint-Just, pays de Redon, sont maintenant reconnues comme le second site mégalithique de Bretagne après Carnac.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être