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Je hais les dimanches…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Aujourd’hui c’est dimanche et…Il pleut sur Brest ! Oui je sais, c’est à nouveau une référence à Prévert mais, les réalités météorologiques s’imposent aux blogueurs comme à chacun.

Voici donc que ce fichu été tire à sa fin -je n’aime pas l’été- je n’apprécie guère l’hiver non plus. A vrai dire, je suis un automnal, cet entre-deux qui ne s’avoue pas, ce clair obscur qui joue les timides. Et puis la forêt dans son costume mordoré avec ses champignons qui attendent chats parapluiel’omelette. L’automne c’est le jour qui, petit à petit rentre dans sa coquille, enfile son Damart et se prépare à laisser passer les frimas. Mais revenons à nos dimanches. S’il existe une France profonde, je hais profondément ses dimanches. Ceux de la messe de onze heure, du PMU à midi, du repas de famille. J’ai la mémoire hantée par les mauvais souvenirs dominicaux. Ces jours là, enfants, on nous habillait en propre, en dimanche quoi, et il y avait toujours un vieil oncle ou une vieille tante à visiter: »du café vous aurez ? » cette expression douarneniste est pour moi associée au dimanche et à ses rites. Depuis longtemps, je fuis les dimanches, je ne fréquente pas les dimanches, je me tiens à l’écart de ces jours peu recommandables, je songe à créer une association pour la suppression du dimanche; après tout, une semaine de six jours, c’est pas mal non plus.

Attendons lundi, c’est un jour lunaire, comme le pierrot du même nom mais surtout, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’AVC était fermé de l’intérieur…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour! Et bien voila, nous y sommes à la mi-Août…Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous lupinsommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses graines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse. Pour ma part, je suis privé d’apéro pour quelques temps. Ainsi que vous l’avez peut-être remarqué, je ne poste plus depuis un moment. La faute à un vilain AVC qui s’est invité frauduleusement dans ce qui me sert de cerveau… Résultat des courses: Samu, pompiers, hosto, scanner, IRM, doppler, trombolise et patali et patala. Je commence à émerger et j’entame la rééducation. Tant pis pour ceux qui se croyaient définitivement débarrassé d’un cénobite pas si tranquille que cela.

Allez, portez vous bien et, Comme disait Lewis Carroll:Suivez ce lupin blanc…

Le champ de lin n’est pas celui de l’autre…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du développement durable et du linoléum réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 août 2018 et pour le linnos amis du calendrier républicain, ce 17ème jour de thermidor était celui du lin. A propos de révolutionnaires et de calendrier républicain, rappelons que dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l’Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d’unanimité, proclament l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges.

La Bretagne a été une grande productrice de lin à tel point qu’à la Renaissance, les toiles servant à la broderie portaient le nom de « Bretagne superfine ». Mais le lin est présent depuis beaucoup plus longtemps. On en trouveroutoir dans les bandelettes qui emmaillotent les momies égyptiennes. C’est une plante qui connait aujourd’hui une seconde jeunesse tant on s’accorde à lui trouver de vertus. Riche en fibre, on en fait ce merveilleux tissus mais aussi des isolants et sa richesse en oméga 3 en fait un excellent additif alimentaire. Sa culture est il est vrai assez difficile et demande une technicité particulière. Le Trégor était avec le Nord de la France terre de production. J’ai eu le bonheur de résider longtemps dans une ancienne fermette du Trégor qui possédait encore son routoir, cette cuve maçonnée qui servait à faciliter le rouissage du lin. Dans le Nord, ces cuves étaient appelées « Poc à lin » c’est l’origine le-lin-se-delie-avec-les-bistrots-de-lhistoire-vendredi-300x168du nom de famille Poclain… De plus, sa culture offre à la vue dès le mois de juin de magnifiques champs tout bleu du plus bel effet. En terme d’environnement le lin offre de multiples avantages et particulièrement celui de réclamer peu d’engrais et peu de produits phytosanitaires (cinq fois moins que le coton par exemple). Par ailleurs, sa culture étant rotative, elle  n’épuise pas les sols et ne nécessite aucune irrigation. Mais le lin est une plante exigeante car au moment de la récolte elle est arrachée et non coupée, exportant ainsi beaucoup de matière organique du sol ce qui nécessite un délai entre deux cultures sur une même parcelle de cinq ou six ans.

Allez, merci de votre amicale visite; il est vrai que « les cénobites tranquilles » font désormais partie des sites incontournables quand bien même l’Unesco ne l’a pas encore intégré dans le patrimoine universel. Portez vous bien et à demain peut-être.

A bas les calottes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’herboristerie et du bar de ligne réunis, bonjour ! Si j’en crois mon calendrier républicain, nous sommes le Vendredi 03 août 2018, seizième jour de thermidor, dédié à la guimauve. Autrefois on guimauve-150x150utilisait la racine de cette plante pour produire la fameuse pâte à guimauve. Aujourd’hui tout cela est remplacé par du collagène à base de peau et d’os d’animaux… Beurk ! Mon aïeule, qui ne reculait devant aucune expérience, surtout quand nous en étions les cobayes, nous faisait mâchouiller de la racine de guimauve épluchée (photo de droite); c’est bon pour les dents, disait elle… Nous on préférait le bâton de réglisse.

Tout à fait autre chose.

Vous ai-je déjà entretenu de Étienne Dolet ? On le disait fils illégitime de François 1er. Il consacra sa courte vie à faire valoir la raison. Le 3 août 1546 donc, mort d’Étienne DOLET, brûlé vif sur la etienne-doletplace Maubert à Paris. C’était là le bûcher réservé aux imprimeurs. Libre penseur, et humaniste français, il naît à Orléans en 1509, c’était déjà un 03 août, après des études à Paris puis une tournée dans les universités de Padou (Italie) et de Toulouse, il se fixe à Lyon où il travaille comme linguiste et philologue érudit pour le célèbre imprimeur Sébastien Gryphe. En 1536, il tue accidentellement un agresseur. D’abord jeté en prison, il est ensuite gracié. Il s’installe alors à son compte comme imprimeur, et publie des almanachs populaires, des satyres sociales et religieuses mais aussi Rabelais, Érasme, etc.

En 1538, les ouvriers d’imprimerie se mettent en grève pour réclamer un meilleur salaire et une meilleure nourriture, Étienne Dolet se rallie statue-doletà leurs justes revendications et lutte à leurs côtés. Ce qui suscite la haine de ses confrères qui le dénoncent à l’Inquisition. Arrêté, autant pour son soutien aux compagnons imprimeurs que pour ses écrits et publications contre les dogmes de l’Église, il est emprisonné de 1542 à 1546. Repris après une évasion, il est enfermé à la Conciergerie avant d’être brûlé vif avec ses livres, place Maubert. Non dolet ipse Dolet, sed pro ratione dolet » (Dolet ne s’afflige pas sur lui-même, mais s’afflige pour la raison).Sources :Éphéméride anarchiste.A droite sa statue (place Maubert) avant qu’elle ne soit fondue pour en faire des canons…

Cela se déroulait il y a cinq cents ans et  pourtant… Aujourd’hui les fondamentalistes relèvent la tête, les Salafistes, les créationnistes, les barbus de là bas, les grands blonds aux yeux bleus d’ici, édictent a-bas-les-300x187des fatwas, décrètent des interdits, bâtissent des mûrs de séparation, de haine et de mépris. Les sikhs incendient les mosquées, les musulmans font sauter leurs bombes, les juifs bombardent Gaza, les chrétiens assassinent des jeunes norvégiens, les bouddhistes boudent dans un Tibet sinisé, les scientologues nous les brise menu, et les rahéliens attendent des nouvelles des élohims lointains. Madame Michu, répétez après moi : vive la République et à bas les calottes !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Hommage au coucou de Claviers

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la Breizattitude et du bigorneau poivré réunis, bonjour! Nous voici rendu au Jeudi 02 août 2018, quinzième jour de Thermidor dédié à la brebis… Il y a quelques années à cette époque ci,  (ses obsèques eurent lieu le 1er Août 2011) le monde des blogueurs humanistes était à la peine, en effet, le coucou de Claviers nous quittait. Chacun appréciait ses billets, ses rébus, ses analyses et ses appréciations toujours pleines de sagesse et de subtilité. La blogosphère est trop souvent emplie de néant et de médiocrité pour ne pas regretter ce billettiste de talent. Salut à toi l’artiste. En guise de te Deum, « joli coucou » interprété par les frères Morvan accompagnés par Red Cardell.

Allez bonnes vacances si c’est le cas; portez vous bien et à bientôt peut-être.

Et le Couesnon en sa folie…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de le Bretagne éternelle et du lait ribot réunis, bonjour !  Nous sommes le Mercredi 1er août 2018, quatorzième jour de Thermidor dédié au basilic dans le calendrier républicain.

Le 1er août, les nostalgiques peuvent commémorer la bataille de Trans-la-forêt qui mit fin à l’occupation Normande. En effet, la Bretagne était occupée par les Normands depuis la mort d’Alain le Grand en 908. Venant d’Angleterre, Alain Barbetorte, comte du Poher et petit fils d’Alain le Grand débarque près de Dol en 936. Il remporte plaque plourivoplusieurs victoires dont celle de Kastell Auffret à Plourivo (près de Paimpol) une plaque commémorative y est visible. Photo de droite. Continuant sur sa lancée, il prend Nantes en 937 et chasse les Normands de l’estuaire de la Loire tandis que le comte Even débarrasse le Léon de ses pirates (Vikings). Des groupes de Normands retranchés dans la forêt de Villecartier dévastent encore le pays de Dol et le pays Rennais. Le comte de Rennes, Juhel Béranger réclame l’aide de Barbetorte, pourtant son rival, nous sommes en 939. La cavalerie de Barbetorte, environ 1000 hommes écrase les Normands qui doivent repasser le Couesnon.

Le combat se serait déroulé un 1er août, jour qui correspond à peu près à la grande fête de Lug (Dans   l’Irlande d’autrefois, Lugnasad était le temps des rassemblements   et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement   collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes   et de musiciens, jeux, courses de chevaux,…). Elle était placée   sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait   sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui   illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course lammas-sheena-morgandans   une rivière, unissant ainsi le symbolisme du Feu à celui de   l’Eau.). « Au jour des calendes du mois d’août, jour que les bretons décrétèrent être solennisé par la gent de Bretagne, par toutes les générations, parce que de là et après, commença derechef la Bretagne à être habitée par ses natifs et Bretons user des lois de leurs ayeux. » (Pierre Le Baud cité par La Borderie) Il faut ajouter, pour être honnête, que d’autres historiens comme André Chedeville, conteste cette version guerrière et pense que ce retour de souveraineté est davantage le fruit d’une action diplomatique d’Athelstan, roi d’Angleterre auprès de Guillaume Longue-épée. En tout état de cause, la Bretagne allait naviguer ainsi, bon an mal an jusqu’à son « annexion » en 1532. Allez savoir, c’est peut-être pour cela que l’on est plus galettes saucisses que camembert… Et qu’en revanche, par pure vilénie, le Couesnon en sa folie a mis le mont en Normandie !

Allez, après ce petit rappel historique, portez vous bien et à demain peut-être.